jeudi 9 juillet 2026

Visite du Palais de Jacques Coeur à Bourges_"A coeur vaillant rien d'impossible"

  

Après la visite du coeur historique de Bourges (le 01/06/2026), nous nous rendons au Palais Jacques Cœur, proche de la cathédrale.

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Une des plus célèbres célèbre devise de l'histoire de France est attribuée à Jacques Cœur : « À cœur vaillant, rien d'impossible ». Cette devise rappelle que le courage permet de relever les défis, que la volonté est plus forte que les difficultés ou encore que les grands projets demandent de l'audace et de la persévérance.

Jacques Cœur (vers 1395-1456) était un riche marchand de Bourges. Grâce à son talent pour le commerce, il est devenu l'un des hommes les plus puissants du royaume et le Grand Argentier du roi Charles VII.

A l'époque où les voyages sont longs et dangereux, il a développé un vaste réseau commercial en Méditerranée. Il comprend le potentiel des échanges commerciaux entre la France et les pays méditerranéens. Ses navires transportent notamment des épices, des soieries, des tapis, des bijoux, des métaux précieux.

Grâce à cette activité, il accumule une immense fortune qui va susciter des jalousies.

 En 1451, il est accusé de plusieurs crimes, notamment de malversations et de fraude. Beaucoup d'historiens estiment que ces accusations étaient largement motivées par des rivalités politiques et l'envie que suscitait sa richesse.

Il est emprisonné, parvient à s'évader, puis s'exile. Il termine sa vie en servant le pape lors d'une expédition en Méditerranée et meurt en 1456 sur l'île de Chios.

Il est souvent considéré comme un pionnier du commerce international français et 
comme avoir joué un rôle important dans le redressement économique de la France après la Guerre de Cent ans.

Pour afficher sa réussite, il fait construire sa « Grant'Maison », un palais de près de 4000 m² comprenant 43 pièces et 8 escaliers.

Construit entre 1443 et 1451, le Palais est  une œuvre unique et compte parmi les premiers grands hôtels particuliers Français et est considéré comme l'un des plus beaux exemples d'architecture civile gothique flamboyante en Europe annonçant la Renaissance ( XVe siècle).

Sa façade et ses intérieurs sont richement décorés de sculptures, emblèmes royaux, motifs maritimes et symboles liés à Jacques Cœur. 

Malgré son faste, Jacques Cœur n'y a pratiquement jamais vécu. Il a été arrêté et dépouillé de ses biens en 1451, au moment même où sa demeure était achevée.
Le roi confisque le palais qui reviendra plus tard à ses héritiers.

Au fil des siècles, l'édifice devient hôtel de ville, tribunal puis palais de justice. Il figure parmi les tout premiers monuments protégés par l'État français dès 1840.

Le palais est adossé aux remparts gallo-romains de Bourges. Certaines structures antiques ont été réutilisées dans les fondations et dans les murs arrière du bâtiment. Le monument est construit à la jonction entre la ville haute médiévale et la ville basse.

 Il est un véritable document archéologique retraçant plus de 1 500 ans d'histoire urbaine.

À l'époque de Jacques Cœur, la plupart des nobles vivaient encore dans des demeures à caractère défensif.

Jacques Cœur va imaginer un palais urbain lumineux, confortable et conçu pour impressionner ses visiteurs.

Son plan combine les traditions du château médiéval et des innovations des palais italiens de Venise et Florence avec une circulation très élaborée, une séparation entre espaces privés et publics, des latrines intégrées, des étuves (bains chauffés), de nombreuses cheminées, des galeries couvertes et de grands escaliers indépendants.

Pour un visiteur du XVe siècle, cela représentait un niveau de confort exceptionnel.

Il est classé au titre des Monuments historiques depuis 1840, sur la première liste officielle des monuments historiques de France, établie sous l'impulsion de Prosper Mérimée

Aujourd'hui, le palais appartient à l'État et est géré par le Centre des monuments nationaux. Il est ouvert à la visite et constitue l'un des sites incontournables de Bourges.

Au centre de la place, devant le Palais un monument est érigé en son honneur.

La statue en marbre, a été réalisée entre 1872 et 1879 par Auguste Préault (1809-1879), grand représentant du romantisme en sculpture. Jacques Cœur est représenté debout, vêtu d'un riche costume du XVe siècle. Son attitude est calme et assurée, symbole de sa réussite et de son rôle majeur dans le développement du commerce français.

Le piédestal, conçu par l'architecte Augustin Souchon est très richement décoré. Son décor s'inspire directement de l'ornementation du palais gothique.

Le choix de l'emplacement, face à sa demeure, rappelle le lien indissociable entre l'homme et le palais qu'il a fait construire.




En franchissant le portail, nous découvrons la cour intérieure ou cour d'honneur, l'espace le plus spectaculaire du palais.

Elle est fermée par les différents corps de bâtiments, à l'architecture gothique flamboyante.

