
Après la visite de Bourges nous reprenons la route,
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et nous voici arrivés chez nos amis Odile et Daniel à St Nazaire.
Notre première visite touristique, le 03 juin 2026, sera pour Guérande, charmante cité médiévale située à une quinzaine de kilomètres de La Baule au bord de l'Atlantique.
Elle est mondialement connue pour ses marais salants et sa célèbre fleur de sel, mais aussi pour son patrimoine historique exceptionnel.
L'une des particularités de Guérande est son impressionnante enceinte fortifiée. Avec près de 1,4 km de remparts presque entièrement conservés, c'est l'une des cités médiévales les mieux préservées de France.
En franchissant la Porte Saint-Michel, on découvre un dédale de ruelles pavées, de maisons en granit, de boutiques d'artisans et de petites places pleines de charme. Au centre de la ville s'élève la Collégiale Saint-Aubin, un superbe édifice mêlant les styles roman et gothique.
Mais Guérande est surtout indissociable du sel. Les marais salants, façonnés depuis plus de mille ans, couvrent environ 2 000 hectares. Les paludiers y récoltent encore aujourd'hui le gros sel et la précieuse fleur de sel selon des méthodes traditionnelles.
La gastronomie locale est naturellement marquée par le sel de Guérande. On le retrouve dans de nombreuses spécialités : beurre salé, caramel au beurre salé, fruits de mer, poissons et même certains chocolats.
La fleur de sel, récoltée à la surface des œillets lors des journées chaudes et sans vent, est particulièrement recherchée par les chefs pour sa finesse et son goût délicat.
Au moment de la Guerre de Succession de Bretagne, Guérande occupait une position stratégique. La ville a été le théâtre de négociations qui ont abouti au Traité de Guérande, mettant fin au conflit et reconnaissant Jean IV de Bretagne comme duc de Bretagne.
Aujourd'hui, franchir la Porte Saint-Michel, c'est entrer dans une cité qui a conservé une grande partie de son aspect médiéval, ce qui en fait l'un des ensembles fortifiés les mieux préservés de France.
La porte St Michel est le monument emblématique de Guérande. Construite entre le XIIIᵉ et le XVe siècle, elle constituait l'entrée principale de la cité fortifiée et jouait un rôle essentiel dans sa défense.
C'est une véritable porte château intégrée aux remparts, haute d'une vingtaine de mètres. Deux tours massives encadrent le passage, percées de meurtrières.
Au-dessus de la voûte, nous voyons les mâchicoulis qui permettaient aux défenseurs de jeter pierres ou projectiles sur les assaillants.
Elle comprend deux puissantes tours rondes encadrant le passage, des murs très épais, des meurtrières pour la défense, un ancien pont-levis (aujourd'hui disparu) qui franchissait les douves et une herse et de lourdes portes en bois qui pouvaient être fermées en cas d'attaque.
Cette architecture permettait de contrôler tous les accès à la ville.
Pendant des siècles, tous les voyageurs, marchands et pèlerins pénétraient dans Guérande par cette porte. Elle ouvrait directement sur la rue principale menant au marché et à la collégiale.
Elle a connu plusieurs usages, ouvrage militaire au Moyen Âge, résidence du capitaine de la ville, prison à certaines périodes.
Aujourd'hui, elle accueille un musée consacré à l'histoire de Guérande et de ses fortifications.
Nous gravissons l'escalier à vis. Les marches sont inégales, elles étaient conçues ainsi pour ralentir un éventuel ennemi.
Nous arrivons dans les appartements. La Porte Saint-Michel n'était pas seulement un ouvrage militaire. C'était aussi la résidence du capitaine de la ville, représentant du duc de Bretagne.
Au 1er étage on nous explique 6 siècles d'histoire de Guérande.
Nous découvrons des cheminées monumentales, des coussièges aménagés dans l'épaisseur des murs et les traces de la vie quotidienne. Le parcours explique comment un même bâtiment pouvait servir à la fois de forteresse et de demeure.
L'épaisseur des murs dépasse par endroits plus d'un mètre.
