Après la partie "Les Origines de la bande dessinée avec l'humour et les aventures et voyages".
Nous voyons dans les salles suivantes "Les mondes imaginaires avec science-fiction, fantasy et exploration".
La science-fiction et la fantasy occupent une grande place, avec des planches montrant la conquête de l’espace, le fantasme de l’homme augmenté, et des mondes mêlant passé mythique et futur.
On y trouve des œuvres évoquant ces thèmes, mêlant mythes classiques et projections futuristes.
Ma fantasy permet de créer des mondes imaginaires dans lesquels les héros suivent une quête.
Le genre puise ses premières influences dans les mythologies grecques et nordiques et dans l'histoire médiévale. Les dessinateurs s'inspirent de l'iconographie de la Renaissance Italienne, notamment des représentant fantastiques du purgatoire, de l'enfer et du paradis de la Divine Comédie de Dante, ou de celle de St Georges terrassant le Dragon.
Dans les années 1930, les contours du genre se précisent avec Conan Cimmérien de Robert E Howard, le cycle des épées de Friz Leilber et l'oeuvre de J.R.R Tolkien.
L'adaptation en comics de Conan le barbare fait basculer le 9e art dans la fantasy.
En France, la revue Métal Hurlant s'ouvre dès 1975 à ce genre avec la série Arn de Jean-Claude Gal.
En 1977, le journal de Tintin publie Thorgal, héros inspiré de la mythologie scandinave et des innovations vikings.
Grzegorz Rosinski revient ensuite à ce genre pour un public plus mature dans la revue "A suivre", avec le grand pouvoir du Chninkel puis la série la Complainte des landes perdues.
Viennent ensuite les chroniques de La lune noire et L'ère de la Dark fantasy qui connaît son apogée au Japon, avec Bersek et L'attaque des Titans.
La série Donjon, créez en 1998 par Joan Sfar et Lewis Trondheim, compte soixante cinq albums, tous scénarisés.
Jean- Giraud dit Moebius (1938-2012), _L'homme est-il bon ? Ballade, 1977__encre de Chine, encre et aquarelle sur papier_Editions Les Humanoïdes Associés, planches 6 et 7_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Nicolas Keramidas (né en 1972), scénario de Didier Crisse (Né en 1958)_Luuna, le cercle des miroirs, 2007__encre de Chine sur fond d'impression en bleu_Editions soleil, planches 41 et 45_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Philippe Delaby (1961-2014), scénario de Jean Dufaux (Né en 1949)_Complainte des landes perdues, Moriganes, 2004__gouache et encre sur papier_Editions Dargaud, couverture et planche 5_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
La Quête de l'oiseau du temps débute dans les pages de la revue Imagine en seulement six planches en noir et blanc. La revue fait faillite. C'est le premier album La Conque de Ramor qui est résumé. Serge Le Tende et Régis Loisel décident de développer cette histoire et d'en faire une série qui débute en 1982 dans la revue Charlie Mensuel. Pélisse naît littéralement sur la première planche de la série. Elle sera accompagnée tout au long de sa quête par son petit animal de compagnie, le Fourreux, le chevalier Bragon, ancien amant de Mara, la mère de Pélisse, par Bulrog ancien élève de Bragon et par l'inconnu. Tous sont animés par des sentiments différents et une soif de rédemption.
A la fin, Bragon, Pélisse et ses compagnons retrouvent la princesse sorcière Mara. Bragon, pensant être le père de Pélisse, apprend qu'en fait elle n'est qu'une illusion n'existant que grâce à Fourreux. Mara dont le but était de régner sur Akbar, libère les forces originelles d'Akbar, balayant Pélisse qui, sauvée par Bragon, l'appelle père pour la première fois avant de disparaître.
Régis Loisel (Né en 1951), scénario de Régis Loisel et Serge Letendre (Né en 1946)_La quête de l'oiseau du temps, l'œuf des ténèbres, 1987_encre de Chine, gouache et rustines sur papier_Editions Dargaud, collection histoires fantastiques, planches 52 à 54_collection privée, Courtesy MEL Publisher
Olivier Ledroit (Né en 1969), scénario de François Froideval (1958-2025)_chroniques de la lune noire : De vents, de Jade et de Jais, 1998, L'aigle foudroyé, 2002, La porte des enfers, 2005_encre de Chine, gouache sur papier_Editions Dargaud, couvertures collection histoires fantastiques, planches 52 à 54_collection privée, Courtesy MEL Publisher
Thorgal paraît pour la première fois en 1977 dans le Journal de Tintin, d'après le scénario de Jean Van Hamme. Cette série mélange les genres : heroic fantasy, fantastique, histoire médiévale, mythologies scandinaves, science fiction, super pouvoirs et épopées familiales.
La série flirte avec la science-fiction, son héros Thorgal étant le descendant du "peuple des étoiles" une civilisation évoluée ayant quitté la terre des siècles auparavant pour peupler d'autres planètes.
Le fils de Thorgal, Jolan développe des pouvoirs surhumains et sa fille Louve, peut communiquer avec les animaux. Thorgal évolue dans le monde de l'an mille et de la conquête des vikings et parvient même à rejoindre l'Amérique du Sud et le territoire des Incas dans le Cycle de Qâ.
Rosinski développe dès 1980 une autre série de pure science-fiction, Hans avec Duchâteau, le scénariste de Ric Hochet.