Trois côtés sont bordés de galeries ouvertes avec des arcades en anse de panier.

Les murs sont ornés de sculptures de personnages, d'animaux fantastiques, de motifs végétaux, d'emblèmes royaux (fleurs de lys) et symboles personnels de Jacques Cœur, notamment le cœur et la coquille.

Les façades sont percées de grandes fenêtres à meneaux, de lucarnes ouvragées et d'escaliers en tourelles.

La chapelle est reliée aux bâtiments principaux par des galeries qui donnent directement sur la cour.

Contrairement à une cour de château médiéval, elle est conçue comme un espace de prestige destiné à montrer la puissance et la réussite de Jacques Cœur.



L'un des éléments les plus remarquables du Palais Jacques Cœur est son escalier, logé dans une tour polygonale richement décorée.

Le palais comptait au total huit escaliers, ce qui était exceptionnel au XVe siècle et participait à une circulation très moderne entre les différentes parties de la demeure.

Il s'agit d'un escalier en colimaçon (à vis) qui s'élève dans une tour saillante du corps de logis principal. Les marches de pierre tournent autour d'un noyau central et desservent les différents étages du palais.

La lumière pénètre par de hautes fenêtres ce qui met en valeur la finesse de la taille de pierre.




À l'extérieur, la tourelle est abondamment ornée de sculptures gothiques, de pinacles et des emblèmes de Jacques Cœur, le cœur et la coquille Saint-Jacques.

À l'époque de Jacques Cœur, monter cet escalier revenait à pénétrer progressivement dans l'univers du maître des lieux.

L'escalier n'est pas seulement un moyen de circulation. Il reflète l'organisation très élaborée de la demeure. Chaque grande salle communique avec un escalier, un couloir ou les deux, ce qui permet de séparer les espaces privés, les salles de réception et les zones réservées aux domestiques.

Cette conception était particulièrement novatrice pour l'époque.

Les deux principales salles de réception, la salle des Festins (au rez-de-chaussée) et la salle d'apparat (à l'étage), étaient conçues pour impressionner les visiteurs et affirmer le prestige de Jacques Cœur, Grand Argentier du roi Charles VII.


La salle des Festins constituait le cœur de la vie publique du palais. C'est là que Jacques Cœur recevait ses invités lors de banquets, de réceptions et de cérémonies.
Elle témoigne de la connivence que Jacques Coeur entretenait avec les artistes pour combiner les divers emblèmes royaux, en hommage à Charles VII.

Une immense cheminée monumentale occupe presque tout le mur sud. Véritable pièce maîtresse de la salle, elle évoque par son décor un petit château fort. Le linteau est richement sculptée de buissons de roses et d'iris florentins.

Sous le linteau de la cheminée, une frise de choux frisés dissimule un bestiaire d'animaux fantastiques, et des personnages facétieux et des emblèmes de Jacques Cœur, notamment le cœur et la coquille.

Abattue en 1820 à l'époque où la "Grant'maison" était un palais de justice, la cheminée est restaurée par Henri Huignard en 1930.

Des traces de polychromie, datant du XVe siècle permettent d'imaginer le décor d'origine aux couleurs de Charles VII : rouge, blanc et vert.

Les vitraux aujourd'hui disparus montraient les neufs preux, les neuf preuses et les douze pairs de France associés à une scène du sacre de Charles VII.

Une tribune des musiciens est aménagée en hauteur dans un angle de la salle. 

Pendant les banquets, quatre ou cinq musiciens y prenaient place afin d'accompagner les repas et les divertissements. Son garde-corps est décoré des armes et de la devise de Jacques Cœur : « Dire, faire, taire, de ma joie ».

Le décor de la porte à droite de la cheminée porte les emblèmes de Charles VII. Un cerf, une biche ailée sont courbés sur une litière de feuilles et de fleurs d'iris.

Les lys sont des symboles royaux traditionnels et les rosiers et les iris sont les plus répandus parmi les emblèmes personnels du roi.

Un passe-plat relie directement la salle à l'office voisin, permettant aux domestiques d'apporter rapidement les mets sans perturber les convives. Ce dispositif témoigne du confort et de la modernité de la demeure pour son époque.

L'ensemble de la salle reflète le raffinement de la vie aristocratique au milieu du XVe siècle, où les repas étaient de véritables spectacles mêlant gastronomie, musique et représentation sociale.

L'office était une pièce de service indispensable au fonctionnement des banquets.

Situé juste à côté de la salle des Festins, il jouait le rôle d'une salle de préparation et de dressage des mets avant leur présentation aux convives.

Les plats y étaient disposés sur des plateaux, vérifiés et organisés avant d'être envoyés dans la grande salle de réception.

C'est une pièce de dimensions modestes, avec un plafond bas et peu de lumière, adaptée à une fonction purement utilitaire. Le passe-plat percé dans l'épaisseur du mur permettait de transmettre rapidement les plats vers la salle des Festins, sans que les serviteurs aient à traverser constamment la salle de réception. Cela rendait le service plus rapide et plus discret.