Au deuxième étage les salles évoquent l'évolution de la ville, le commerce du sel, les transformations de la Porte Saint-Michel et les différentes fonctions qu'elle a occupées au fil des siècles à savoir logis du capitaine, prison pendant la Révolution, puis hôtel de ville avant de devenir musée.
La porte Saint-Michel donne accès à une partie restaurée du chemin de ronde.
Les remparts comptent parmi les enceintes médiévales les mieux conservées de France. Ils entourent entièrement la vieille ville de Guérande sur environ 1,3 km et offrent une immersion remarquable dans l'architecture militaire bretonne des XIVᵉ et XVᵉ siècles.
L'enceinte est percée de quatre portes, Saint-Michel, Vannetaise, Bizienne et Saillé. Elle est renforcée par six tours et était autrefois protégée par des douves, dont une partie est toujours visible.
Ils ont été construits principalement après le sac de la ville au XIVᵉ siècle afin de protéger cette cité prospère, alors au cœur du commerce du sel des marais salants. Ils sont classés au titre des monuments historiques depuis 1877.
Nous avons accès à environ 485 mètres de remparts, soit plus d'un tiers de l'enceinte fortifiée, répartis en deux tronçons.
Les anciennes douves rappellent qu'elles étaient autrefois remplies d'eau à certaines périodes pour renforcer la défense.
Le parcours mène jusqu'à la Tour Saint-Jean, où la visite s'achève avant de redescendre dans la ville.
Sur le parcours se trouve la Tour Sainte-Anne. A l'intérieur nous y voyons les archères canonnières, un témoignage fascinant de l'évolution de l'art militaire.
Ces ouvertures servaient d'abord aux archers, puis ont été adaptées pour accueillir les premières armes à feu.
La vue est remarquable, par temps clair, le regard porte jusqu'aux Marais salants de Guérande.
Sur le chemin de ronde se trouve la tour Sainte-Anne qui est l'une des six tours qui renforcent les remparts de Guérande. Construite au milieu du XVe siècle, elle défendait un point stratégique situé à l'angle nord-est de l'enceinte, entre la porte Vannetaise et la tour de la Théologale.
Elle a une hauteur d'environ 12 mètres, sa toiture est conique couvert d'ardoises, unique parmi les tours des remparts car elle est la seule à avoir conservé cette couverture traditionnelle.
Elle est équipée de plusieurs archères canonnières, adaptées à l'utilisation des armes à feu de la fin du Moyen Âge. Son intérieur est en demi-cercle, adossé à la courtine des remparts. Des marques de tailleurs de pierre sont encore visibles sur les murs.
Au XIXᵉ siècle, la tour a connu plusieurs usages. Elle a servi de dépôt pour les pompes à incendie, puis un logement destiné aux musiciens municipaux a été aménagé à l'étage. Elle a fait l'objet d'une restauration récente, achevée en 2022.


Nous flânons dans les ruelles pavées de la vieille ville, profitons de l'ambiance paisible des places, du marché, des devantures des échoppes et admirons les maisons en granit.
De nombreuses boutiques de sel de Guérande qui proposent un large choix.


Le marché de la place Saint-Aubin est situé au cœur de la cité médiévale, autour des halles historiques et de la Collégiale Saint-Aubin.
Il date du XIIIe siècle.
Au XIIIᵉ et XIVᵉ siècles, Guérande est une ville prospère grâce à la production et au commerce du sel. Les marais salants environnants produisent un « or blanc » exporté dans une grande partie de l'Europe occidentale. La ville, protégée par ses remparts, devient un lieu naturel d'échanges où se tiennent des marchés réguliers et des foires.
La place située devant la collégiale Saint-Aubin est alors l'un des principaux espaces publics de la cité. On y vend non seulement des denrées alimentaires, mais aussi du tissu, des outils, du bétail et les produits issus des marais salants.
Aujourd'hui, c'est l'un des meilleurs endroits pour acheter du véritable sel de Guérande directement auprès des producteurs.
Située à quelques pas de la Collégiale Saint-Aubin de Guérande, l'église Notre-Dame-la-Blanche est l'un des plus anciens édifices religieux de Guérande.