Grzegorz Rosinski (Né en 1941), scénario de Jean Van Hamme (né en 1939)_Thorgal, l'île des mers gelées, 1980_encre de Chine sur papier_Editions du Lombard planche 36_collection privée, Courtesy MEL Publisher
Le Grand Pouvoir du Chninkel est une bande dessinée de fantasy de Rosinski d'après un scénario de Van Hamme.
Elle est publiée dans les pages de la revue "A Suivre" en 1986.
Daar, le monde dans lequel se déroule cette histoire est complètement inventé et peuplé de créatures fantastiques, à la différence de Thorgal et de la Complaintes des landes perdues.
Après de nombreuses aventures, le héros, J'on est condamné à mort par les trois vénérables. Sur cette planche il est conduit sur le lieu de son exécution, devant ses semblables, comme le Christ sur le Golgotha. Les trois Seigneurs immortels Barr-Find, Zembria et N'om, se chargent eux-mêmes du supplice.
J'on leur dévoile alors le sens du grand pouvoir de Chninkel avant que U'n, le maître créateur des mondes ne surgisse.
Grzegorz Rosinski (Né en 1941), scénario de Jean Van Hamme (né en 1939)_Le Grand pouvoir du Chninkel, 1988_encre de Chine et trame de papier gris sur papier_Editions Casterman, collection Les Romans (A Suivre), planche 120_collection privée, Courtesy MEL Publisher
Grzegorz Rosinski (Né en 1941), scénario de Jean Dufaud (né en 1949)_complainte des landes perdues Blackmore, 1994_encre de Chine , grattage et gouache sur papier_Editions Dargaud, planche 39_collection privée, Courtesy MEL Publisher
Jean-Claude Gal (1942-1994), scénario de Jean Pierre Dionnet (né en 1947)_Le triomphe d'Arn, 1988_encre de Chine sur papier_Editions les Humanoïdes Associés, collection Pied Jaloux), double planche48-49_collection privée, Courtesy MEL Publisher
Pierre françois Beauchard dit David B (né en 1959), scénario de Joan Sfar (né en 1971 et Lewis Trondheim (né en 1964))_Réveille toi et meurs, 2020_encre de Chine, mine de plomb et gouache blanche sur papier_Donjon Monsters, tome 13_Editions Delcourt, collection humour de rire_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Nicolas Keramidas (Né en 1972), scénario de Didier Crisse (né en 1958)_Luuna, le cercle des miroirs, 2007_encre de Chine sur fond d'impression en bleu_Editions Soleil, planche 41 et 45_collection privée, Courtesy MEL Publisher
Olivier Ledroit (Né en 1969)_L'Univers des dragons, premiers feux, 2007_encre de Chine gouache de couleur et mine de plomb sur papier_Editions Daniel Maghen, couverture_collection privée, Courtesy MEL Publisher
Philippe Druillet a révolutionné la science-fiction et le Space Opera en créant en 1966, Lone Sloanen anti-héros aux yeux rouges qui arpente l'Univers.
Après quelques années passées au sein de Pilote, Druillet fonde en 1975 avec Jean-Pierre Dionnet et Moebius, le journal Métal Hurlant, tourné vers la science-fiction, faisant basculer la bande dessinée européenne dans l'âge adulte.
En 1980, il s'empare de Salammbô, roman de Gustave Flaubert, transposant pendant sept ans, Carthage dans une galaxie lointaine.
D'autres héros voient le jour, à la même période à côté de Lone Sloane, comme Yragaël, Urm le fou, Vuzz ou Nosferatu.
Artiste de la démesure, les planches de Druillet sont parmi les plus grandes dans l'histoire de la bande dessinée, notamment inspirées par le travail d'Alex Raymond pour Flash Gordon, de Hal Foster pour Prince Valiant ou encore de Jean-Claude Forest pour Barbarella et Hypocrite.
Composant ses dessins à la manière du 9e art, Druillet est l'un des premiers auteurs de bande dessinée à réaliser des peintures sur toile notamment pour ses couvertures d'albums et des séries indépendantes de toute narration, comme celle des Masques, débutée en 1987.
Il est aussi un des rares à insérer des collages photographiques dans ses oeuvres, à participer à la réalisation de jeux vidéo ou à concevoir des décors de films, tels que ceux de la série télévisée Les rois Maudits.
En parallèle à la série des Masques à l'acrylique sur papier kraft, Philippe Druillet réalise "Suite de Salammbô" reprenant les formes de compositions de ses masques, mais de manière plus réaliste, à l'acrylique sur toile.
On retrouve ici toute la tradition orientaliste, chère à l'artiste, qui habite alors dans sa maison mauresque de Herblay. Cette série représente des esclaves, des Touaregs et des hommes des sables.
Philippe Druillet (Né en 1944)_Touareg, 1987_acrylique sur toile_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Philippe Druillet (Né en 1944)_Salammbô, 1979_gouache,encre de Chine et aérographe sur papier_Editions Les Humanoïdes Associés, collection noire, planche 41_couverture du journal Pilote manuel spécial Science-fiction_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Les portraits jalonnent l'ensemble de l'oeuvre de Philippe Druillet, depuis les années 1970 jusqu'à aujourd'hui.