Des placards aménagés dans les murs servaient à entreposer la vaisselle, les épices ou certains aliments.

Un escalier descendait vers une cave, où les denrées étaient conservées au frais, à l'abri de la chaleur et de l'humidité.


L'office était un véritable centre logistique du banquet. Les cuisiniers préparaient les mets en cuisine, les domestiques les apportaient à l'office pour les dresser et les présenter, puis les servaient dans la salle des Festins.

Pendant que les invités profitaient de la musique et des réjouissances, cette petite pièce était animée par un va-et-vient incessant de serviteurs, de vaisselle et de plats.

La petite cuisine est une pièce de service située à proximité immédiate de l'office et de la salle des Festins. Contrairement à la grande cuisine, destinée aux préparations importantes lors des grands banquets, elle servait aux besoins quotidiens de la maison.

Elle comportait une cheminée qui permettait de cuire les aliments sur le feu ou dans des marmites suspendues à une crémaillère, un évier en pierre, alimenté en eau grâce au remarquable réseau hydraulique du palais, facilitait le lavage des aliments, des ustensiles et de la vaisselle, des niches et des rangements étaient aménagés dans les murs pour conserver les ustensiles et les ingrédients d'usage courant.

La proximité avec l'office permettait d'acheminer rapidement les plats vers la salle des Festins.

La petite cuisine était utilisée pour les repas de la maisonnée ou pour les préparations qui ne nécessitaient pas les installations plus vastes de la grande cuisine. 

Lors des réceptions, elle pouvait également servir de cuisine d'appoint, tandis que la grande cuisine prenait en charge les préparations les plus importantes.



Cette pièce illustre le confort exceptionnel du palais au milieu du XVe siècle. 

Jacques Cœur avait fait installer un système sophistiqué d'alimentation en eau et d'évacuation des eaux usées, un équipement rare dans une demeure privée de cette époque. 
Cette organisation des espaces de service, cuisines, office, caves et salle des Festins permettait un fonctionnement efficace tout en gardant les activités domestiques discrètes aux yeux des invités.

Pour rejoindre la salle d'apparat nous passons par l'entresol situé à un étage intermédiaire entre l'office et la chambre de galées, puis par l'escalier d'honneur refait en 1759, lorsque le palais était encore Hôtel de Ville.

Située juste au-dessus de la salle des Festins, au premier étage du corps de logis principal, la salle d'apparat était réservée aux cérémonies plus solennelles, aux réceptions officielles, aux audiences, aux négociations et aux rencontres avec les hôtes les plus prestigieux. 

C'est l'une des pièces les plus prestigieuses de la demeure.

Son aspect actuel ne correspond que partiellement à celui qu'elle avait au XVe siècle, car elle a été profondément transformée lorsqu'elle a servi de siège aux institutions judiciaires de Bourges.

Elle constituait une seconde salle de réception, plus intime que la grande salle des Festins. On y recevait des visiteurs de haut rang, on y menait des entretiens politiques ou commerciaux et l'on pouvait y afficher le prestige du maître des lieux. 

L'accès principal se faisait directement par l'escalier d'honneur, ce qui soulignait son caractère important.

Contrairement à la salle des Festins, qui a conservé sa spectaculaire cheminée monumentale et sa tribune des musiciens, la salle d'apparat a perdu l'essentiel de son décor médiéval.

Elle a subi des transformations successives importantes à la fin du XVIIᵉ siècle, lorsque le palais accueille les chambres consulaires et au XIXᵉ siècle, lorsqu'il devient palais de justice.

À cette époque, les deux grandes cheminées situées aux extrémités de la salle sont détruites afin d'aménager une salle d'audience. Les vitraux médiévaux disparaissent également.

Une description de 1636 indique pourtant qu'ils représentaient les armoiries de Jacques Cœur et celles de son épouse, Macée de Léodepart.
Aujourd'hui, l'élément qui attire immédiatement le regard est une reconstitution en plâtre du tombeau du duc Jean de Berry, réalisée à la fin du XIXᵉ siècle par le sculpteur Paul Gauchery.

Le monument original ornait autrefois la Sainte-Chapelle du palais ducal de Bourges. Détruit en grande partie pendant la Révolution, il est aujourd'hui dispersé. le gisant original repose dans la crypte de la cathédrale de Bourges, les célèbres pleurants sont conservés dans différents musées et collections.


La salle est également décorée de plusieurs tapisseries flamandes du XVIIᵉ siècle, dont l'une représente le Déluge et l'Arche de Noé.

Bien qu'elles soient postérieures de près de deux siècles à Jacques Cœur, elles contribuent aujourd'hui à restituer l'atmosphère solennelle d'une grande salle de réception.