Construite au XIIIᵉ siècle, l'église est considérée comme l'un des plus anciens monuments de Guérande. Elle fut à l'origine une chapelle dépendant d'un hôpital destiné à accueillir les pauvres, les pèlerins et les voyageurs, conformément à la tradition médiévale de l'hospitalité chrétienne.
Son nom, « Notre-Dame-la-Blanche », fait l'objet de plusieurs interprétations. La plus répandue l'associe à la couleur claire de son enduit ou de sa pierre, qui la distinguait des bâtiments voisins.
L'édifice est construit dans un style mêlant roman tardif et gothique naissant, une façade sobre et élégante, une nef unique, caractéristique des petites églises médiévales,
des voûtes d'ogives, typiques de l'architecture gothique, des fenêtres qui apportent une lumière douce à l'intérieur.
Au cours des siècles, Notre-Dame-la-Blanche a connu plusieurs périodes d'abandon, puis de restauration. Elle a notamment souffert pendant la Révolution française, avant d'être restaurée au XIXᵉ siècle puis de nouveau aux XXᵉ et XXIᵉ siècles afin de préserver son patrimoine.
Aujourd'hui, elle accueille des célébrations religieuses, des expositions, des concerts, grâce à son excellente acoustique, et des événements culturels organisés par la ville.
Si la Collégiale Saint-Aubin représente la puissance religieuse et politique de Guérande, Notre-Dame-la-Blanche évoque davantage la vie quotidienne des habitants, l'accueil des voyageurs et la charité médiévale. Les deux édifices sont complémentaires et illustrent les différentes fonctions de la ville au Moyen Âge.
Elle est classée Monument historique.
La Porte Bizienne est l'une des quatre portes principales des remparts de Guérande. Elle constitue un remarquable exemple de l'architecture militaire médiévale.
La porte a été construite au XIVᵉ siècle, lors de l'édification des remparts qui entourent encore aujourd'hui la cité. Cette enceinte fortifiée, longue d'environ 1 300 mètres, a été élevée pour protéger Guérande pendant une période marquée par les conflits, notamment la guerre de Succession de Bretagne (1341-1364).
Le nom « Bizienne » viendrait d'un ancien chemin ou d'un quartier situé à l'ouest de la ville. Cette porte contrôlait les déplacements vers les campagnes environnantes et les villages de la presqu'île guérandaise.
Comme les autres accès de la ville, la Porte Bizienne était conçue pour résister aux attaques. Elle possédait plusieurs dispositifs de défense, une tour de chaque côté du passage, un pont permettant de franchir les fossés (aujourd'hui disparus), une herse et de solides portes en bois et des archères pour permettre aux défenseurs de tirer sur les assaillants.
Ces aménagements faisaient de Guérande une place forte difficile à prendre.
Pendant des siècles, la Porte Bizienne a servi à contrôler les entrées et sorties de la ville. Les voyageurs, les marchands et les charrettes chargées de sel y passaient avant d'accéder au cœur de la cité. La porte avait donc à la fois une fonction militaire, économique et administrative, puisqu'elle permettait de surveiller les marchandises et de percevoir certains droits.
Aujourd'hui, la Porte Bizienne est l'une des entrées les mieux conservées des remparts de Guérande.
La Porte Bizienne n'est pas classée individuellement au titre des Monuments historiques mais elle fait partie de l'enceinte fortifiée de Guérande, qui est classée Monument historique depuis 1877.
Sur la place St Aubin au cœur des remparts, se trouve la Collégiale, monument emblématique de la cité médiévale. Elle domine la ville et constitue son véritable centre historique. Autour d'elle se sont développés le marché, les maisons anciennes et les principales rues de Guérande.
Contrairement à une cathédrale, qui est le siège d'un évêque, une collégiale est une église desservie par un collège de chanoines. Dès le Moyen Âge, Saint-Aubin était l'un des centres religieux les plus importants de la région, au point d'être considéré comme le second siège religieux du diocèse de Nantes après la cathédrale.
