vendredi 6 novembre 2020

L'art publicitaire de Leonetto Capppiello au Musée Bergès à Villard Bonnot, Isère


Du 25 septembre au 13 décembre 2020 au musée Bergès à Villard Bonnot (Isère),
se tient une belle exposition sur l'art publicitaire de Leonetto Capppiello.


Cette exposition a pu se tenir grâce au prêt de ses descendants.
Une quarantaine d’œuvres toutes en lien avec les Alpes ont été réunies.
La plupart sont inédites.
 

Leonetto Cappiello, né à Livourne le 9 avril 1875 et mort à Cannes le 2 février 1942, est un peintre, illustrateur, caricaturiste et affichiste italien, naturalisé français en 1930.

Il est considéré, à la suite de Jules Chéret*, comme le rénovateur de l'affiche française.

Cappiello commence sa carrière à Paris comme dessinateur humoriste et collabore à de nombreux journaux, dont Le Rire, Le Sourire, L'Assiette au beurre, Le Cri de Paris.

En 1899, il obtient un énorme succès avec son album, « Nos actrices, portraits synthétiques », édité par La Revue blanche. Sa carrière d’affichiste débute en 1900 et va se poursuivre jusqu'aux années 1930.

Il est l'inventeur de l'affiche moderne.

Leonetto Cappiello_photographie_1901. Dédicace à sa femme Suzanne Meyer "A ma chère Suzanne que j'adore, 9 août 1901"
Leonetto Cappiello dans son atelier_photo anonyme_1902


Autodidacte, il est peintre et dessinateur. Il s'installe à Paris en 1898. Il est un de nos affichistes français tombé dans l'oubli mais dont les images sont connues de tous.
Pour lui, l'affiche doit être commerciale et artistique, il invente l'art de la publicité et de l'affiche au début du 20e siècle.

Il devient très vite un caricaturiste à la mode, croquant la vie parisienne des années 1900.
Il s'intéresse plus particulièrement à l'affiche alors que les grands maîtres dans le domaine s'estompent peu à peu : Toulouse-Lautrec meurt en 1901, Mucha part aux États-Unis en 1904, Grasset arrête l'art de l'affiche en 1914.

Avec la naissance de la société de consommation, l'affiche devient un véritable outil de communication pour inciter le passant à acheter.

Pendant près de 40 ans (de 1899 à 1938) Cappiello va produire quelques 2 000 affiches qui couvrent tous les domaines de la publicité commerciale dans toute l'Europe.

Ses affiches les plus célèbres sont Cachou Lajaunie (1900)
La rose Jacqueminot pour Coty (1904)

Chocolat Klaus (1905)

Cinzano (1910) : C'est une composition particulièrement dynamique. Dans une descente vertigineuse, la femme semble traverser l'image avec ses cheveux au vent et le corps emporté dans un tourbillon.

D'autres affiches célèbres : .... Bouillon Kub (1911), thermogène (1909), Papier à cigarettes JOB (1912), Papier à cigarettes le Nil (1912) et la célèbre campagne Je ne fume que le Nil, Parapluie Revel (1922), Savourez la Savora (1930), Chaussures Bally (1931), Bouillon Kub (1931), Dubonnet (1932)...

Dès 1900, il est remarqué par Pierre Vercasson, imprimeur parisien réputé qui produit les affiches des grandes marques industrielles.
Vercasson assure toutes les étapes de la création des affiches.
C'est lui qui élabore le cahier des charges avec le client et le remet ensuite à Cappiello.

Le processus de création de Cappiello s'établit alors en 5 phases :
- la vignette
- l'esquisse
- la photographie peinte

- la maquette
- et la lithographie.
La technique de la lithographie repose sur deux principes, celui de l'absorption d'un corps gras par la pierre calcaire (poreuse) et celui de la répulsion de l'eau par le gras. Une fois le dessin reporté sur la pierre celui-ci subit une préparation chimique.
Lors de l'impression, le tracé dessiné sur la pierre au crayon gras retient l'encre lithographique appliquée sur la pierre avec un rouleau.