Cette salle complétait la salle des Festins qui accueillait les grands banquets et les démonstrations publiques de richesse.

C'est cette articulation entre représentation publique et réception privée qui fait du palais Jacques Cœur l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture civile française du XVe siècle.

Après la disparition de Jacques Cœur, le palais change plusieurs fois de fonction. Lorsque la salle devient salle d'audience de la cour d'appel, elle accueille des procès célèbres, notamment en 1836, l'appel du procès de séparation entre la romancière George Sand et son mari et en 1848 et le procès en appel des révolutionnaires Armand Barbès, Auguste Blanqui et François Vincent Raspail, à la suite des journées révolutionnaires de mai 1848.

Les combles du Palais abritent une charpente en chêne du XVe siècle, remarquablement conservée.

Sa principale caractéristique est sa forme en coque de bateau renversée. Cette silhouette évoque la carène d'un navire retourné. 

Cette comparaison est souvent mise en avant, d'autant qu'elle rappelle les activités maritimes de Jacques Cœur.

Cette charpente témoigne également du savoir-faire exceptionnel des charpentiers médiévaux.
Elle est entièrement réalisée en bois de chêne, les pièces sont assemblées par des tenons, mortaises et chevilles de bois, sans clous métalliques pour les éléments principaux et
elle supporte une toiture de grande portée tout en restant légère et robuste.

Les combles avaient aussi une fonction pratique. Elles assuraient la protection du bâtiment contre les intempéries, facilitaient l'aération de la toiture et pouvaient servir d'espace de stockage.

Nous avons eu la chance de pouvoir admirer l'une des plus belles charpentes médiévales civiles de France, souvent considérée comme un chef-d'œuvre de l'architecture en bois du XVe siècle.


La salle du trésor est une petite pièce fermée par une porte de fer et a pour vocation de garder les biens les plus précieux de la maison.

Ici, cette pièce n'a jamais rempli ce rôle, mais elle servira au XIXe siècle, de cellule.

Le Cabinet des Échevins est située dans le donjon du Palais. 
Contrairement aux salles d'origine du XVe siècle, il témoigne de la seconde vie du palais. En effet, en 1682, la ville de Bourges achète le palais pour en faire son Hôtel de Ville. Cette salle devient alors la « petite chambre du conseil », où se réunissent les échevins, c'est-à-dire les magistrats municipaux qui assistaient le maire dans l'administration de la ville.

La pièce est célèbre pour son décor peint en grisaille, réalisé en 1687 par le peintre Michel Longuet. La grisaille est une technique qui utilise principalement des nuances de gris pour imiter un décor sculpté.

Les peintures représentent les armoiries du maire et des échevins en fonction en 1686, des paysages et des scènes de fêtes populaires, les réjouissances organisées à Bourges pour célébrer la naissance de Charles de France, duc de Berry, petit-fils de Louis XIV.



La chambre des Galées est l'une des pièces les plus célèbres du Palais. 

Elle faisait partie des appartements privés de Jacques Cœur et est directement liée à son activité de grand marchand et armateur en Méditerranée.

Son nom provient des six vitraux qui représentaient autrefois des galées (grands navires de commerce). 

Aujourd'hui, un seul vitrail d'origine subsiste, ce qui en fait l'un des plus anciens vitraux civils conservés en France. Il montre une galée entrant dans le port d'Aigues-Mortes, accompagnée des armoiries de Jacques Cœur.

Un personnage vêtu de jaune pourrait même représenter Jacques Cœur lui-même.

Au-dessus de la porte, un remarquable haut-relief représente une galéasse à trois mâts, rappelant le vaste réseau commercial de Jacques Cœur qui s'étendait jusqu'au Levant. 

La salle possédait également une monumentale cheminée, reconstruite au XXᵉ siècle après la disparition de l'original au XIXᵉ siècle. Son décor est peuplé d'animaux, de feuillages et de motifs inspirés du pouvoir royal.

La chambre appartient à une suite de trois pièces desservies à la fois par un escalier d'honneur pour les visiteurs et par un couloir privé menant aux latrines et à l'étuve, illustrant le confort exceptionnel du palais au XVe siècle.

La pièce suivante est la chambre des Études. On pense qu'elle lui servait de cabinet de travail, où il pouvait gérer ses affaires commerciales, sa correspondance et ses finances.

Elle est reliée à un couloir de circulation privé, qui permettait de passer d'une pièce à l'autre sans traverser les chambres. C'était un aménagement très moderne pour le XVe siècle, garantissant davantage d'intimité.




La chapelle du Palais est située au-dessus du porche d'entrée. Bien qu'elle n'ait jamais été consacrée, elle constituait le lieu de prière privé de Jacques Cœur et de sa famille.

Elles comprend deux oratoires privés, l'un pour Jacques Cœur et l'autre pour son épouse, Macée de Léodepart. 
Chacun possède une cheminée et une petite fenêtre donnant sur la rue. 

