Nous continuons nos visites.
Après la visite de Guérande :
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De Saillé, des marais salants, du Pouliguen et du Croisic
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Le 04 juin 2026, nous visitons à Saint Nazaire, l'Escal'Atlantic située dans la base sous-marine allemande, sur les quais de l'ancien port transatlantique.
C'est l'un des sites culturels les plus emblématiques de la ville.
Avant la Seconde Guerre mondiale, cet emplacement était celui de l'ancien port transatlantique, inauguré en 1862. C'est de là que les grands paquebots embarquaient leurs passagers pour traverser l'Atlantique vers New York, les Antilles, le Mexique ou l'Amérique centrale.
Pendant la guerre, les installations portuaires ont été détruites par les allemands et remplacées par la gigantesque base sous-marine, à l'intérieur de laquelle Escal'Atlantic a été aménagé.
Aujourd'hui, Escal'Atlantic se trouve à proximité des Chantiers de l'Atlantique, où sont construits les paquebots modernes, du Grand Port Maritime de Saint-Nazaire, du sous-marin Espadon et de l'Écomusée de Saint-Nazaire.
Le musée est implanté sur les lieux mêmes de l'histoire des grands paquebots. Cette situation permet aux visiteurs de découvrir les transatlantiques dans leur environnement d'origine, là où ils étaient construits, armés et d'où ils prenaient la mer pour les grandes traversées de l'Atlantique.
Entre 1941 et 1943, les Allemands font construire une immense base sous-marine en béton armé. Cet ouvrage doit protéger les sous-marins des bombardements alliés.
La base comprend des alvéoles pour accueillir les U-Boot, des ateliers de réparation, des réserves de carburant, de matériel et des espaces de commandement et de vie pour les équipages.
La construction mobilise des milliers d'ouvriers, parmi lesquels des travailleurs français réquisitionnés et des prisonniers. Le chantier transforme profondément Saint-Nazaire.
La ville devient une cible majeure des bombardements alliés en raison de son importance militaire.
La base joue un rôle essentiel dans la bataille de l'Atlantique, les sous-marins allemands y sont réparés, ravitaillés et préparés avant de partir attaquer les convois alliés transportant des marchandises et des troupes. Saint-Nazaire devient ainsi l'une des principales bases de la flotte sous-marine allemande sur la façade atlantique.
Après la guerre, la base sous-marine reste longtemps un symbole difficile à intégrer dans la ville. Elle est finalement réhabilitée à partir des années 1990 dans le cadre du projet Ville-Port.
Ce n'est pas un musée traditionnel, c'est un parcours immersif consacré à l'histoire des grands paquebots transatlantiques construits à Saint-Nazaire, notamment les légendaires Le Normandie (1935) et Le France (1962).
La visite donne l'impression d'embarquer sur un paquebot.
Nous voyons des reconstitutions de cabines, salons, salle à manger et bar, un pont promenade avec transats face à des projections de la mer, les espaces techniques (passerelle, salle des machines, chambres froides) et près de 200 objets authentiques provenant de paquebots historiques (mobilier, luminaires, vaisselle, tapisseries, œuvres décoratives et objets du quotidien).
L'accent est mis autant sur la vie des passagers que sur celle de l'équipage, avec des dispositifs interactifs et des animations adaptées aux familles.
Cette visite s'adresse autant aux passionnés de navigation et d'histoire maritime qu'aux amateurs d'architecture et de design des années 1920 à 1960 (Art déco notamment) et aux familles, grâce aux nombreuses manipulations et animations.
Cette exposition réussit à faire revivre l'atmosphère des traversées transatlantiques sans être trop technique.
La visite est conçue comme une véritable traversée transatlantique. Il n'y a pas un parcours chronologique classique avec des vitrines. On a l'impression d'embarquer sur un paquebot et d'en explorer progressivement tous les espaces, des plus prestigieux aux plus techniques.
Tout commence par une passerelle d'embarquement.
Après avoir franchit la passerelle d'accès, une grande porte s'ouvre sur un vaste hall qui évoque les anciennes gares maritimes de Saint-Nazaire.
Nous sommes accueillis comme des passagers prêt à monter à bord d'un paquebot transatlantique. Cette mise en scène marque la transition entre le monde réel, la base sous-marine et le voyage imaginaire qui commence.