Ils apparaissent d'abord en couverture du journal Pilote, souvent mi-machines, mi humains puis sur celles de Métal Hurlant.
Suivent les couvertures d'album qui à quelques exceptions près, sont des portraits ou des architectures en forme de visages, leurs gueules grandes ouvertes hurlant et crachant des vaisseaux et des armées. Druillet reprend ainsi la tradition du cri , symbolisant l'homme moderne emporté par une crise existentielle, révolte de l'artiste face à l'injustice du monde.
Philippe Druillet (Né en 1944)_Vuzz, là-bas, Epilogue, 1982_gouache, acrylique et encre sur papier_Editions Les Humanoïdes Associés, collection Métal Hurlant, couverture_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
A la fin des années 1970, Philippe Druillet sort épuisé de la réalisation de trois albums; La Nuit, Gail et Wuzz. Ces créations violentes et désespérées sont hantées par la douleur et la dépression, qui font suite au décès de sa femme Nicole. Druillet ne parvient pas à retrouver l'inspiration. Sur les conseils d'un ami, il lit Salammbô de Gustave Flaubert.
Il passe ensuite sept ans à adapter ce roman à la bande dessinée. Son coup de génie est d'intégrer ce roman à sa série de science-fiction Lone Sloane. Les vingt six premières planches de l'album font figure d'introduction et fixent le cadre : grandiose, tout en démesure. Sloane reprend son errance à travers l'espace, après la chute de Gaïl. Il découvre un monde nouveau où apparaît Salammbô, dont il tombe amoureux. Il décime son équipage et fait exploser son vaisseau pour ne jamais revenir en arrière. Cette ouverture du récit est une transposition de sa vie, quittant le deuil de Nicole pour un nouvel amour, Anita.
Philippe Druillet (Né en 1944)_Lone Sloane, Salammbô, 1979_encre de Chine, gouache, acrylique et aérographe sur papier_Editions Les Humanoïdes Associés, collection noire, double planche 13-14_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Philippe Druillet (Né en 1944)_Yragaël ou la fin des temps, 1974_encre de Chine sur papier vélin_Editions Dargaud, collection histoires fantastiques, couverture intérieur_Musée de Grenoble
Philippe Druillet (Né en 1944)_Lone Sloane, Gaïl, 1978_encre de Chine et gouache blanche sur papier auto édité, double planche 8 et 9_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Philippe Druillet (Né en 1944)_Lone Sloane, Gaïl, 1984_gouache, acrylique sur toile_Editions Dargaud, collection Histoires fantastiques, couverture_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Gaïl est un album charnière dans l'oeuvre de Druillet. Il quitte son éditeur pour tenter l'aventure de l'autoédition, inspiré par Claire Bretécher, qui édite ses albums à compte d'auteur.
Bien que Gaïl soit un grand succès, Druillet met deux ans à rembourser son imprimeur, revenant ensuite au circuit éditorial classique .
Dans cet album, il réalise les deux planches qu'il considère comme les plus belles de sa carrière : celle représentant l'île des morts. Il s'agit d'un hommage à Arnold Böcklin et à son chef-d'œuvre mystérieux et oppressant du même nom peint en cinq versions entre 1880 et 1886.
Chez Druillet, l'île des morts est à la fois la terre des dieux et l'antichambre des enfers, dirigée par deux entités maléfiques. Ces dernières manipulent Loane Sloane l'amenant à renverser le bagne saint Marie des anges, puis Gaïl qui de planète de la guerre devient le paradis des fleurs.
Philippe Druillet (Né en 1944)_Yragaël ou la fin des temps, 1974_encre de Chine sur papier vélin sur toile_Editions Dargaud, collection Histoires fantastiques, couverture_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Les aventures interplanétaires : La bande dessinée d'anticipation naît aux Etats-Unis dans les années 1930 avec Buck Rogers, Brick Bradford et surtout Flash Gordon.
En Europe, malgré le tentatives d'Alain Saint-Ogan et René Pellos, il faut attendre le années 1940 et le Rayon U de Edgar Pierre Jacobs puis les Pionniers de l'Espérance de Raymond Poïvet pour voir la science fiction se populariser, sous l'influence encore marquée des productions américaines.
Dans les années 1960, le Space Opera se développe chez les éditeurs tels qu'Eric Losfeld et dans les revues comme Pilote tournées vers un lectorat plus âgé. Une nouvelle génération d'artistes ouvre alors le neuvième art à l'infinité du Cosmos : Jean-Claude Forest publie Barbarella en 1962 suivi par Les Naufragés du temps de Paul Gillon en 1964, Lone Sloane de Philippe Druillet en 1966 puis Valérian de Jean-Claude Mézières à partir de 1967.
A la suite de Pilote, Métal Hurlant élargit dès 1974 le champ des productions dédiées à la science-fiction avec les oeuvres de Philippe Druillet et de Moebus, mais aussi grâce à l'édition d'oeuvres américaines comme celles de Richard Corben.
Chez Druillet, le récit et les cases explosent, la folie et la démesure sont omniprésentes.
Chez Druillet, le récit et les cases explosent, la folie et la démesure sont omniprésentes.
A ses côtés, Moebius se tourne vers une science-fiction plus métaphysique, qui mélange de nombreuses influences comme le mysticisme, la parapsychologie ou le panthéisme.