La présence de ces oratoires était exceptionnelle au XVe siècle et témoignait du rang social de leurs propriétaires.

Une grande verrière gothique dont le remplage dessine des fleurs de lys et des cœurs, emblèmes rappelant à la fois la monarchie française et Jacques Cœur. Cette verrière est très proche de celle de la chapelle qu'il fit construire dans la cathédrale de Bourges.
Une voûte peinte où des anges portent des phylactères (banderoles portant des textes bibliques). Le décor est consacré à la Vierge et date de l'époque de Jacques Cœur. Il fut redécouvert lors des restaurations du XIXᵉ siècle après avoir été caché par un faux plafond.
Sur les murs figure, en lettres dorées, la célèbre devise de Jacques Cœur : « À vaillant cœur, rien d'impossible ». Cette inscription a été restaurée au XIXᵉ siècle.

La chapelle est également décorée des armes de Jacques Cœur, de son épouse et de leurs proches sur les clés de voûte et les culots, illustrant le réseau d'alliances et de fidélités qui entourait le grand argentier du roi.

C'est l'une des pièces les mieux conservées du palais et un remarquable témoignage de la richesse artistique et spirituelle d'une demeure princière du milieu du XVe siècle.

La visite du Palais Jacques Cœur nous a permis de découvrir une remarquable demeure du XVe siècle.

 À travers ses salles richement décorées, sa chapelle, ses galeries et ses appartements privés, le palais témoigne de la puissance, de la richesse et du goût artistique de Jacques Cœur.

Outre son architecture gothique exceptionnelle, le palais révèle une demeure très moderne pour son époque, avec des aménagements favorisant le confort, l'intimité et la circulation. 

Cette visite a été un véritable voyage dans la France de la fin du Moyen Âge.


Demain nous reprendrons la route pour St Nazaire.


Texte de Paulette Gleyze aidée des cartels

Photos de Paulette et Gérard Gleyze
























dimanche 5 juillet 2026

Visite de Bourges



Du 1er au 07 juin 2026, nous faisons un périple Bourges/St Nazaire/Abbaye de Fontevraud/Moulins dans le but de rendre visite à de très chers amis à St Nazaire.

Nous traversons le Berry avec ses belles couleurs tranchées.

Nous arrivons à Bourges à l'heure du déjeuner.
Nous déjeunons à l'ombre de la terrasse du restaurant La Gargouille. Très bon restaurant que nous recommandons.


Le restaurant est situé dans le coeur historique tout proche de la cathédrale Saint-Étienne, nous commençons donc notre visite de Bourges par la cathédrale.

Construite à partir de 1195 en deux phases, une première phase de 1195-1215 puis une deuxième de 1220-1245.
Elle empiète sur les remparts gallo-romain et succède à un édifice roman.

L’élément le plus remarquable est la grande façade ouest, large de plus de 73 mètres.

De l’extérieur, elle impressionne par ses dimensions et son équilibre. Son aspect monumental frappe par l’unité de sa conception et par la puissance de ses volumes. Elle présente cinq portails alignés, correspondant aux cinq vaisseaux intérieurs.

On découvre une forêt spectaculaire d’arcs-boutants. Ces structures de pierre reportent vers l’extérieur la poussée des voûtes et permettent d’élever les murs à une hauteur considérable tout en les perçant de vastes fenêtres.

Les doubles volées d’arcs-boutants sont particulièrement élégantes et témoignent d’une maîtrise technique remarquable.

Elle est considérée comme un chef-d’œuvre du gothique classique français des XIIᵉ et XIIIᵉ siècles.

Elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1992.

La façade principale est ornée de cinq portails sculptés, chacun richement décoré de scènes bibliques.


La façade est encadrée par deux tours qui ne sont pas identiques, ceci donne à l’édifice une silhouette particulière.

La tour sud, plus ancienne, présente une allure massive et sobre.

La tour nord, reconstruite, est plus richement décorée.

Cette asymétrie est rare pour une grande cathédrale gothique.

Les portails sont couverts d’une abondante décoration sculptée représentant des scènes bibliques, des saints, des prophètes et des anges.

Au centre, le portail du Jugement dernier est particulièrement célèbre.
Au centre se trouve le portail du Jugement dernier, dont le tympan constitue l’un des chefs-d’œuvre de la sculpture gothique.

Il représente le Christ jugeant les âmes à la fin des temps, dans un ensemble sculpté d'une grande finesse.










Dès l’entrée, on est saisi par une sensation d’unité, de hauteur, de lumière et d'espace.

Les colonnes élancées montent vers des voûtes culminant à plus de 35 mètres et la lumière colorée des vitraux donne une douce atmosphère.

Elle ne possède pas de transept, aucun bras transversal interrompt la perspective.

Nous pouvons voir toute la longueur de l’édifice, depuis la façade occidentale jusqu’au chœur.

Cette spécificité est l'une des grandes originalités de Bourges.