La mise en scène reproduit l'ambiance des départs de Saint-Nazaire, lorsque les paquebots reliaient New York, Veracruz ou l'Amérique du Sud.
C'est un vaste espace rappelant les halls des terminaux maritimes, des bagages et accessoires de voyage, des sons d'ambiance (annonces, brouhaha, mouvements des voyageurs), des images d'archives montrant les départs des grands paquebots.
L'objectif est de faire ressentir l'excitation du voyage, à une époque où partir pour New York représentait plusieurs jours de traversée et un événement important.
Le 29 Mai 1935 à 19 heures, Le Normandie quitte le Havre pour son premier voyage à New York. Construit par les chantiers navals de Saint Nazaire, il entrait déjà dans la légende des grands paquebots. Durant cinq jours les passagers vivent une expérience à part sur un bateau unique au monde. Le luxe et l'audace de ses emménagements, la prouesse de ses installations techniques, la rapidité de sa course sur l'océan atlantique le classent parmi les fleurons de la flotte transatlantique.
Grâce à la science de ses ingénieurs et de ses architectes, au goût de ses décorateurs, ce géant porte l'image de la France.
Après la salle d'embarquement, nous pénétrons dans les espaces de vie des passagers.
Cette séquence reconstitue l'expérience d'un voyageur à bord d'un grand paquebot transatlantique, depuis les espaces privés jusqu'aux lieux de sociabilité. L'objectif n'est pas seulement de montrer le luxe, mais aussi de nous faire comprendre comment s'organisait la vie pendant plusieurs jours de traversée.
Nous pénétrons dans les coursives qui sont les couloirs qui relient les différents espaces du navire. À bord d'un grand paquebot, elles étaient de véritables petites rues flottantes.
On y découvre les portes des cabines avec leurs numéros, les plaques et signalétiques d'époque, les matériaux utilisés à bord (boiseries, métaux polis, revêtements décoratifs) et l'organisation très précise des circulations entre les classes.
La visite insiste sur le fait qu'un paquebot était une ville miniature et que plusieurs milliers de personnes pouvaient y vivre simultanément avec leurs propres espaces, services et règles.
Les coursives permettent aussi de voir les différences entre les passagers. Les passagers de première classe bénéficiaient d'espaces vastes et décorés, les classes plus modestes disposaient de cabines plus simples et plus fonctionnelles.
Nous arrivons sur le pont arrière (la poupe).
Nous découvrons, le pont promenade, aménagé avec des transats, où les voyageurs venaient se détendre, lire ou admirer le sillage du navire, la vue vers la mer, évoquée par une scénographie et des projections qui donnent l'impression d'être en pleine traversée de l'Atlantique, l'ambiance de la vie à bord, avec les sons du vent, des machines et de la mer, qui renforcent l'immersion.
Le pont arrière permet aussi de comprendre que les paquebots n'étaient pas seulement des moyens de transport : ils étaient de véritables villes flottantes, où le voyage faisait partie intégrante de l'expérience.
Ils étaient un lieu de rencontre entre les différentes classes de voyageurs, même si certains espaces restaient réservés selon la catégorie du billet.
Les cabines sont parmi les espaces les plus parlants du parcours. Elles permettent de comparer les conditions de voyage selon la classe choisie par les passagers.
Les cabines sont reconstituées à taille réelle pour montrer les conditions de voyage à bord des grands paquebots transatlantiques des années 1920 à 1960.
Les cabines de première classe représentent le sommet du confort.
On y trouve des lits confortables, des boiseries raffinées, des fauteuils ou petits salons privés selon les catégories, des salles de bains individuelles sur les navires les plus modernes et une décoration inspirée des grands hôtels.
Sur des paquebots comme le Normandie ou le France, certaines suites étaient de véritables appartements flottants.
Les passagers de première classe voyageaient dans un environnement proche des palaces de l'époque.
Les cabines de première classe étaient conçues pour offrir aux passagers un niveau de confort comparable à celui d'un hôtel de luxe, afin de rendre agréable une traversée de cinq à sept jours entre l'Europe et l'Amérique.
Les cabines de deuxième classe offrent un compromis entre confort et prix.