Paul Gillon (1926-2011)_Les Naufragés du temps, Le sceau de Beselek, 1979_encre de Chine sur papier _Editions Les Humanoïdes, Associés, planche32 et 45_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Paul Gillon (1926-2011)_Les Naufragés du temps, Le sceau de Beselek, 1979_encre de Chine et gouache blanche sur papier _Editions Les Humanoïdes, Associés, Couverture_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Flash Gordon est une réponse à Buck Rodgers, première série de science-fiction de la bande dessinée, qu'Alex Raymond et le King Features Syndicate (DKS) cherchent à concurrencer.
Ce héros fige toutes les représentations mondiales de la science-fiction et influence plusieurs générations d'artistes de Edgar P Jacobs à Philippe Druillet en passant par les Comics d'Ales Ross.
Ce héros fige toutes les représentations mondiales de la science-fiction et influence plusieurs générations d'artistes de Edgar P Jacobs à Philippe Druillet en passant par les Comics d'Ales Ross.
L'inspiration graphique de Raymond vient de la mode, des contes illustrés et des magazines d'art du début du XXe siècle. La perfection des attitudes et de l'expressivité des personnages sont dues au fait qu'il dessine d'après des modèles vivants.
Les super-héros tels que Superman, ainsi que la série des Stars Wars, doivent beaucoup à Flash Gordon. Devant leur refus, il se lance dans la réalisation de la Guerre des Etoiles, tandis que Flash débarque sur grand écran.
Alexandre Gillespie Raymond dit Alex Raymond _1909-1956)_Flash Gordon (1937)_encre de Chine sur papier _réalisée pour le King Features Syndicate_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
La série pacifiste Les Pionniers de l'Espérance est créée en 1945 pour le journal Vaillant, où elle est publiée jusqu'en 1973. Il s'agit de la première grande série de science-fiction française en bande dessinée. La mission des Pionniers est à l'origine de défendre la terre contre toutes sortes d'ennemis extraterrestres.
Dans le jardin fantastique, l'histoire se déroule dans les années 1950.
Les protagonistes se rendent au manoir d'un étrange scientifique, à la suite de la disparition de Maud. Il explique avoir découvert le moyen de réduire la taille de tous les êtres vivants.
Maud s'est ainsi retrouvée réduite à la taille d'un moucheron. Tous alors décident de se réduire pour la suivre dans le Jardin Fantastique.
Maud s'est ainsi retrouvée réduite à la taille d'un moucheron. Tous alors décident de se réduire pour la suivre dans le Jardin Fantastique.
Sur cette planche les pionniers s'équipent pour affronter les dangers du jardin.
Rodion tombe ensuite dans le piège d'un crabe.
Enfermé sous terre, il se retrouve face à une courtillière, dont il est sauvé par une sauterelle.
Raymond Poïvet _1910-1999)_Les Pionniers de l'Espérance, Le Jardin fantastique, 1951_encre de Chine sur papier _Publiée dans la revue Vaillant_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Jean-Claude Forest _1930-1998)_Barbarella, le Semble-Lune 1975_Crayon graphite, encre de Chine et gouache blanche sur papier vélin beige _Publiée dans Bazar N° 0 et éditée par Pierre Horay en 1977_Musée de Grenoble
En janvier 1975 sort le premier numéro de la revue Métal Hurlant sous l'impulsion de Jean-Pierre Dionnet, Moebius, Philippe Druillet et Bernard Farkas.
Leur désir commun est de créer un magazine trimestriel tourné vers la science fiction, la couverture de ce premier volet est de Moebius. l'intérieur est presque entièrement occupé par lui.
Leur désir commun est de créer un magazine trimestriel tourné vers la science fiction, la couverture de ce premier volet est de Moebius. l'intérieur est presque entièrement occupé par lui.
C'est dans ce numéro que sort la première histoire d'Arzach, une vraie révolution pour le neuvième art. L'histoire est courte, composée de huit planches en couleur directe totalement muettes.
C'est une improvisation proche du surréalisme, principe que reprend Moebius dans Le Garage Hermétique dans une veine plus onirique.
L'écriture automatique devient une spécialité de Moebius, que l'on retrouve dans ses oeuvres plus tardives.
Jean Giraud dit Moebius _1938-2012)_Arzach, 1976_Encres et encre de Chine sur papier _Editions les Humanoïdes, Associés, planche 7 de la première histoire_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Jean Giraud dit Moebius _1938-2012)_La chasse au Major, 2009_acrylique sur toile_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Jean-Claude Mézières_1938-2022), scénario de Pierre Christin (1938-2024)_Valérian, sur les terres truquées, 1977_encre de Chine sur papier _Editions Dargaud, planche 29 de la première histoire_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Jean-Claude Mézières_1938-2022), scénario de Pierre Christin (1938-2024)_Valérian, l'intégrale, vers 2005_encre de Chine, gouache et encres sur papier _Editions Dargaud, couverture_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Dans cette enquête menée entre le présent et le futur, Valérian, agent du service spatiotemporel, se trouve dans le métro parisien à la station Châtelet. Il a été envoyé dans le passé, à l'époque même de l'écriture de cet album en 1980.
C'est donc une rare aventure de Valérian qui se déroule dans notre présent. Pendant ce temps Laureline reste dans le futur et fait des recherches dans la Constellation Cassiopée tout en communiquant avec Valérian pour l'informer de ses découvertes.