L'absence de transept à la cathédrale de Bourges n'est pas un simple caprice d'architecte, mais une réponse géniale à un double défi, politique et topographique.

Pour comprendre, il faut remonter à la fin du XIIe siècle, à une époque où Bourges se retrouve soudainement au centre du jeu politique français.
A cette époque, Bourges est la capitale du Berry, mais elle est surtout la première grande ville du domaine royal de Philippe Auguste face au redoutable duché d'Aquitaine, aux mains des Plantagenêt, les rois d'Angleterre.

L'archevêque de Bourges, Henri de Sully (frère de l'évêque de Paris qui bâtissait Notre-Dame), veut frapper fort. Il faut construire une cathédrale immense, moderne et visible de loin pour affirmer l'autorité du roi de France face au roi d'Angleterre, montrer la puissance de l'Église catholique face aux hérésies qui grandissent dans le Sud (comme les Cathares).

Pour aller vite et marquer les esprits, le maître d'œuvre anonyme de Bourges décide de rompre avec le plan traditionnel en croix latine. En supprimant le transept, il simplifie la structure et crée un volume d'un seul tenant, un "vaisseau" monumental qui symbolise l'unité de l'Église et du royaume.

La nef centrale s’élève à plus de 37 mètres sous les voûtes.

Elle est encadrée par deux niveaux de collatéraux de chaque côté, formant au total cinq nefs parallèles.

La nef centrale est bordée de quatre bas-côtés (doubles collatéraux). L'astuce des architectes a été de concevoir ces bas-côtés avec des hauteurs dégressives, la nef centrale culmine à 37 mètres, les premiers bas-côtés s'élèvent à 21 mètres, les bas-côtés extérieurs sont plus bas.

Cette disposition en gradins crée un effet de pyramide ou de "vaisseau" très lumineux, car la lumière pénètre à tous les niveaux à travers les verrières.
Les énormes piliers cylindriques, hauts d’environ 19 mètres, soutiennent les voûtes sexpartites de la nef principale. Leur élancement contribue à l’impression de verticalité caractéristique de l’art gothique.

À l’extrémité orientale se trouve le chœur.
Il est entouré d’un vaste déambulatoire permettant de circuler autour du sanctuaire sans interrompre les cérémonies religieuses.

De nombreuses chapelles rayonnantes s’ouvrent sur ce déambulatoire, offrant des espaces plus intimes dédiés à la prière et aux fondations pieuses des familles nobles ou des corporations.

L’architecture est d'une grande harmonie, les lignes des colonnes, des arcades et des fenêtres convergent vers l’abside, créant un effet de mouvement continu vers la lumière du chœur.




L’une des caractéristiques les plus remarquables de l’intérieur est la lumière.

Grâce à l’absence de tribunes et au système de doubles arcs-boutants extérieurs, les murs ont pu être largement ouverts pour accueillir d’immenses verrières.

La lumière colorée se diffuse dans tout l’édifice de façon presque continue, créant une atmosphère spirituelle recherchée par les bâtisseurs médiévaux, que les historiens qualifient souvent de « lux continua ».

La cathédrale possède l'une des plus belles collections de vitraux médiévaux de France, juste derrière Chartres.

Dans le déambulatoire (la galerie qui fait le tour du chœur), les vitraux du XIIIe siècle racontent des histoires bibliques ou des légendes de saints avec des couleurs d'une intensité incroyable, dominées par un bleu profond et un rouge vif.

On y trouve aussi des scènes de la vie quotidienne des corporations d'artisans (bouchers, boulangers, tisseurs) qui ont financé ces fenêtres.

Les couleurs profondes, bleus, rouges et violets, transforment la pierre claire en un véritable écrin de lumière.

Les piliers cylindriques qui soutiennent les voûtes sont étonnamment fins pour leur hauteur, ce qui accentue l'impression de légèreté de la pierre.







Treize chapelles bordent les côtés de l’édifice.
Certaines conservent des vitraux des XVe et XVIe siècles ainsi que des œuvres d’art religieuses.

La chapelle Jacques Cœur abrite notamment un célèbre vitrail de l’Annonciation du XVe siècle, considéré comme l’un des joyaux de la cathédrale.



Au-dessus de l’entrée occidentale s’élève le grand orgue qui est l’un des plus remarquables grands orgues historiques de France.

Il est installé sur une tribune Renaissance construite à la fin du XVIᵉ siècle et domine la nef de la cathédrale.

La présence d’un orgue à Bourges est attestée dès le début du XVᵉ siècle.

L’instrument actuel est une reconstruction réalisée entre 1665 et 1667 par les facteurs Guy Joly et Pierre Cauchois. Au fil des siècles, il a connu de nombreuses transformations.

La grande restauration moderne a été menée par Daniel Kern entre 1982 et 1985 sous l’impulsion de l’organiste et pédagogue Marie-Claire Alain. L’instrument restauré a été inauguré en 1986.