Après la 1er guerre mondiale, Cappiello rejoint la Maison Devambez, Georges Weil et Cie avec la quelle il travaille en exclusivité jusqu'en 1935.

Georges Weil est imprimeur mais aussi galeriste, qui offre, en 1923, à Cappiello d’exposer ses œuvres.

La clientèle de ces imprimeurs-éditeurs est française, italienne, espagnole, polonaise, suisse et....grenobloise.
L'affiche de Cappiello rendra célèbre les pâtes alimentaires grenobloises : Lustucru.

Pour Cappiello, l'affiche publicitaire doit créer un effet de surprise. Il invente un univers original avec des créatures drôles, humoristiques, malicieuses.
Les personnages sont aériens, rubiconds, dansants, joyeux, fantastiques.
Son univers prend sa source dans la Comedia dell'Arte, le théâtre populaire d'Italie, monde de la farce de la bouffonnerie, du déguisement du rire.
Le cahier des charges connu, Cappiello met sur papier ses premières idées. Ces ébauches de petites dimensions se nomment "Vignette"

Florio-Cinzano_vignette au fusain_1930.

L'esquisse est l'étape suivante, elle est généralement exécutée à la gouache sur un format allant de 50*40 à 100*80cm. Capppiello y affine sa composition et fait des recherches de couleurs. L'esquisse est présentée au client qui demande d'éventuelles modifications.

Brio_Esquisse, fusain, gouache_1930.

Les dimensions des esquisses ne permettent pas toujours de faire une bonne présentation aux clients. Pour cette raison, Cappiello photographie les esquisses et colle leur tirage sur un carton dur.
La photo lui permet d'apporter des corrections et des variantes en les peignant directement. Cela lui permet également de multiplier les propositions.

Florio le meilleur Marsala/Cinzano le meilleur apéritif.

Photographie peinte, mine de plomb, gouache, collages_1930.

L'affiche est relativement fidèle à la photographie peinte, seul le texte diffère, ici en italien. Cette affiche imprimée à Berlin en 1940 a été vendue après la fin du contrat qui liait Cappiello à la maison Devambez. Cappiello fait imposer la mention "d'après Cappiello"car il ne pouvait plus contrôler l'impression.

Lithographie en couleur(fac-similé)_1940, avec mention en haut à droite "d'après Cappiello".

Pour Cappiello l'affiche doit attirer l'attention, être visible et lisible à distance, immédiatement compréhensible.
Pour lui la ligne doit être souple et puissante pour donner à l'affiche de la vivacité. Le fond doit être sombre pour faire jaillir "une tache vive".
L'image va s'incruster dans l'esprit et devenir indissociable du produit et de son nom.
Cappiello nomme l'association de ces éléments "Arabesque" et va devenir la base de ses affiches.
La première du genre parait en 1903, il s'agit de l'affiche Chocolat Klaus. Elle va faire sensation et marquer un tournant dans les techniques publicitaires.

Vercasson écrit en 1906 : "Le chocolat Klaus fut la première maison qui expérimenta notre première audace dans ce genre. Ce fut un succès. En très peu de temps nous avions fait connaître cette marque de chocolat, grâce à une affiche incompréhensible, si vous voulez. Mais nul ne peut nier que si tout le monde blâmait son incohérence, ce même tout le monde n'en avait pas moins appris le nom de la marque qu'elle indiquait. Cette maison s'en montra d'autant plus satisfaite qu'elle avait déjà essayé douze affiches sans résultat"

Chocolat Klaus_lithographie en couleurs_1903

Pour le Cacao Suchard, une fillette boit son chocolat dans une immense tasse. Dressée sur la pointe des pieds elle ne veut pas perdre une goutte de cette excellente boisson.
Esquisse, fusain et pastel_1909

Pour Suchard Velma, quatre enfants virevoltent autour d'une tablette de chocolat.

Chocolat Velma Suchard_maquette, fusain, pastel et gouache_1921

L'exposition montre aussi des affiches pour les alcools.

Pour l'apéritif Vermouth, deux femmes élégantes semblent flotter dans les airs et se raccrocher à une bouteille.