A Paris, en même temps Valérian apprend par un agent permanent de Galaxity dans le Paris du XXe siècle, qu'ont lieu des phénomènes surnaturels dans le métro.
Un métro vide vient de dérailler à Châtelet après l'éclatement d'un circuit d'alimentation. Valérian descend dans les tunnels où il se trouve face à face avec un dragon bourré d'énergie pure, qu'il parvient à désintégrer.
Jean-Claude Mézières_1938-2022), scénario de Pierre Christin (1938-2024)_Valérian, Métro Châtelet direction Cassiopée, 1980_encre de Chine sur papier_Editions Dargaud, planche 11_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Marqué par les destructions atomiques et les risques sismiques, le Japon devient le berceau d'un sous-genre de la science-fiction : le récit postapocalyptique.
Survie, violence, dépassement de soi, environnement hostile et espoir d'un monde nouveau sont les ressorts les plus courants de cette littérature d'anticipation.
De Hokuto No Ken à Baierensu Jakku en passant par Hyöryü Kyösgitu et Doragon tous racontent un monde après la catastrophe.
En France, l'une des oeuvres les plus emblématiques est le Transperceneige de Jean-Marc Rochette, qui paraît en 1982 dans la revue "A Suivre", huis clos au bord d'un train filant à grande vitesse, vestige d'une civilisation décimée par le froid.
En Argentine, l'une des bandes dessinées les plus connues est l'Eternaute, dessinée à partir de 1957 par Francisco Solano Lopez, d'après le scénario d'Hector German Oesterheld, où une neige meurtrière tombe sur Buenos Aires, prémisse d'une invasion extraterrestre.
De nouveau en France, Leo crée le Space Opera Les Mondes d'Aldébaran : dans un futur proche, les habitant de la terre devenue inhabitable, tentent de s'établir sur des planètes peuplées d'animaux dangereux, observés de près par des civilisations extraterrestres.
En Angleterre, Don Lauwrence réalise de 1965 à 1982, la série L'Empire de Trigan, une science-fiction calquée sur l'Empire romain, puis Storm, autre série empreinte de Fantasy.
Jean-Marc Rochette (Né en 1956), _Transperceneige IV, 2016,_Huile sur toile_Prêt de la galerie Daniel Maghen
Jean-Marc Rochette (Né en 1956), scénario de Benjamin Legrand (Né en 1950) _Le Transperceneige, l'Arpenteur, 1999,_Encre de Chine, lavis, gouache et collage sur papier_Editions Casterman, projet de couverture_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
A la suite d'une catastrophe climatique, le monde se retrouve plongé dans l'ère glaciaire. L'humanité ne peut survivre que dans un train aux mille et un wagons qui ne s'arrête jamais, le Transperceneige.
Dans la précipitation qui suit le cataclysme, le chargement des wagons crée une hiérarchie sociale entre la tête du train et ses voitures réservées à l'aristocratie et la queue du convoi, surchargée de pauvres luttant pour leur vie.
Proloff, passager en queue de train, parvient à entrer dans la voiture qui précède la sienne. Ce rare acte de bravoure attire la curiosité des dirigeants qui décident de le rencontrer.
Débute alors une remontée du train sous escorte pleine de rebondissements. La planche exposée fait partie des rares pages introduisant les chapitres publiés dans la revue (A Suivre). Elles présentent le Transperceneige et le cadre de l'histoire, qui consiste en une critique acerbe de la société et de la concentration des richesses et du pouvoir.
Débute alors une remontée du train sous escorte pleine de rebondissements. La planche exposée fait partie des rares pages introduisant les chapitres publiés dans la revue (A Suivre). Elles présentent le Transperceneige et le cadre de l'histoire, qui consiste en une critique acerbe de la société et de la concentration des richesses et du pouvoir.
Jean-Marc Rochette (Né en 1956), scénario de Jacques Lob (1932-1990) _Le Transperceneige, 1984,_Encre de Chine sur papier_Editions Casterman, collection les Romans (A Suivre), planche 25_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
La caste des Méta-Barons fait partie du cycle de l'Incal, initié dans les pages de Métal Hurlant par Moebius et Alejandro Jodorowsky.
Le Méta-Baron, impitoyable mercenaire, y apparaît dès ls premières pages, avant d'accompagner John Difool, détective privé, dans toutes ses aventures.
Le personnage de Meta-Baron est complexe aussi Jodorowsky décide de lui dédier une série éponyme tournant autour de cette dynastie de super-guerriers, dont Gimenez réalise les dessins.
Cette planche mêle de nombreuses obsessions de Jodorowsky sur la famille.
Aghnar qui attend un enfant de son épouse Oda, s'aperçoit lors d'une visite à sa mère Honorata que celle-ci est en réalité morte depuis de nombreuses années et qu'elle s'est fait greffer son cerveau au corps de sa femme. Fou de rage, il cherche à tuer son fils, qui se trouve être le fruit d'un inceste mental. S'ensuit un combat œdipien à coups de rayons de lasers oculaires entre Oda, alliée à son fils déjà doté de pouvoirs.
