dimanche 19 juillet 2026

Visite de Saillé, des marais salants, du Pouliguen et du Croisic

 

Après la visite de Guérande ce matin 3 juin 2026, 

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Nous nous dirigeons vers le charmant petit village de Saillé, situé au cœur des célèbres marais salants. Il constitue l'un des villages les plus emblématiques du bassin salicole guérandais et a conservé un patrimoine architectural remarquable.

Saillé est bâti sur un petit promontoire rocheux qui émerge des marais salants. Cette position légèrement surélevée permettait aux habitants de vivre à l'abri des inondations tout en exploitant les salines tout autour. Depuis le Moyen Âge, la vie du village est étroitement liée à la récolte du sel, qui a fait la richesse du pays de Guérande.

Le nom de Saillé est attesté dès l'an 971 sous la forme Villa Saliacum, ce qui témoigne de l'ancienneté de son implantation.

En se promenant dans les ruelles, on découvre des maisons de paludiers en granit, des toitures en ardoise, des lucarnes caractéristiques, des portes anciennes portant parfois les dates de construction des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.

Le village a conservé un plan ancien avec ses rues étroites et son ambiance paisible, très différente des stations balnéaires voisines.












L'église Saint Clair est le principal monument religieux du village aujourd'hui rattaché à la commune de Guérande.

Elle témoigne de l'essor du village à la fin du XIXᵉ siècle, lorsque la prospérité liée au commerce du sel a justifié la construction d'un édifice plus vaste.

L'histoire religieuse de Saillé remonte au moins au début du XIIᵉ siècle. Une bulle du pape Pascal II, datée de 1101, mentionne déjà une chapelle prieurale à Saillé, alors dédiée à saint Nicolas. Cette chapelle acquiert une certaine renommée puisqu'en 1386, le duc de Bretagne Jean IV de Bretagne y reçoit la bénédiction nuptiale avec Jeanne de Navarre, future reine d'Angleterre.

Au XIXᵉ siècle, l'ancienne église étant devenue trop petite et vétuste, une chapelle provisoire, Notre-Dame-de-la-Salette, est construite en 1855 pour assurer le culte pendant la reconstruction. Cette chapelle existe toujours et abrite aujourd'hui la Maison des Paludiers.

L'église Saint Clair, construite en 1893 dans un style néo-gothique, est dédiée à saint Clair, considéré comme le premier évêque de Nantes.

Ses principales caractéristiques sont un plan à trois vaisseaux, une construction en granit local associée au tuffeau, de grandes baies en arc brisé apportant beaucoup de lumière et une architecture volontairement monumentale pour un village de paludiers.
Le clocher n'est pas d'origine. L'église est restée plusieurs décennies sans véritable tour avant qu'un clocher soit ajouté en 1959, donnant à l'édifice sa silhouette actuelle, visible de loin au-dessus des marais salants.

L'intérieur est sobre mais comporte plusieurs éléments remarquables, une peinture sur bois du XVIIᵉ siècle évoquant le mariage de Jean IV de Bretagne et de Jeanne de Navarre, des vitraux du XIXᵉ siècle, un mobilier liturgique caractéristique de la fin du XIXᵉ siècle.

L'église constitue aujourd'hui un véritable point de repère dans le paysage des marais salants de Guérande. Avec les maisons de paludiers qui l'entourent, elle forme l'un des ensembles patrimoniaux les plus représentatifs de Saillé.





Les marais salants de Saillé se situent dans le village de Saillé. Ils font partie du vaste ensemble des marais salants de Guérande, l'une des dernières grandes zones de production traditionnelle de sel marin en Europe.

Saillé est souvent considéré comme le cœur historique de l'activité des paludiers. On y trouve un paysage unique composé de milliers d'« œillets » (bassins de récolte), de canaux et de digues où l'eau de mer circule avant de cristalliser sous l'effet du soleil et du vent. Le sel y est toujours récolté manuellement selon des techniques ancestrales.

Sur les marais guérandais il y a environ 1 850 à 2 000 hectares de marais salants et plus de 11 000 œillets entretenus par les paludiers.

La production annuelle est d'environ 300 tonnes de fleur de sel et 12 000 tonnes de gros sel.