Esquisse, fusain, gouache_1924

Une fois l'esquisse acceptée par le client, Cappiello réalise un agrandissement de l'image pouvant attendre jusqu'à 3 m de haut et 1,30m de large. La maquette définitive sert de "bon à tirer"

Vermouth Bellardi de Turin_Maquette sur papier entoilé, fusain, gouache_1927
 

Jusqu'au bout Cappiello se réserve la possibilité de modifier ses compositions. Ici la chope a été rajoutée. C'est une commande de la brasserie Wührer, à Brescia en Lombardie.

Maquette, fusain et gouache_1922

Pour la bière Metzger (brasserie de Turin), Gambrinus, personnage de légende surnommé "le roi de la bière" prend les traits d'un géant sympathique.

Maquette, fusain et pastel_1910

Pour les pâtes Lustucru de Grenoble, Cappiello s'est inspiré pour son affiche d'un personnage de légende, le père Lustucru.

Au XVIIe siècle le père Lustucru était un forgeron qui redressait l'esprit des femmes.

Il est devenu ensuite un géant grotesque et ridicule qui défilait au carnaval, et un personnage de la chanson pour enfants de Jean-Louis Forrain "La mère Michel" dont voici les paroles :

"C'est la mère Michel qui a perdu son chat,
Qui crie par la fenêtre à qui le lui rendra.
C'est le père Lustucru,
Qui lui a répondu :
Allez la mère Michel vot' chat n'est pas perdu
Refrain

Sur l'air du tra la la la
Sur l'air du tra la la la
Sur l'air du tra déridéra et tra la la

C'est la mère Michel qui lui a demandé :
Mon chat n'est pas perdu, vous l'avez donc trouvé ?
C'est le père Lustucru,
Qui lui a répondu :
Donnez une récompense, il vous sera rendu.
(Refrain)

Et la mère Michel lui dit : c'est décidé,
Si vous m'rendez mon chat vous aurez un baiser !
Et le père Lustucru,
Qui n'en a pas voulu,
Dit à la mère Michel : vot' chat il est vendu.
(Refrain)"

D'après le catalogue raisonné des affiches de Cappiello : "En 1871, Louis Cartier-Millon achète à Grenoble un atelier qui produisait des pâtes alimentaires depuis 1824. A cette époque, les pâtes se vendent en vrac et sans marque.

Pour développer sa société, Cartier-Millon décide de miser sur la marque et l'emballage.
En 1911, suite à un concours d'affiche gagné par le dessinateur Synave le damier bleu clair et bleu foncé est né. Au banquet de clôture de ce concours, Jean-Louis Forrain chante sa contine :

Ce sera la naissance de la marque Lustucru."

Nous pouvons voir encore bien d'autres affiches dans cette belle exposition.
Photographie peinte, fusain et gouache_1920_ publicité pour le dentifrice, dans un mouvement joyeux une femme se lave les dents devant un miroir;

Lithographie en couleur_1916, le trait d'union est un quotidien républicain et socialiste franco-italien. l'homme a les traits de Giuseppe Garibaldi, symbole de la nation italienne.

Esquisse au fusain pastel et gouache_1933 pour les petits suisses Ch. Gervais. Contre toute attente le petit suisse est un fromage de Normandie. L’ambiguïté est entretenue ici avec des enfants habillés en costumes du Tyrol.
Mirafiore

L'alcool Mirafiori


Lithographie Le petit Dauphinois_1933 : un homme au visage stylé avec une plume d'oie. Le regard qu'il porte sur l'actualité internationale est symbolisé par une mappemonde à la place de l'œil.