Juan Gimenez (1943-2020), scénario de Alejandro Jodorowsky (Né en 1929) _La caste des Méta-Barons, Oda La Bisaïeule, 1997,_ gouache et encres sur papier_Editions Les Humanoïdes, Associés, planche 38_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Don Lauwrence (1928-2003), scénario de Mike Butterworth (1924-1986) _The Trigan Empire, The Puppet Emperor, l'Usurpateur, 1970,_ gouache et encres sur carton_Publié dans la revue Look and Learn_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Don Lauwrence (1928-2003), scénario de Martin Lodewuk (Né en 1939) _Storm, The Return of the Red Prince, 1991,_ gouache sur carton, planche 18_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Leiji Matsumoto (1938-2023)_Ginga Tetsudö 999, 1996,_ Encre de Chine, collages, stylo bille bleu et trames de papier sur papier, planche 95 du volume 17_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Leiji Matsumoto (1938-2023)_Ginga Tetsudö 999, 1996,_ Encre de Chine, gouache blanche et trames mécaniques sur papier_Editions Shogakukan, éditions Kana pour la France, double planche 63-64 du volume 15_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Osamu Tezuka (1928-1989)_Kyaputen Ken, 1961_ Encre de Chine, mine de plomb et gouache sur papier_Editions Mushi Comics, page de titre_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
La robotique fait son entrée dans la bande dessinée d'anticipation au début des années 1940, influencée par le développement de la science et des nouvelles technologies surtout dans l'armement.
C'est dans le Japon de de l'après-guerre que le genre s'épanouit, tout d'abord en 1952 avec Osama Tezuka et son petit robot Astro, puis avec Tetsujin 28-gô de Mitsuteru Yokoyama.
Shötarö Ishinomori se lance dans les deux premières séries dédiées aux Cyborgs, Kamen Rider et Cyborg 009, où les thèmes de la non-violence et du vivre ensemble prennent une place prépondérante.
Le genre mecha, qui met en scène des héros utilisant des armures robotisées prend de l'ampleur dans les années 1970 avec Gö Nagaï et es robots géants, Goldorak, Great Mazinger ou Mazinger Z, chargés de défendre la terre face aux envahisseurs venus d'autres planètes.
Aux Etats Unis, les robots géants les plus connus sont Les Sentinelles, crées par Stan Lee et Jack Kirby en 1965. L'univers des Tranformers est adapté en comics dès 1984.
En Europe, les robots se multiplient dans les pages de journaux Pilote ou Métal Hurlant, notamment chez Mézière, Druillet et Moebius avec le Méta-Baron.
La revue L'Echo des savanes mélange la science fiction et l'érotisme entre deux séries des années 1980 : Ranxerox de Tanino Liberatore et la Survivante de Paul Gillon.
Plus récemment Mathieu Bablet, avec carbone et Sillicium (2020) et Ugo Bienvenu (2023 abordent l'avenir de la robotique avec finesse.
Après la mort par overdose de Tamburini en 1986 puis deux ans plus tard celle de Pazienza ans les mêmes conditions, la série est mise de côté pendant plus de dix ans. Alain Chabat, fan de Ranx et ami de Liberatore convainc ce dernier de reprendre le récit interrompu en en assurant le scénario.
Après la mort par overdose de Tamburini en 1986 puis deux ans plus tard celle de Pazienza ans les mêmes conditions, la série est mise de côté pendant plus de dix ans. Alain Chabat, fan de Ranx et ami de Liberatore convainc ce dernier de reprendre le récit interrompu en en assurant le scénario.
L'album paraît ainsi dès 1995 dans les pages de l'Echo des savanes.
L'histoire débute sur la rupture entre Ranx et Lubna. Elle lui annonce être amoureuse d'un autre homme et lui demande de ne pas chercher à la revoir.
Il n'aura de cesse de vouloir la retrouver, dans un déferlement de violence, sur fond de la dépendance de Lubna à la drogue et de la manipulation de celle-ci par son père.
Dans une scène, Ranx s'arrache le coeur et l'offre à son amour avant de se faire brûler vif par le père de Lubna.
Celui-ci décide alors de reprogrammer Ranx pour qu'il soit dégoûté à jamais des femmes.
Tanino Liberatore (Né en 1953), scénario de Stefano Tamburini (1955-1986) et Alain Chabat (Né en 1958)_Ranxerox, Amen ! 1996_ Encre de Chine et encres, planche 2_Editions Albin Michel, collection l'Echo des savanes_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
C'est à Rome que se rencontrent en 1977 cinq jeunes artistes, Stefano Tamburi, Massimo Mattioli, Filippo Scozzari, Andrea Pazienza et Tanino Liberatore.
Ils créent la revue Cannibale, dans laquelle apparaît l'androïde Ranx.
Ses premières aventures en noir et blanc se déroulent à Rome, dans un futur proche fixé à 1988.
Cette série profondément violente est un reflet du climat social de l'Italie des années 1980, avec les Brigades Rouges, les années de plomb et les émeutes étudiantes.
Pour ces premières histoires Tamburini scénariste participe aussi au dessin avec Pazienza et Liberatore.
Leur succès amène le duo Liberatore-Tamburini à poursuivre les aventures de Ranx en ls centrant sur sa relation avec Lubna.