Les marais salants de Guérande sont aussi remarquables pour leur biodiversité avec les oiseaux migrateurs, les plantes halophiles (c'est à dire des plantes adaptées aux milieux très salés) et les zones humides protégées.










L'ancienne chapelle Notre-Dame de la Salette accueille aujourd'hui la Maison des Paludiers, un écomusée consacré au métier de paludier.

On y découvre , le fonctionnement des marais salants, les techniques traditionnelles de récolte du sel, l'histoire des familles de paludiers et la biodiversité exceptionnelle des marais.


Depuis Saillé, plusieurs chemins permettent de partir à pied ou à vélo à travers les marais. En été, il est fréquent d'observer les paludiers récolter le gros sel et la fleur de sel selon des méthodes traditionnelles, pratiquement inchangées depuis des siècles.

Nous quittons ce ravissant et paisible village de Saillé et cet unique et authentique paysage de marais salants pour nous diriger vers le Pouliguen situé à l'extrémité de la baie de La Baule. C'est une station balnéaire réputée pour son port, ses plages et son cadre naturel préservé.

Le Pouliguen s'est développé grâce au commerce du sel produit dans les marais salants de Guérande.

Dès le Moyen Âge, les bateaux transportaient le sel depuis le port vers différentes régions françaises et même vers l'Espagne, l'Angleterre ou les pays scandinaves. Ce commerce a longtemps assuré la prospérité de la commune.

L'étier du Pouliguen, (c'est à dire le chenal reliant les marais salants à l'océan Atlantique) a joué un rôle essentiel. 

Il permettait à la fois d'alimenter les marais en eau de mer et d'exporter le sel récolté.

Le Pouliguen possède un patrimoine varié, un port de plaisance très animé, des villas balnéaires du XIXᵉ siècle qui témoignent du développement touristique, des rues anciennes et des quais qui rappellent son passé maritime.

Aujourd'hui, le tourisme est l'une des principales activités économiques de la commune. Les visiteurs viennent profiter des plages, des sports nautiques (voile, paddle, kayak), des promenades sur le port, des marchés et commerces.

Le Pouliguen est apprécié pour son ambiance familiale, son calme et la beauté de son environnement.







Nous quittons ce bel endroit pour le Croisic, commune située à l'extrémité de la presqu'île guérandaise, sur la Côte d'Amour.

Le Croisic est un ancien port de pêche et de commerce qui est aujourd'hui une station balnéaire réputée. Classée Petite Cité de Caractère, elle a conservé un riche patrimoine historique et une forte identité maritime.

Depuis le Moyen Âge, Le Croisic vit au rythme de la mer. 
Son port, naturellement bien abrité, est devenu l'un des plus importants de la côte atlantique.
 Il a longtemps servi à exporter le sel des marais salants de Guérande vers toute l'Europe. Les navires rapportaient également des marchandises venues des pays du Nord.

Plus tard, la pêche à la morue puis à la sardine a contribué au développement économique de la ville.

Le Croisic possède un centre historique très bien conservé, avec ses ruelles pavées, ses maisons en granit et les demeures des anciens armateurs qui bordent le port. 

La ville compte plusieurs monuments historiques, parmi lesquels l'église Notre-Dame-de-Pitié de style gothique, la chapelle du Crucifix, le menhir de la Pierre Longue datant du Néolithique et les anciennes maisons d'armateurs qui témoignent de la richesse de la ville aux XVIᵉ et XVIIᵉ siècles.

Les maisons qui bordent les quais du Croisic sont parmi les plus beaux témoignages de la prospérité maritime de la ville. Entre le XVIᵉ et le XVIIᵉ siècle, Le Croisic était un port très actif grâce au commerce du sel de Guérande, à la pêche à la morue et aux échanges avec l'Europe du Nord. Les armateurs et les négociants y ont fait construire de riches demeures qui dominent encore le port.

On reconnaît ces maisons à plusieurs caractéristiques, leurs façades en granit de taille, très solides, les encadrements de fenêtres en tuffeau, une pierre calcaire venue d'Anjou, de hautes tours d'escalier souvent indépendantes du bâtiment principal, signe de richesse, des façades étroites mais profondes, adaptées aux parcelles du front de mer.

