Après les visites de Guérande :
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De Saillé, des marais salants, du Pouliguen et du Croisic :
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L'Escal'Atlantique à St Nazaire :
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Le sous-marin l'Espadon à St Nazaire :
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Nous sommes toujours à Saint Nazaire chez nos amis Odile et Daniel, nous terminons ce beau séjour par la visite de Pornic et de La Brière ensemble, le 04 juin 2026 .
Pour se rendre à Pornic nous devons traverser le pont de St Nazaire.
C'est l'un des ouvrages d'art les plus emblématiques de France. Il franchit l'estuaire de la Loire et relie Saint-Nazaire, sur la rive nord, à Saint-Brevin-les-Pins, sur la rive sud.
Il a une longueur totale de 3 356 mètres, ce qui en fait encore aujourd'hui le plus long pont de France, une hauteur du tablier de 61 mètres au-dessus de la Loire, afin de permettre le passage des grands navires qui rejoignent les chantiers navals et le port de Saint-Nazaire.
Il a été mis en service en 1975. Avant son ouverture, traverser l'estuaire était beaucoup plus compliqué. Il fallait utiliser un bac ou faire un long détour par Nantes. Le pont a considérablement facilité les échanges entre le nord et le sud de la Loire-Atlantique, tout en soutenant l'activité industrielle et portuaire de Saint-Nazaire.
Depuis 1994, le passage est gratuit. pour des raisons de sécurité, il peut être fermé lorsque les rafales de vent dépassent environ 120 km/h.
Pornic est une charmante station balnéaire située sur la côte de Jade.
L'occupation humaine du territoire remonte à plus de 7 000 ans. Plusieurs mégalithes, comme le dolmen de la Joselière et le tumulus des Mousseaux, témoignent de cette présence ancienne.
Au Moyen Âge, Pornic devient un point stratégique pour protéger la baie de Bourgneuf et le Pays de Retz.
Après les invasions vikings, un château est construit au Xe siècle sous le duc Alain Barbetorte.
Au fil des siècles, la ville développe son activité portuaire grâce au commerce maritime, à la pêche et à la construction navale.
Au XIXe siècle, l'arrivée du chemin de fer transforme profondément la commune. Les premiers touristes, souvent issus de la bourgeoisie nantaise et parisienne, viennent profiter des bains de mer.
De nombreuses villas élégantes sont alors construites le long du littoral.
Le vieux port est le véritable cœur de Pornic.
Les quais sont bordés de maisons anciennes aux façades colorées, de cafés, de restaurants et de boutiques. L'ambiance y est animée toute l'année.
Le port est installé au fond d'une ria, une vallée envahie par la mer, ce qui lui confère un charme très particulier et une bonne protection naturelle contre les tempêtes.
À Pornic, déguster une glace fait presque partie de la visite. En flânant sur le vieux port, il y a plusieurs glaciers réputés, chacun avec sa spécialité.
Le parfum emblématique de Pornic est le sorbet à la fraise.
Nous partons du vieux port et nous grimpons vers la ville haute.
Nous arrivons à proximité de l'église St Gilles (protecteur notamment des gens de mer).
C'est le principal édifice religieux de Pornic et l'un des monuments les plus emblématiques de la ville.
Son imposant clocher domine les toits et sert de repère aux marins depuis plus d'un siècle.
Avant les systèmes modernes de navigation, les marins utilisaient les éléments les plus visibles du littoral pour s'orienter.
Grâce à sa hauteur et à sa position dominante, le clocher de Saint-Gilles constituait un "amer", c'est-à-dire un point fixe permettant de repérer l'entrée du port de Pornic.
L'église actuelle est en réalité la troisième construite sur ce site. La première aurait été édifiée en 978 par le prince breton Glévihen.
Une seconde église, plus importante, est bâtie vers 1370 et placée sous le patronage de saint Gilles.
Devenue trop vétuste et trop petite, elle est démolie au XIXᵉ siècle pour laisser place à l'édifice actuel.
La reconstruction est décidée en 1852. Les travaux commencent en 1864 et l'église est achevée en 1875, lorsque le clocher reçoit ses trois cloches.
Elle est de style néo-roman, avec quelques éléments inspirés du gothique, comme les arcs-boutants qui soutiennent les murs extérieurs.
Au-dessus du portail principal se trouve un tympan sculpté représentant saint Gilles.
Selon la légende, le saint vivait en ermite dans une forêt avec une biche pour seule compagne. Un jour, des chasseurs poursuivirent l'animal. Pour la protéger, Gilles s'interposa et reçut une flèche destinée à la biche. Cette scène est également représentée sur un vitrail à l'intérieur de l'église.