Un nouveau magazine voit le jour, Frigidaire. C'est dans ce dernier que la première grande aventure de Ranx voit le jour en couleurs sous seul nom de Liberatore pour le dessin, Tamburini décidant de se consacrer au scénario
Tanino Liberatore (Né en 1953), scénario de Stefano Tamburini (1955-1986) _Ranxerox I, Me, Mine, Incorporated, 1984-1985_ Encre de Chine mine de plomb, crayon et encre sur papier, planche20_Editions Albin Michel, collection l'Echo des savanes_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Mitsuteru Yokoyama (1934-2004) _Jaianto Robo, 1967_ Encre de Chine et gouache sur papier, publiée dans la revue Shükan Shönen, Shögakukan, page de titre_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Kiyoshi Nagai dit Gö Nagaï (Né en 1945) _Z, 1972_ Encre de Chine et encre sur papier_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Jirö Kuwata (1935-2020) _8 Man, 1965_ Encre de Chine et encre sur papier_Editions Akita Shoten, volume 5, planche 4_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Shötarö Ishinomori (1938-1998) _Kamen Rider, vers 1980_ Encre de Chine, crayon noir et gouache sur papier_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Jean Giraud dit Moebius (1938-2012) _Chroniques métalliques, 1988_ Encre de Chine et encres sur papier, Editions les Humanoïdes, Associés_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Jean Giraud dit Moebius (1938-2012) _Le monde d'Edena, Sur l'Etoile, 1987_ Encre de Chine et encres sur papier, Editions Epic Comics, collection Epic graphic Novel, couverture_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Enrique Breccia (Né en 1945), scénario de Xavier Dorison (Né en 1972)_Les Sentinelles, Juillet-août 1914, Les Moissons d'Acier, 2008_ acrylique sur papier, Editions Robert Laffont, couverture_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Osamu Tezuka (1928-1989)_Astro Boy, Roblo et Robiette 1965, _ Encres, encre de Chine, gouache et mine de plomb sur papier, Publiée dans la revue Shonen Magazine, page de titre_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Robot Land est la 47e histoire du célèbre androïde.
Sur une petite île au large du japon, le robot Land est un parc d'attraction animé par des robots, visant à recréer le monde des contes et légendes.
Astro et le professeur Ochanomizu sont atterrés de voir que les robots y sont exploités. Le superviseur du robot Land est un robot, le roi maléfique Satan, programmé pour être gentil avec les humains, méchants avec les robots.
Trois mois plus tard, un cygne robot échappé du Roto Land échoue chez Astro, fuyant la violence de Satan.
Trois mois plus tard, un cygne robot échappé du Roto Land échoue chez Astro, fuyant la violence de Satan.
Ce dernier débarque en pleine nuit dans la famille d'Astro.
Pour la première publication en mai 1962, Osamu Tezuka représente le robot Satan de manière terrifiante avec son enveloppe humaine déchirée.
Cette représentation étant susceptible de faire peur aux enfants, le roi maléfique est entièrement redessiné par l'artiste pour la publication en album.
Osamu Tezuka (1928-1989)_Tetsuwan Atomu, Robotto Rando, 1962 _ Encre de Chine, lavis, gouache et collage sur papier, Publiée dans la revue Shonen Magazine, planche 16_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
L'affrontement final : Les années 1960 sont marquées par l'âge d'argent des comics et la déferlante de nouveaux super-héros américains agissant en solitaire ou en équipe.
Il n'est pas rare que des super héros se rencontrent, s'opposent, s'épaulent ou s'associent d'un comics à l'autre. An Lee, Jack Kirby et Steve Ditko dominent cette période.
En moins de 10 ans, Marvel Comics fait émerger son panthéon, notamment Spider Man, Dr Strange ou les X-Men.
Parallèlement, les héros de l'âge d'or renaissent tour à tour, après près de 15 ans d'absence, comme Namor le Prince des Mer ou Captain America.
Précédemment animés par la lutte contre l'ennemi nazi, leur combat lié à la guerre froide, se retourne contre la Russie Soviétique. Les super héros sont un pont entre le passé et le futur de l'humain augmenté, entre les mondes disparus et le monde contemporain.
Jack Kirby au dessin et Stan Lee au scénario et à la tête de la maison Marvel sont les auteurs les plus prolifiques du genre.
Jack Kirby au dessin et Stan Lee au scénario et à la tête de la maison Marvel sont les auteurs les plus prolifiques du genre.
Les couvertures de ces revues, outils promotionnels pour kiosques à journaux, présentent toutes la scène de combat entre les super héros et les super vilains.