Le front de port conserve environ 25 maisons historiques sur près de 600 mètres. 

Les bornes qui longent le port du Croisic ont été placées au milieu du XIXe siècle pour délimiter le domaine de l'Etat, du domaine communal. 

Ces bornes constituent un élément pittoresque du Croisic, souvent représenté par les peintres.
L'arrivée du poisson_Jean-Emile laboureur (1877-1943)_vers 1914, huile sur carton_collection du musée des Beaux-Arts de Nantes





L'Hôtel d'Aiguillon est l'un des plus beaux hôtels particuliers du XVIIᵉ siècle. Il a été construit entre 1669 et 1672 par Jean Le Fauhé, sieur de Cadouzan, riche armateur et négociant croisicais. À sa mort, les travaux ont été interrompus puis achevés par les propriétaires suivants.

Malgré son nom, il n'a jamais appartenu au duc d'Aiguillon. L'origine de cette appellation reste incertaine, même si une tradition locale l'associe au duc Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis, gouverneur de Bretagne, qui aurait pu y séjourner temporairement.

Son architecture est remarquable avec un pavillon central contenant un vaste escalier, un élégant dôme "à l'impériale" recouvert d'ardoises décoratives et un portail monumental encadré de colonnes corinthiennes, unique au Croisic.

En 1904, la commune achète la demeure à la famille Dubochet. Elle devient l'hôtel de ville en 1908 et le reste jusqu'à l'ouverture de la nouvelle mairie en 2008.

L'édifice est inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1926, ce qui assure sa protection patrimoniale.


La Maison de Saint Yves est l'une des plus anciennes maisons du centre historique du Croisic. Elle est située 20 rue de l'Église, à quelques mètres seulement de la Maison de l'Isle Gontier.

Elle présente plusieurs caractéristiques remarquables. 
Construite entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle, elle appartient à la période de transition entre le Moyen Âge et la Renaissance.

C'est une maison à pans de bois dont le premier étage est porté par un encorbellement très prononcé, typique de l'architecture médiévale du Croisic.

La structure en bois forme une trame simple, enrichie de moulurations sur les poutres horizontales (les sablières). Le rez-de-chaussée était à l'origine également en bois, avant d'être remanié.

Dès le milieu du XVIe siècle, elle était déjà connue sous le nom de «cemille Saint Yves». L'origine de cette appellation reste incertaine. Une hypothèse est qu'une statue en bois représentant saint Yves, patron de la Bretagne et des gens de justice, ornait autrefois la façade.

La Maison de Saint Yves fait partie d'un ensemble exceptionnel de demeures anciennes situées autour de la rue de l'Église et de la place Saint Yves.

Ces maisons témoignent de la prospérité du Croisic à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance, lorsque le port était un important centre de commerce maritime.


La Maison neuve de l'Isle, également appelée Maison de l'Isle Gontier, fait partie des plus anciennes demeures du centre historique du Croisic.

Elle a été construite au milieu du XVIᵉ siècle.

Elle est attribuée à Philippe Gontier, sieur de la Porte, et était déjà connue en 1680 sous les noms de « Maison de l'Isle Gontier » ou « Maison neuve de l'Isle ». 

À la fin du XVIIIᵉ siècle, elle est acquise par le négociant Antoine Millon de Villeroy, puis revendue en 1814 à Christophe Marial-Simonin, hydrographe du roi, qui y accueille les élèves de l'école d'hydrographie du Croisic.

Son architecture conserve plusieurs éléments d'origine, une cave, rare dans le centre ancien du Croisic, un long appui saillant courant au rez-de-chaussée, une porte Renaissance encadrée de pilastres et surmontée d'un fronton triangulaire.

Cette demeure illustre la prospérité des riches armateurs et négociants croisicais du XVIᵉ siècle, qui faisaient construire des maisons prestigieuses dans les principaux carrefours de la ville afin d'affirmer leur statut social.

La maison où a habité René David de Drézigué (1725-1793).
Il était un important armateur et négociant du Croisic et a été maire de la ville de 1765 à 1782. Il a été arrêté pendant la Révolution et fusillé en 1793 comme partisan de la monarchie.

Il appartenait à une famille de notables installée au Croisic depuis plusieurs générations

La Maison Le Bouistre est aussi l'une des plus anciennes demeures du Croisic.