Il est composé d'environ 50 jeux, 4 claviers manuels et pédalier, une transmission mécanique.
Une partie importante de la tuyauterie remonte au XVIIᵉ siècle.
Son magnifique buffet en chêne du XVIIᵉ siècle est classé monument historique.
Aujourd’hui, le grand orgue est utilisé à la fois pour les offices et pour des concerts.

Son buffet monumental s’intègre harmonieusement à l’architecture gothique.


Le jubé, bien qu'il ait été en grande partie démonté au XVIIIe siècle, des fragments sculptés de cet écran de pierre, qui séparait le chœur de la nef sont exposés dans la crypte.
Ils témoignent d'une finesse d'exécution exceptionnelle.

Réalisé vers 1230-1240, il était est l'un des chefs-d'œuvre de la sculpture gothique française du XIIIe siècle de près de 18 mètres de long et 7 mètres de haut, entièrement sculptée dans la pierre calcaire.

À l'époque médiévale, un jubé était une tribune monumentale en pierre ou en bois qui coupait la cathédrale en deux. Elle séparait la nef où se tenaient les fidèles du chœur réservé aux chanoines et aux religieux.

Sa fonction était double, isoler le chœur et servir de tribune pour la lecture des Évangiles et les prêches.

La renommée de ce jubé repose sur son décor sculpté unique, représentant le cycle de la Passion du Christ.

Le sculpteur (souvent appelé le « Maître de Bourges ») a fait preuve d'un sens du réalisme et d'une intensité dramatique rares. Les visages expriment une vraie douleur, les drapés des vêtements sont souples et les mouvements des personnages sont d'un grand naturel.

Les figures sculptées en haut-relief se détachaient à l'origine sur un fond quadrillé décoré d'incrustations de plaques de verre peint (parfois rouge ou bleu) et de dorures. C'est une technique très précieuse, dont le relief de la Crucifixion visible ci-dessus a conservé de magnifiques traces.


Près de l’entrée principale se trouve une remarquable horloge astronomique Conçue par Jean Fusoris en 1424.

Véritable prouesse technique du Moyen Âge elle comporte deux cadrans. Le cadran supérieur (ajouté au XIXᵉ siècle) indique les heures et le cadran inférieur les minutes, beaucoup plus complexe, fournit des informations astronomiques :
- les phases de la Lune ;
- le cycle lunaire ;
- la position du Soleil ;
- les signes du zodiaque ;
- la hauteur du Soleil dans le ciel selon la période de l’année.

C'est la plus ancienne horloge astronomique conservée en France. Elle est en outre célèbre pour sa remarquable précision. Les restaurateurs indiquent que son système présente un écart théorique d’environ une seconde sur 150 ans.



La cathédrale Saint-Étienne de Bourges est un monument gothique célèbre pour ses cinq nefs, ses vitraux médiévaux et sa façade sculptée véritable livre de pierre du Moyen Âge.

Construite principalement en pierre calcaire claire du Berry, la cathédrale change d’aspect selon l’éclairage. Au soleil, la pierre prend des teintes dorées qui mettent en valeur les sculptures et les reliefs.

Les immenses baies vitrées visibles de l’extérieur caractéristiques de l'architecture gothique témoignent de la volonté des bâtisseurs gothiques d’inonder l’intérieur de lumière.

Elle témoigne de l'importance de Bourges au Moyen Âge.
Siège d'un puissant archevêché, la ville était alors un centre religieux majeur du royaume de France. L'édifice devait exprimer à la fois la foi chrétienne et le prestige de la cité.

Vue de loin, la cathédrale domine la ville de Bourges comme un gigantesque vaisseau de pierre.

Situé juste au sud de la Cathédrale Saint-Étienne, l'ancien palais épiscopal est l'un des monuments les plus importants de la ville. 

Dès le XIIᵉ siècle, les archevêques de Bourges résident à cet emplacement, adossé aux anciens remparts gallo-romains. La demeure est plusieurs fois agrandie, puis endommagée par des incendies au fil des siècles.

En 1679, l'archevêque Phélypeaux de La Vrillière estime que l'ancienne résidence est indigne du prestige de son diocèse. Il fait appel à l'architecte parisien Pierre Bullet, qui imagine un immense palais classique organisé autour de deux cours, avec des jardins inspirés des grandes résidences royales et un Grand Séminaire voisin.

Cependant, le coût du chantier est colossal. À la mort de l'archevêque en 1694, le projet est abandonné : seule une partie est réalisée.
L'élément le plus remarquable est le pavillon de La Vrillière, qui conserve un superbe escalier monumental suspendu sur voûte. Sa cage d'escalier est décorée de pilastres ioniques, de niches accueillant des statues et de bas-reliefs représentant les quatre évangélistes. À l'entrée, un élégant péristyle à colonnes rappelle l'ambition du projet initial.