La Licorne_1925 sera destinée au Biscotti Wamar

L'exposition présente également ses carnets de dessins :

Album d'inventaire de photos d'esquisses. Pour la campagne publicitaire Lustucru, Cappiello choisit un personnage féminin qui déguste une assiette de pâtes.
Ce visage caricatural rappelle Bécassine créée en 1905 par Joseph-Porphyre Pinchon et Olive Oyl, la fiancée de Popeye imaginée par Elzie Crister Segar en 1919.
Etude pour l'affiche Théâtre de l'étoile_encre_vers 1923

 
Etude pour l'affiche Sancta_fusain, crayon et encre_vers 1925

 
 Dessin à l'encre_Leonetto Cappiello et sa muse_vers 1925


Vues générales de l'exposition

Créatif, Cappiello a imposé une image nouvelle de la publicité et de l'affiche au début du XXe siècle.

En quelques années, le "style Cappiello" révolutionne l'art de l'affiche.

Dans les années 1920, il est l'affichiste le plus plagié.

Beaucoup de ses affiches sont conservées au musée du Louvre ou encore au musée d'Orsay et au musée des Arts Décoratifs à Paris

Belle et originale exposition, présentée dans un bel écrin, elle rend hommage au génie de Leonetto Cappiello tombé à tort dans l'oubli.

Un bel ouvrage a été édité chez Libel à l'occasion de cette exposition.
Pour retrouver toutes les affiches de Cappiello :


* Pour en savoir plus sur Jules Chéret : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Ch%C3%A9ret


Texte : Paulette Gleyze

Photos : Paulette et Gérard Gleyze

jeudi 8 octobre 2020

Patrimoine de l'Isère par Joseph-Paul Messina


Du 15 septembre au 24 octobre 2020, dans la salle des expositions de la librairie Arthaud à Grenoble, se tient la très belle exposition de dessins et de lithographies, de notre ami Joseph-Paul Messina : "Regard de l'Artiste sur le patrimoine Dauphinois".
C'est une exceptionnelle exposition qui met en lumière les plus prestigieux édifices du patrimoine dauphinois.

C'est à l'âge de 15 ans que Joseph-Paul découvre le dessin, avec son professeur Yves Deshairs, aux Beaux-Arts de Grenoble.

Son œuvre se place dans la plus pure expression de la Renaissance Italienne.

A partir d'objets du quotidien comme des instruments de musique, du papier, des fruits, un drap, une veste en cuir, une paire de chaussures... il sait comme personne, avec la finesse et la minutie de son dessin rendre les drapés, les plis, la profondeur et faire ressortir ombres et lumières.

Ses sanguines représentent la beauté féminine avec simplicité, naturel et grâce.

Celles représentants des personnages célèbres sont émouvantes.

Plusieurs heures par jour, il fait naître de son crayon, des formes, des courbes, des volumes et des ombres avec un extraordinaire réalisme. Armé de ses crayons il
hachure, modèle, croise les traits pour créer des œuvres harmonieuses, belles et impressionnantes.

Sa quête est l'esthétique de la beauté. Son Art est composé avec finesse, élégance et émotion.

La réalisation de certaines de ses œuvres peuvent lui demander jusqu'à une centaine d'heures de travail.

Joseph-Paul Messina est Sociétaire des Artistes Français et Membre de l'Académie Européenne des Arts. Il a également remporté de nombreux prix lors de ses expositions.

L'exposition à la librairie Arthaud est composée de dessins et gravures représentant les monuments historiques grenoblois et isérois.

Joseph-Paul s'exprime sur le projet qui l'a animé au sujet de l'exposition qui se tient actuellement :

"Ce projet en gestation mûrissant dans mon esprit pendant des années, je me suis finalement dit qu'il fallait faire quelque chose, mettre en lumière quelques-uns de ces lieux singuliers. Sur site, j'utilise la photo pour figer les perspectives, les lumières et le bon contraste, les ombres et les portées. Le but premier de mon engagement est bien évidemment artistique, mais il vise aussi à faire découvrir ou mieux faire connaître notre patrimoine"

Quelques représentations que nous pouvons découvrir concernant les monuments grenoblois :

L'escalier monumental de la librairie Arthaud. La maison Rabot ou hôtel Rabot, qui héberge la plus grande partie de la librairie Arthaud, est un monument historique. C’était un hôtel particulier à oriel (tourelle en saillie sur la rue) construit à la fin du XVIe .