Construite principalement au XVe siècle, certaines parties pourraient remonter au XIVe siècle, ce qui en ferait l'une des plus anciennes maisons conservées du Croisic.

C'est une maison à pans de bois avec un pignon sur rue et un important encorbellement porté par des poteaux élargis.

Le rez-de-chaussée, en granit, a conservé ses ouvroirs en arcade, typiques des maisons médiévales où les artisans ou marchands exerçaient leur activité.

Les propriétaires sont connus à partir du début du XVIIᵉ siècle.

De 1632 à 1672, la maison appartient à Dame Le Bouistre, qui lui a donné son nom.

En 1680 elle est occupée par Guillaume Legal, maître de barque.

Au XIXᵉ siècle elle appartient à Bernard Robert, juge de paix au Croisic.
La Maison Le Bouistre est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1992, notamment pour ses façades à pans de bois et ses toitures.

D'autres demeures du centre historique.












L'église Notre-Dame-de-Pitié est le principal monument religieux du Croisic et l'un des plus beaux exemples du gothique flamboyant breton en Loire-Atlantique.

La construction débute le 4 décembre 1494 et s'achève vers 1528, à une époque où Le Croisic connaît une grande prospérité grâce au commerce maritime et au sel.

Elle remplace une ancienne chapelle dédiée à Notre-Dame, dépendant de la paroisse de Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer. En 1501, une bulle du pape Alexandre VI autorise sa consécration.

Le Croisic ne devient une paroisse indépendante qu'en 1763. Jusqu'alors, les habitants relevaient de la paroisse de Batz-sur-Mer.

L'église présente plusieurs caractéristiques remarquables, un style gothique flamboyant avec quelques éléments de la Renaissance, quatre nefs, la quatrième (au sud) a été ajoutée pendant le chantier, un chevet plat éclairé par une grande baie flamboyante et une imposante tour lanterne reconstruite au XVIIIᵉ siècle, culminant à environ 56 mètres, qui domine le port.




Le clocher de l'église Notre-Dame-de-Pitié est l'un des symboles les plus reconnaissables du Croisic. Haut de 56 mètres, il domine le port et servait autrefois autant de repère aux marins que de clocher paroissial.

Lorsque l'église est construite à partir de 1494, elle est d'abord surmontée d'un clocher en bois, achevé en 1526 et couvert d'ardoises.

En 1534, on y installe la célèbre cloche « Michelle », qui sonne encore aujourd'hui. Classée au titre des Monuments historiques, elle est l'une des plus anciennes cloches de Loire Atlantique.

À la fin du XVIIᵉ siècle, le clocher de bois menace de s'effondrer. Les habitants décident alors de le remplacer par une tour en pierre. Les travaux, commencés en 1683, s'achèvent en 1700.

Le nouveau clocher est une tour lanterne, un type d'architecture fréquent sur les côtes bretonnes.

Sa silhouette élancée est visible de loin en mer.

Le clocher abrite aujourd'hui six cloches. La plus célèbre reste Michelle (1534)  qui rythme toujours les heures et l'angélus près de cinq siècles après sa fonte est classée au titre des objets mobiliers depuis 2016.



L'intérieur de l'église Notre Dame de Pitié surprend par son ampleur et sa luminosité. 

Construite entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle, elle est de style gothique flamboyant breton. L'édifice mesure environ 35 mètres de long sur 27 mètres de large et offre un vaste espace presque unifié, sans transept marqué.

Le regard est attiré par les hautes voûtes d'ogives en tuffeau, entièrement construites en pierre, une réalisation exceptionnelle en Bretagne au début du XVIᵉ siècle, qui témoigne de la richesse des armateurs et marchands du Croisic, par les piliers, tous différents les uns des autres, conséquence des modifications apportées au chantier au fil de la construction, la progression des voûtes qui s'élèvent progressivement vers le chœur et donnent une impression d'espace encore plus vaste.


Le chœur, baigné de lumière, est fermé par un chevet plat percé d'une grande baie gothique. 


Les vitraux ne sont pas médiévaux. Ils ont presque tous disparu lors de la Révolution française, lorsque l'église a été pillée en 1793. Le mobilier a été vendu, les statues brisées et les verrières détruites.