L'histoire du site remonte au VIᵉ siècle, avec un premier lieu de culte.
L'église est mentionnée en 854 dans le cartulaire de Redon, où elle abrite des reliques de saint Aubin.
L'édifice actuel est le résultat de plusieurs campagnes de construction :
- au XIIᵉ siècle, construction d'une église romane, dont subsistent encore quelques piliers et chapiteaux.
- En 1342, au début de la guerre de Succession de Bretagne, l'église est saccagée lors du sac de la ville.
- au XIVᵉ et XVᵉ siècles, reconstruction en style gothique orné de l'architecture religieuse bretonne de la fin du Moyen Âge.
- au XVIᵉ et XVIIᵉ siècles, ajout de chapelles latérales et de nouveaux aménagements.
La collégiale est un magnifique mélange d'architecture romane et gothique flamboyant.
1642_Prévôt et chanoines de la Collégiale_Jacob Quatroulx
Parmi les éléments les plus remarquables, les grandes baies gothiques qui inondent le chœur de lumière, les voûtes sur croisées d'ogives, les chapiteaux romans sculptés, parmi les plus anciens éléments conservés, les vitraux, qui racontent des épisodes bibliques et l'histoire locale et la chaire extérieure, très rare en France, depuis laquelle les prédicateurs pouvaient s'adresser à la foule réunie sur la place.
La tradition raconte qu'en 919, alors que la ville était menacée par des envahisseurs, les habitants invoquèrent saint Aubin, évêque d'Angers. Un chevalier blanc serait alors apparu pour leur redonner courage, leur permettant de repousser l'ennemi. Cette légende explique l'attachement des Guérandais à leur saint patron.
La collégiale est classée Monument historique depuis 1840.
En faisant le tour de l'édifice, on remarque que chaque façade possède ses propres caractéristiques.
En arrivant depuis la place Saint-Aubin, nous découvrons l'entrée principale. Construite en granit, elle présente un style gothique sobre mais imposant, avec un grand portail en arc brisé.
Le clocher que l'on voit aujourd'hui n'est pas celui d'origine, en effet, en 1876, une flèche néogothique s'est effondrée en pleine messe détruisant une partie de la façade. Celle-ci a ensuite été reconstruite en réutilisant autant que possible les pierres anciennes.
En entrant dans la Collégiale Saint-Aubin, on est frappé par la sensation d'espace et de lumière. Les bâtisseurs ont voulu guider le regard vers le chœur, symbole de l'élévation spirituelle.
C'est un mélange d'éléments romans et gothiques, résultat de plusieurs siècles de construction.
La nef c'est à dire la partie où prennent place les fidèles comprend cinq travées séparées par de massifs piliers romans datant du XIIᵉ siècle. Ces piliers, sobres mais robustes, contrastent avec les voûtes gothiques qui s'élèvent au-dessus d'eux.
Le chœur plus haut, plus long et beaucoup plus lumineux que la nef attire le regard vers l'autel. Cette recherche de hauteur et de lumière est caractéristique de l'architecture gothique bretonne des XVe et XVIe siècles.
Les voûtes en croisées d'ogives donnent une impression de légèreté malgré le poids de la pierre. Elles permettent de répartir les charges sur les piliers et les contreforts, tout en créant une architecture élancée tournée vers le ciel.
Les vitraux comptent parmi les plus belles richesses de la collégiale. La plupart ont été restaurés ou réalisés au XIXᵉ siècle, mais certains panneaux sont beaucoup plus anciens.
Ils racontent des épisodes de la Bible, la vie de saint Aubin, patron de l'église, ainsi que d'autres scènes religieuses. Lorsque le soleil traverse les verrières, la nef se pare de couleurs chatoyantes.
En observant les piliers, on découvre de magnifiques chapiteaux romans sculptés qui sont parmi les éléments les plus anciens et les plus précieux de la Collégiale Saint-Aubin.
Les grands piliers de la nef remontent au XIIᵉ siècle, époque de la première église romane. Massifs et robustes, ils sont construits en granit local. Leur rôle est de supporter le poids des arcades et des voûtes de l'édifice.