Elles se caractérisent généralement par deux à quatre couchettes ou lits jumeaux selon le type de cabine, un mobilier en bois verni, simple mais confortable, un lavabo intégré (certaines cabines partageaient les sanitaires), des rangements compacts (placards, porte-bagages).
Ces cabines offrent un bon niveau de confort sans le luxe de la 1re classe. Elles accueillaient des voyageurs de la classe moyenne, des familles ou des professionnels.
Les salons présentés à L'Escal'Atlantic reconstituent les espaces de détente et de rencontre de ces grands paquebots. Ils permettent de découvrir le raffinement qui caractérisait les voyages en première classe.
On y retrouve de vastes salons de réception avec fauteuils et canapés élégants,
des boiseries, tapis, luminaires et œuvres d'art inspirés des célèbres paquebots comme le Normandie ou le France.
Les salons étaient les lieux où les passagers passaient une grande partie de leur temps.
On retrouve l'esprit des grands paquebots français, élégance Art déco, matériaux nobles, fauteuils confortables, œuvres décoratives, éclairages sophistiqués.
Sur le Normandie, certains salons étaient de véritables chefs-d'œuvre décoratifs, avec des volumes impressionnants et des œuvres réalisées par de grands artistes de l'époque.
On y retrouve aussi un bar évoquant le salon de première classe du France (1962).
Le salon du commandant est l'un des espaces les plus intéressants d'Escal'Atlantic, car il permet de découvrir l'envers du décor : le navire vu par ceux qui le dirigent plutôt que par les passagers.
C'est un lieu privé et prestigieux. Sur les grands paquebots transatlantiques, le commandant disposait d'un salon personnel qui remplissait plusieurs fonctions :
il y recevait les personnalités importantes et les invités de marque ;
il y organisait parfois des réceptions plus intimes que les grands salons de première classe ;
c'était aussi un bureau où il pouvait travailler et consulter les documents de navigation.
Le mobilier était particulièrement soigné, car ce salon reflétait le prestige de la compagnie maritime. On y trouvait des boiseries précieuses, des fauteuils confortables, des tableaux, parfois une bibliothèque et des objets d'art.
À l'époque des grands paquebots, le commandant était souvent une personnalité connue. Les voyageurs les plus fortunés appréciaient être invités à sa table ou dans son salon.
Il représentait à la fois, l'autorité absolue à bord, le garant de la sécurité, l'image de la compagnie maritime.
Être reçu dans son salon constituait un véritable privilège.
Le salon de musique est une reconstitution complète du salon de musique du paquebot Liberté (1950), avec une grande partie de son mobilier d'origine.
À bord des grands paquebots, la musique occupait une place essentielle dans la vie mondaine. Le salon accueillait des récitals de piano, des concerts de musique de chambre, parfois des chanteurs ou des petits ensembles orchestraux, des conférences ou des lectures lors des longues traversées.
Les passagers s'y rendaient pour écouter la musique, mais aussi pour se montrer et rencontrer les autres voyageurs.
Le Liberté, mis en service en 1950 par la Compagnie Générale Transatlantique, était le successeur du célèbre Normandie. Son salon de musique reflétait le goût français de l'après-guerre : élégance, lignes sobres et grand confort.
On peut admirer le piano d'origine, les fauteuils et canapés disposés comme à bord, les guéridons et le mobilier authentique provenant du navire.
La Grande Salle à manger est le cœur du luxe à bord de ces grands paquebots. À Escal'Atlantic, elle est inspirée de celle du Normandie (1935), considéré comme le fleuron de la marine française.
C'est la plus grande salle à manger flottante de son époque. Sur le Normandie, elle mesurait 93 mètres de long, sur trois ponts de hauteur, et pouvait accueillir environ 700 convives en un seul service.
Les passagers entraient par d'immenses portes monumentales avant de découvrir une salle baignée de lumière grâce à de grandes dalles de verre gravé créées par le maître verrier Auguste Labouret. Une partie de ces dalles originales est aujourd'hui conservée et exposée à Escal'Atlantic.
La salle réunissait les meilleurs artistes, décorateurs, verriers, ferronniers et artisans. Elle symbolisait le prestige de la France et de la Compagnie Générale Transatlantique.