À partir de 1840, le curé Abbé Bigaré entreprend une vaste restauration de l'église. Grâce à des dons de paroissiens et de familles de marins, de nouveaux vitraux sont commandés. Les campagnes se poursuivent sous les abbés Dauffy puis Clénet jusqu'au début du XXᵉ siècle.

Les verrières racontent à la fois l'histoire chrétienne et celle du Croisic. Parmi les plus remarquables figurent Saint Félix baptisant les premiers Croisicais, œuvre de l'atelier Lorin (1900). Elle évoque l'évangélisation de la région par l'évêque de Nantes au VIᵉ siècle.

Saint Yves rendant la justice et faisant la charité, patron des Bretons, très populaire dans les ports bretons.

La Pêche miraculeuse, rappel évident de la vocation maritime du Croisic.

Jésus apaisant la tempête et Pierre marchant sur les eaux, deux scènes qui résonnent particulièrement auprès des marins confrontés aux dangers de l'océan.

Saint Christophe, protecteur des voyageurs, et Saint Goustan, patron des marins, également représentés dans plusieurs verrières.

Le grand vitrail du chœur est plus récent. L'ancienne verrière s'étant effondrée en 1963, elle a été remplacée par celle que l'on voit aujourd'hui, dont les couleurs claires contribuent à illuminer tout le sanctuaire.

Ils reflètent la vie du port. Beaucoup ont été financés par des familles croisicaises, souvent des armateurs ou des pêcheurs, et leurs thèmes rappellent constamment le lien entre la foi et la mer. 








L'orgue est l'un des éléments majeurs du patrimoine de l'église. Installé au-dessus de l'entrée principale, il accompagne les offices et les concerts depuis plus de 130 ans.

Il a été construit en 1895 par le célèbre facteur d'orgues nantais Louis Debierre, connu pour avoir réalisé de nombreux instruments dans l'Ouest de la France.

Le buffet en chêne est plus ancien que la partie instrumentale. Il provient d'un orgue de salon réalisé par Pierre Alexandre Ducroquet à La Rochelle et a été réemployé par Debierre.

La console (le clavier de l'organiste) est elle aussi un réemploi, elle provient de l'ancien orgue de chœur construit par Aristide Cavaillé-Coll pour l'église Saint Clément de Nantes.

L'instrument possède deux claviers manuels, un pédalier, treize jeux, répartis sur trois plans sonores (Grand Orgue, Récit expressif et Pédale). Cette composition permet d'interpréter aussi bien la musique baroque que romantique ou liturgique.

Une grande partie de la tuyauterie d'origine de 1895 est encore en place, ce qui donne à l'orgue une valeur patrimoniale importante.

Pendant la Révolution, en 1793, l'église est pillée et saccagée. Sa croix est remplacée par un drapeau tricolore et un bonnet phrygien, avant que l'édifice ne retrouve sa fonction religieuse après la Révolution.

Aujourd'hui, Notre-Dame-de-Pitié est l'un des monuments emblématiques du Croisic.

Elle est classée au titre des Monuments historiques par arrêté du 25 octobre 1906. Il s'agit du niveau de protection le plus élevé pour un immeuble patrimonial en France.

Cette protection concerne l'ensemble de l'édifice, remarquable notamment pour son architecture gothique flamboyant des XVe et XVIe siècles, sa tour-clocher qui domine le port, son riche patrimoine mobilier (retables, statues, vitraux, cloches), dont plusieurs objets sont eux-mêmes protégés au titre des Monuments historiques.


Au XIXᵉ siècle, Le Croisic devient une station balnéaire très appréciée. Les visiteurs viennent profiter de l'air marin, des bains de mer et du climat. Aujourd'hui encore, le tourisme est une activité essentielle.

C' est une ville maritime au riche passé historique. Ancien port de commerce du sel puis grand port de pêche, il a su préserver son patrimoine architectural, son identité bretonne et ses paysages naturels. Entre son port animé, sa côte sauvage, ses marais salants et son centre historique, Le Croisic constitue aujourd'hui une destination touristique incontournable de la presqu'île guérandaise.

Texte de Paulette Gleyze

Photos de Paulette et Gérard Gleyze