Les jardins de l'Archevêché, aménagés par la suite, offrent également une promenade agréable avec une vue exceptionnelle sur la cathédrale. Ils longent une partie de l'enceinte gallo-romaine de Bourges.
Après la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, le palais est attribué à la Ville de Bourges en 1909. Il devient alors l'hôtel de ville de la commune pendant près d'un siècle.
Depuis la construction de la nouvelle mairie en 1992-1995, le bâtiment historique continue d'accueillir des services municipaux, la salle du conseil municipal, les salons d'honneur ainsi que le musée des Meilleurs Ouvriers de France.

Le pavillon de La Vrillière, ses façades, ses toitures et son escalier monumental sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 2004, en raison de leur intérêt architectural exceptionnel.

C'est un monument souvent moins connu que le célèbre palais Jacques Cœur, mais il constitue un excellent exemple de l'architecture classique française du XVIIᵉ siècle et illustre les ambitions des archevêques de Bourges à l'époque de Louis XIV.


Statue de Louis XI

Vue depuis la cathédrale du Palais archiépiscopal, place Étienne Dolet

En nous rendant au Palais Jacques Cœur nous longeons l'hôtel des Postes conçu par l'architecte Henri Tarlier et bâtit entre 1913 à 1926. 

Les travaux, interrompus par la Première Guerre mondiale, reprennent en 1919 et sont achevés sous la direction de Robert Gauchery qui succède à Tarlier.

Il adopte le style néo-gothique afin que le bâtiment s'intègre au riche patrimoine de Bourges. 

Il s'inspire directement des grands monuments de la ville, notamment le Palais Jacques Cœur et l'Hôtel des Échevins. Les façades sont décorées de pinacles, de gâbles, de sculptures et de fenêtres à meneaux, donnant l'impression que l'édifice date de la fin du Moyen Âge.






A quelques pas de la cathédrale, au 10 rue des Beaux Art, se trouve la Maison Colladon.

Cet ancien hôtel particulier, édifice remarquable, témoigne de l'évolution de l'architecture civile du XIIIᵉ au XVIᵉ siècle. Elle est inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 17 février 1928.

Le bâtiment sur rue conserve une vaste salle voûtée du XIIIᵉ siècle, ainsi que des ouvertures gothiques et un pignon percé de fenêtres du XVᵉ siècle, le bâtiment sur cour a été remanié au XVIᵉ siècle avec une élégante porte Renaissance encadrée de pilastres sculptés et des fenêtres à meneaux. L'intérieur comporte également des décors du XVIIIᵉ siècle.

L'intérêt de cette maison est la superposition de plusieurs époques avec la salle voûtée médiévale du XIIIᵉ siècle, les fenêtres gothiques du XVᵉ siècle, la façade et porte Renaissance du XVIᵉ siècle et les aménagements intérieurs du XVIIIᵉ siècle.

C'est donc l'un des hôtels particuliers les plus intéressants de Bourges pour comprendre l'évolution de l'habitat urbain entre le Moyen Âge et la Renaissance.
Son histoire est liée à la famille Colladon, une famille protestante qui possédait l'hôtel au XVIᵉ siècle. Germain Colladon, professeur de droit romain à Bourges entre 1531 et 1542, s'est converti à la religion protestante.

Il accueille dans son logis de nombreux offices clandestins. Fuyant les persécutions il se réfugie à Genève, où il devient l'un des principaux auteur des législations des villes suisses calvinistes.

Bourges comptent parmi les plus belles maisons à colombages de France. La ville en conserve plus de 440, principalement construites entre 1488 et 1520, après le grand incendie de la Madeleine en 1487 qui a entraîné une vaste campagne de reconstruction.

Ces maisons se distinguent par leurs pans de bois en croix de Saint-André ou en losanges, leurs encorbellements (étages en légère avancée), leurs sculptures gothiques (pinacles, choux frisés, personnages) et leurs façades étroites mais profondes, typiques des demeures d'artisans et de commerçants de la fin du Moyen Âge.

Les ruelles du centre historique permet de découvrir la plupart de ces remarquables maisons médiévales.











L'histoire de Bourges se lit dans chaque rue, dans chaque pierre et dans chaque façade.

Ancienne capitale du Berry, elle a su préserver un patrimoine exceptionnel qui témoigne de plus de deux mille ans d'histoire.

De la majestueuse cathédrale Saint-Étienne, chef-d'œuvre de l'art gothique inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, au palais Jacques Cœur, (que nous découvrirons dans le chapitre suivant) symbole de la prospérité du XVe siècle, en passant par les hôtels particuliers et les centaines de maisons à pans de bois, la ville offre un remarquable voyage à travers les siècles. 

Son centre historique, labellisé « Ville d'Art et d'Histoire », est l'un des ensembles patrimoniaux les mieux conservés de France.


Texte de Paulette Gleyze avec l'aide des cartels explicatifs

Photos de >Paulette et Gérard Gleyze