Les tables étaient dressées avec de la porcelaine, de l'argenterie et des cristaux fabriqués spécialement pour le navire par des maisons prestigieuses comme Christofle, Ercuis et Daum.
Les menus proposaient une cuisine gastronomique française accompagnée de grands vins.
Au-delà des repas, la Grande Salle à manger était un espace où les passagers de première classe se retrouvaient pour voir et être vus. Les dîners étaient des événements sociaux où l'élégance vestimentaire était de rigueur.
La scénographie à l'Escal'Atlantic, permet de revivre cette atmosphère grâce à des tables dressées, des objets authentiques des arts de la table, des projections audiovisuelles et les célèbres dalles de verre du Normandie, offrant un aperçu du raffinement des traversées transatlantiques des années 1930.
Le parcours évoque également le salon fumoir du paquebot France (1962).
C' était l'un des lieux les plus élégants des grands paquebots. Réservé principalement aux passagers de première classe, il constituait un espace de détente où l'on venait discuter, lire, jouer aux cartes ou déguster un cigare après le dîner. À une époque où il était courant de fumer, ce salon était un véritable lieu de rencontre mondain.
Sur le Normandie (1935), le salon fumoir était un chef-d'œuvre de l'Art déco. Il était décoré par le célèbre artiste Jean Dunand, qui réalisa un immense ensemble de panneaux en laque intitulé « La Chasse ». Cette œuvre monumentale, séparant le fumoir du grand salon de première classe, a demandé près de deux ans de travail. Les panneaux combinaient de nombreuses couches de laque et de feuilles d'or, créant un décor d'une richesse exceptionnelle.
À Escal'Atlantic, plusieurs panneaux originaux de « La Chasse » sont exposés dans le hall d'entrée. Ils comptent parmi les pièces les plus prestigieuses du musée et témoignent du raffinement des grands paquebots français.
Décoration du salon fumoir, 1er classe du Normandie_La chasse, détail : marabouts et renards_ensemble de quatre panneaux de laque_Jean Durand_Laque et feuilles d'or sur matériaux composites_1935_dépôt des Arts Décoratifs, musée des Arts Décoratifs, Paris_collection ville de St Nazaire
Décoration du salon fumoir, 1er classe du Normandie_La chasse, détail : marabouts et renards_ensemble de quatre panneaux de laque_Jean Durand_Laque et feuilles d'or sur matériaux composites_1935_dépôt des Arts Décoratifs, musée des Arts Décoratifs, Paris_collection ville de St Nazaire
Le bar est la dernière grande étape de la visite d'Escal'Atlantic. Il est aménagé dans l'esprit du paquebot France (1962) et permet aux visiteurs de terminer leur parcours dans l'ambiance élégante d'un salon de première classe.
Il se distingue par une ambiance raffinée, le décor évoque les bars de première classe où les passagers se retrouvaient pour prendre un cocktail, écouter de la musique et échanger avant ou après le dîner.
La tapisserie « Soleil d'Orphée », réalisée par Jean Picart Le Doux, décorait également le salon fumoir du France. Elles complètent l'atmosphère artistique et élégante du lieu.
Soleil d'orphée, l'eau l'air_Jean Picart le Doux (peintre-cartonnier)_Manufacture Hamot (tapissier)_Tapisserie d'Aubusson tissée en basse-lisse.
Soleil d'orphée, l'eau l'air_Jean Picart le Doux (peintre-cartonnier)_Manufacture Hamot (tapissier)_Tapisserie d'Aubusson tissée en basse-lisse.
Cette séquence fait comprendre qu'un grand paquebot n'était pas seulement une machine à traverser l'océan, c'était un hôtel, un restaurant, un théâtre, un lieu de rencontre et une société en miniature.
Nous circulons dans les espaces, passons des couloirs aux cabines, puis aux salons et aux salles communes, comme un véritable passager découvrant son navire.
Le pont promenade est est très apprécié. Nous nous installons dans des transats face à une projection de l'océan qui recrée la sensation d'être en pleine traversée. Bruits du vent, de la mer et images d'horizon donnent une véritable impression de voyage.