John Buscema (1927-2002), Franck Giacoia 1924-1988)_Tales to Astonish, Prince Namor the Sub-Mariner, Cry...Triton, 1980_ Encre de Chine sur papier_Marvel Comics Group, couverture _Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Dan Adkins (1937-2013), Marie Severin 1929-12018)_Strange Tales, Doctor Strange, Nothing can Halt...Voltrog I, 1967_ Encre de Chine sur papier_Marvel Comics Group, couverture _Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Jack Kirby (1917-1994), Joe Sinnott (1926-2020), Stan Goldberg (1932-2014)_Fantastic Four, his Mission ; Destroy the Fantastic Four ! 1967_ Encre de Chine sur papier_Marvel Comics Group, couverture _Collection privée,
Jack Kirby (1917-1994), Joe Sinnott (1926-2020), Stan Goldberg (1932-2014)_Fantastic Four, his Mission ; Destroy the Fantastic Four ! 1967_ Encre de Chine sur papier_Marvel Comics Group, couverture _Collection privée,
Don Heck (1929-1995) Jack Kirby (1917-1994), Franck Giacoia (1924-1988)_Avengers, the light that failed ! 1966_ Encre de Chine sur papier_Marvel Comics Group, couverture _Collection privée,
Gene Colan (1926-2011)_Daredevil dies first ! 1967_ Encre de Chine sur papier_Marvel Comics Group, couverture _Collection privée,
Jack Kirby (1917-1994)), Barry Windsor-Smith (Né en 1949), John Romita Senior (1930-2023)_Captain America's Bicentennial Battles 1976_ Encre de Chine sur papier_Marvel Treasury Edition _Collection privée,
Jack Kirby (1917-1994)), The silver surfer, vers 1975_Encre de Chine sur papier_Marvel Treasury Edition _Collection privée,
Enki Bilal (Né en 1951), chessboxer, 2012_acrylique sur toile_Marvel Treasury Edition _Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Enki Bilal (Né en 1951)_bleu sang, 1994_acrylique sur toile_Editions Christian Desbois _Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Imprimés Marvel Comics_Bibliothèque patrimoniale de la Cité internationale de la bande dessinée à l'image.
Enki Bilal apporte à la bande dessinée une vision prospective du monde, mêlant changement climatique, conflits religieux et sociaux et les dérives autocratiques.
Il a bouleversé le genre en proposant des extensions du réel.
Né en 1951, il est marqué par son enfance en Yougoslavie et par son exil en France.
Il commence la bande dessinée en 1971 dans le journal Pilote, où il va rencontrer le scénariste Pierre Christin.
En 1983, ils abordent tous les deux l'histoire des pays de l'Est avec partie de Chasse, alors que Bilal vit la chute du bloc soviétique en direct.
Dès l'album, la Foire aux Immortels, Bilal aborde des thématiques à l'échelle du monde, d'un pays, d'une cellule familiale et d'un individu.
Bilal débute sa carrière par des planches en noir et blanc mais il est le précurseur de la couleur. Il est aussi un des premiers à arrêter de travailler sur des planches, au profit de cases composées comme des petits tableaux, qu'il agence et recadre sur son ordinateur, avant d'y rajouter des phylactères (éléments graphiques).
En parallèle de ces évolutions, Bilal, comme Druillet, produit des séries de dessins et de peintures. Il réalise également de nombreux films.
Enki Bilal (Né en 1951)_Die Mauer Berlin, 1982_Encre de Chine, acrylique, gouache, encres et crayon sur papier_Editions Futropolis_
Collection privée, Courtesy MEL PublisherEnki Bilal (Né en 1951)_La croisière des oubliés, 1975_Encre de Chine sur carton_Editions Dargaud, collection Histoires Fantastiques, planche 27_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Enki Bilal (Né en 1951), scénario de Pierre Christin (1938-2024)_Le vaisseau de pierre, 1976_Encre de Chine, gouache sur carton_Editions Dargaud, collection Histoire Fantastiques, planche 47_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Enki Bilal (Né en 1951), scénario de Pierre Christin (1938-2024)_Partie de chasse, 1983_Encre de Chine, crayon et gouache sur papier_Editions Dargaud, collection Légendes d'aujourd'hui, planche 41_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Enki Bilal (Né en 1951)_La Trilogie Nikopol, La foire aux immortels, 1980_Encre de Chine et encres sur papier_Editions Dargaud, collection Histoires Fantastiques, couverture_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Enki Bilal (Né en 1951)_La Trilogie Nikopol, La femme piège, 1986_Encre de Chine, crayon et gouache sur papier_Editions Dargaud, , planche 7_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Enki Bilal (Né en 1951)_La Trilogie Nikopol, froid équateur, 1992_Encre de Chine, crayon, gouache et crayon gras sur papier_Editions Les Humanoïdes, associés, planche 37_Collection privée, Courtesy MEL Publisher
En 1992 Enki Bilal clôture la Trilogie Nikopol avec l'album Froid Equateur . Il faut attendre six ans pour voir un nouveau cycle s'ouvrir avec l'album Le sommeil des monstres. La série comporte quatre albums et neuf ans de création.
Pour ce nouveau cycle, Enki Bilal abande la planche de bande dessinée au profit du travail case par case. Il peut ainsi positionner ses cases comme il l'entend, dans l'ordre qu'il veut zoomer, offrant ainsi une nouvelle perspective au médium.
Il rajoute ensuite le texte par voie numérique.
Il conserve cette méthode pour le cycle suivant Coup de sang qui débute en 2009 avec l'album Animal'z et aborde la question de la survie de l'humain dans une planète bouleversée.
Alors que la première partie de l’exposition explorait l’épopée comme récit fondateur, la deuxième partie montre que la science-fiction dans la bande dessinée ne se contente pas de raconter des aventures imaginaires et comment elle actualise les récits en les confrontant aux préoccupations contemporaines : le progrès technologique, l’avenir de l’humanité et la place de l’individu dans des mondes complexes.
Les œuvres exposées nous invitent à réfléchir sur notre place dans un futur possible.
Nous verrons dans la partie 3, Le polar, dans la bande dessinée, jusqu'au fantastique, à l'horreur et au romanesque.
Texte de Paulette Gleyze grandement inspiré par les commentaires d'Eric et les cartels de l'exposition.
Photos de Gérard et Paulette Gleyze
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