La tour Perret, tour emblématique à Grenoble, classée au titre des monuments historiques en 1995. Construite par l'architecte Auguste Perret pour l'exposition internationale de la Houille Blanche et du tourisme qui s'est tenue à Grenoble en 1925.

La coupole du Dauphiné Libéré à Grenoble, construite en 1909, et surmontée d'un aigle aux ailes déployées.

La montée Chalemont à Grenoble, porte d'entrée de l'ancien couvent des Visitandines fondé en 1618 par sainte Jeanne de Chantal et saint François de Sales.

L'Eglise St Laurent à Grenoble, classée au titre des monuments historiques depuis le 10 août 1977.

Le griffon qui trône à Grenoble, sur un immeuble à l'angle du boulevard Edouard Rey et la rue Molière.

La Tour de la Trésorerie à Grenoble, édifiée au IIIe siècle par les Romains. Elle faisait partie des premières fortifications de Cularo (Grenoble).

Fontaine du Lion et du Serpent du sculpteur Victor Sappey, à Grenoble de 1843. Le Lion symbolisant l'impétuosité du Drac et le Serpent, la sinuosité de l'Isère.

La porte d'entrée François Marc ou Hôtel du griffon à Grenoble. Cette porte d'entrée rue Barnave, donne accès à un immeuble daté de 1490. Elle est classée monument historique.

Dôme de l'ancien siège de la Société Lyonnaise à Grenoble, construit en 1924.

La Porte de France à Grenoble, érigée en 1620 dans le cadre de la fortification de la Bastille par le duc de Lesdiguières.

L'échauguette de la porte de France à Grenoble, elle faisait partie d'un ensemble fortifié de la ville, crée en 1592 après la prise de la ville par le duc de Lesdiguière.

Le Palais du parlement à Grenoble (détail de la façade). La partie la plus ancienne du palais du parlement date du XVe siècle. Ce palais a fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1889.

La basilique St Joseph à Grenoble. Construite au début du 20e siècle. l'abbé Pierre y a été vicaire de 1939 à 1942, avant d'être nommé à la cathédrale Notre dame à Grenoble.

Quelques monuments dauphinois :

Temple d'Auguste et de Livie à Vienne. Edifié vers -20-10 avant JC. Ce temple était dédié au culte de Rome et de l'empereur Auguste.

Le porche d'entrée du château de Vizille. C'est le plus important château du Dauphiné, ancienne demeure des duc de Lesdiguières (XVIIIe siècle) et résidence des présidents de la république de 1925 à 1960. Il a fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862. C'est ici qu'a eu lieu l'Assemblée des Trois Ordres du Dauphiné le 21 Juillet 1788.

Détail de la façade ouest du château de Vizille.

Le Château de Bressieux. C'est un ancien château fort du XIIIe siècle. Les ruines de l'ancien château-fort font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 16 août 1904.

L'Eglise St Symphorien à Morestel. Église de l'ancien couvent des Augustins construit en 1425.

Les thermes d'Uriage. Le bâtiment construit en 1892/1894, par l'architecte Ferdinand Bugey, abritait dès l'origine un casino et un théâtre.

Le musée Hector Berlioz à la Cote St André. Le musée est la maison natale du compositeur. Classée monument historique en 1942.

Le château de Virieu édifié au XI e siècle. Louis XIII y a dormi. Il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 9 mars 1965.

Le musée départemental Hébert à la Tronche, maison du peintre Ernest Hébert (1817-1908)

L'Abbatiale Saint Antoine l'Abbaye, construite au XVe siècle par l'ordre des Antonins. L'abbatiale est classée au titre des monuments historiques en 1981.

Les œuvres présentées ici ne sont qu'une infime partie de cette belle exposition, d'une grande richesse.

Les œuvres sont remarquables et montrent l'amour de Joseph-Paul pour son patrimoine et sa sensibilité à l’égard du beau.

Un catalogue des dessins et gravures exposées est à la vente. Il permet de poursuivre le plaisir de la visite.


Texte : Paulette Gleyze

Photos : Paulette et Gérard Gleyze