Lorsque la collégiale a été reconstruite dans le style gothique aux XIVᵉ et XVᵉ siècles, ces piliers romans ont été conservés. C'est pourquoi, aujourd'hui encore, on observe un contraste entre la solidité et la sobriété des piliers romans et la finesse et la verticalité des voûtes gothiques qui s'élèvent au-dessus d'eux.
Cette coexistence de deux styles architecturaux raconte l'histoire de l'église et les différentes étapes de sa construction.
Au sommet de chaque pilier se trouve un chapiteau, c'est-à-dire la partie élargie qui fait la transition entre le pilier et l'arc qu'il soutient.
Plusieurs chapiteaux sont richement sculptés. On y découvre des motifs variés des feuilles et des palmettes, inspirées de la nature, des animaux réels ou fantastiques, des visages humains, parfois des scènes symboliques ou bibliques.
Ces sculptures n'étaient pas uniquement décoratives. À une époque où la majorité de la population ne savait ni lire ni écrire, elles servaient aussi à transmettre des enseignements religieux et des leçons morales. Chaque motif évoque une vertu, un vice, un épisode biblique ou rappelle la puissance de Dieu.
En prenant le temps de les observer, on remarque que chaque chapiteau est différent. Les artisans les ont sculptés un à un, faisant de chacun une œuvre unique. C'est ce qui fait tout le charme de la Collégiale Saint-Aubin et en fait un véritable livre de pierre sur le Moyen Âge.
Tout autour de la nef s'ouvrent plusieurs chapelles latérales, aménagées entre les XVe et XVIIe siècles. Elles étaient entretenues par de riches familles ou des confréries religieuses, qui y faisaient célébrer des messes et y installaient leurs autels.
Chaque chapelle avait une fonction particulière, célébrer des messes en l'honneur d'un saint ou pour les défunts d'une famille, accueillir un autel secondaire permettant à plusieurs prêtres de célébrer la messe simultanément, servir de lieu de prière plus intime, à l'écart de la grande nef ou encore mettre en valeur un saint protecteur, grâce à des statues, des tableaux ou des vitraux.
Dans la collégiale Saint-Aubin, ces chapelles sont voûtées et s'ouvrent sur la nef par de grands arcs. Elles abritent encore aujourd'hui des œuvres d'art religieux, comme des retables, des statues de saints et des autels en pierre ou en bois.
Au fond de la nef se trouve le grand orgue, un des éléments majeurs du patrimoine musical de la ville.
Il a été construit au XIXᵉ siècle, à une époque où de nombreuses églises françaises se dotaient d'instruments plus puissants et adaptés au répertoire romantique. Il est installé sur la tribune occidentale, au-dessus de l'entrée principale de la collégiale.
Son élégant buffet en bois s'intègre harmonieusement à l'architecture gothique de l'édifice. Il accompagne encore aujourd'hui les célébrations et les concerts.
L'intérieur de la collégiale a été conçu pour transmettre un message.
La lumière symbolise la présence divine, la hauteur des voûtes invite à lever les yeux vers le ciel, le plan en forme de croix rappelle la crucifixion du Christ, les vitraux étaient de véritables « livres d'images » destinés à enseigner la foi.
En parcourant l'intérieur, on comprend pourquoi la Collégiale Saint-Aubin est considérée comme l'un des plus beaux édifices religieux de Loire-Atlantique : chaque pilier, chaque vitrail et chaque chapelle raconte une partie des mille ans d'histoire de Guérande.
Classée Ville d'art et d'histoire depuis 2004, Guérande est une cité médiévale remarquablement préservée, où l'histoire est encore très présente.
Ses remparts, parmi les mieux conservés de France, ses ruelles pavées, la Collégiale Saint-Aubin et la place du marché témoignent de l'importance qu'a eue la ville au Moyen Âge, notamment grâce au commerce du sel.
Aujourd'hui, la remarquable conservation de son patrimoine permet de comprendre l'évolution d'une ville médiévale qui a su préserver son identité au fil des siècles.
Texte de Paulette Gleyze
Photos de Paulette et Gérard Gleyze
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