L'entrepont des émigrants (troisième classe) à Escal’Atlantic reconstitue les conditions de voyage des passagers qui traversaient l’Atlantique dans les parties les moins luxueuses des grands paquebots. L’ambiance contraste fortement avec les salons de première classe, lits superposés et espaces collectifs, avec peu d’intimité, mobilier simple et fonctionnel, adapté au transport de nombreux voyageurs.
Les cabines de troisième classe racontent l'histoire des migrations et des voyages populaires à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle.
Ces espaces étaient plus sobres. Les cabines étaient collectives et les équipements limités.
On y observe des couchettes superposées en bois ou en métal, très rapprochées, un mobilier réduit au strict nécessaire (patères, petite tablette, coffre ou bagages), des cabines accueillant plusieurs personnes, parfois des familles entières.
L'exposition rappelle que ces espaces étaient occupés principalement par des migrants quittant l'Europe pour commencer une nouvelle vie aux États-Unis ou du Canada.
Malgré leur simplicité, ces cabines étaient souvent plus confortables que celles de nombreux paquebots plus anciens.
Escal'Atlantic montre ainsi que le paquebot n'était pas seulement un symbole de luxe, : c'était aussi un moyen de transport essentiel pour des milliers de personnes.
Une scénographie qui raconte l’histoire des migrants européens partant vers une nouvelle vie, notamment vers l’Amérique.
À Escal’Atlantic, cette partie du parcours est volontairement placée en opposition avec les grands espaces de prestige comme le Grand Salon ou la salle à manger du Normandie. Elle montre qu’un même paquebot pouvait être à la fois un hôtel de luxe pour certains passagers et un lieu de voyage difficile pour d’autres.
Nous passons ensuite "de l'autre côté du décor", dans les espaces réservés à l'équipage à savoir la timonerie (passerelle de navigation), la salle des machines, les chambres froides, les espaces techniques.
On comprend comment un navire de plusieurs dizaines de milliers de tonnes était dirigé et propulsé, ainsi que l'organisation de plusieurs centaines de membres d'équipage travaillant jour et nuit.
Nous terminons la visite de l'Escal'Atlantic par la projection d'un film dans la salle de cinéma qui évoque les cinémas installés à bord des grands paquebots transatlantiques.
À partir des années 1930, ces espaces deviennent un symbole de modernité et de confort, permettant aux passagers de se divertir pendant les longues traversées entre l'Europe et l'Amérique.
Les films projetés étaient principalement des actualités, des documentaires, des dessins animés et les dernières productions cinématographiques.
Les salles étaient conçues pour offrir un confort comparable à celui des meilleurs cinémas de l'époque.
Nous voyons des images d'archives qui montrent la vie à bord, la construction des paquebots et les traversées de l'Atlantique.
La sortie de l'Escal'Atlantique est volontairement originale et marquante.
Nous quittons les décors chaleureux du paquebot transportés vers la sortie dans une petite barque.
Nous retrouvons l'ambiance sombre et le béton monumental de l'ancienne base sous-marine.
Cette architecture massive, construite pendant la Seconde Guerre mondiale, contraste fortement avec l'élégance des paquebots que l'on vient de découvrir.
Cette opposition rappelle que Saint-Nazaire est une ville profondément liée à l'histoire maritime, mais aussi à l'histoire industrielle et militaire du XXᵉ siècle.
Contrairement à beaucoup de musées maritimes, l'objectif de l'Escal’Atlantic n'est pas de montrer des maquettes derrière des vitrines.
On entre véritablement dans les décors.
La visite nous permet de découvrir sur plusieurs niveaux comme dans un véritable navire ses ponts, ses coursives, ses cabines et ses espaces de service reconstitués ainsi que la vie à bord des différentes classes sociales.
Encore aujourd'hui à Saint-Nazaire, l'aventure continue avec la construction des plus grands paquebots du monde.
Nous poursuivons notre visite des Chantiers de l'Atlantique avec la découverte du sous-marin L'Espadon (premier sous-marin français à avoir franchi le cercle polaire).
Je vous le ferai découvrir dans un prochain article.
Texte de Paulette Gleyze
Photos de Paulette et Gérard Gleyze
Toujours intéressant ton blog
RépondreSupprimerJ’ai beaucoup aimé ton passage sur les voyageurs en 3 eme classe… à compléter avec une visite à New York à Ellis Island…