L'intérieur est lumineux et dépouillé, avec une nef spacieuse.
En entrant dans l'église, juste sous la tribune ), on aperçoit quatre colonnes qui soutiennent cette galerie. Elles se distinguent par leur style et leurs chapiteaux finement sculptés qui représentent des personnages bibliques de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Elles donnent une impression d'ancienneté, mais rien ne permet d'affirmer qu'elles proviennent de l'ancienne église médiévale. Elles font partie de l'aménagement de l'église reconstruite entre 1864 et 1875, même si leur style s'inspire de l'art roman.
Les documents patrimoniaux ne les décrivent pas comme des éléments réemployés.
Des vitraux colorés illustrant saint Gilles, saint Clément, saint André et sainte Anne.
L'art du vitrail est l'une des formes d'expression les plus remarquables de l'architecture religieuse. Depuis près de mille ans, il associe le verre, la lumière et la couleur pour raconter des histoires, transmettre des messages et créer une atmosphère propice au recueillement.
Les premiers vitraux apparaissent dès l'Antiquité, mais c'est au XIIᵉ siècle, avec l'essor des grandes cathédrales romanes puis gothiques, que cet art connaît son âge d'or.
Une tradition locale associe l'église aux Templiers.
Au Moyen Âge, ceux-ci possédaient des biens à Pornic, notamment autour des moulins à marée du port. Cette présence pourrait expliquer le choix de saint Gilles comme patron de l'église, ce saint étant particulièrement vénéré par les pèlerins et les ordres militaires.
Des fragments de pierres tombales portant la croix de l'ordre auraient été retrouvés dans l'ancienne église.
Le château de Pornic, est construit sur un éperon rocheux qui domine le vieux port et la ria de Pornic.
Dès le Xe siècle, ce promontoire constituait un site défensif naturel idéal pour surveiller l'entrée du port, protéger la baie de Bourgneuf et contrôler les voies maritimes, essentiel à une époque où le commerce et la sécurité du littoral dépendaient de la maîtrise des ports.
À l'origine, le château était même bordé par l'eau sur deux côtés, ce qui renforçait encore sa vocation militaire.
Le premier édifice était un simple donjon en bois, élevé vers le milieu du Xe siècle sous le duc de Bretagne Alain Barbetorte. Au fil des siècles, il a été transformé en une puissante forteresse médiévale avec remparts, tours et pont-levis.
Après une période de déclin à la Révolution, le château est restauré au XIXᵉ siècle par Joseph Lebreton puis par ses descendants. Ils lui donnent son aspect actuel, avec ses élégantes tours coiffées d'ardoises
Aujourd'hui, depuis les abords du château, il est devenu l'emblème de Pornic.
Il ne se visite pas, il appartient à des privés.
Pornic possède près de 14 km de littoral et une douzaine de plages.
Elle est soumise aux marées semi diurnes c'est à dire deux marées hautes et deux marées basses par jour, avec un intervalle d'un peu plus de six heures entre une pleine mer et une basse mer.
À marée haute comme à marée basse, le paysage change complètement, ce qui fait une partie du charme de la ville.
À marée haute les bateaux flottent dans le bassin du vieux port, les maisons et l'église Saint-Gilles se reflètent sur l'eau, l'ambiance est très animée avec les voiliers et les terrasses.
A marée basse le bassin se vide presque entièrement, les bateaux reposent sur la vase ou le sable, ce qui est typique des ports d'échouage, les quais révèlent leurs fondations en pierre.
L'un des plus beaux attraits de Pornic est son sentier côtier, surnommé le sentier des douaniers.
À partir de 1791, les douaniers parcouraient ce chemin pour surveiller le littoral et lutter contre la contrebande, notamment celle du sel et des marchandises débarquées clandestinement.
Aujourd'hui, ce chemin historique est intégré au GR® 34, qui suit plus de 2 000 km de côtes entre le Mont Saint-Michel et Saint-Nazaire.
À Pornic, le sentier épouse au plus près les reliefs du littoral. À chaque détour, de petites criques de sable fin, des falaises de schiste et de granit, des pins maritimes qui surplombent l'océan, des villas Belle Époque cachées dans la végétation, des plages familiales...
Pornic a conservé une taille humaine et une identité maritime forte. Cette cité nous a séduits par son port animé, son château dominant l'océan, ses ruelles pleines de caractère et ses magnifiques paysages côtiers.
Nous quittons cette charmante cité pour aller au Parc naturel régional de Brière qui est l'un des plus grands et des plus remarquables marais de France.
Située entre Saint-Nazaire, Guérande et La Baule, elle constitue un immense territoire de zones humides où l'eau, les roseaux, les canaux et les îles habitées composent un paysage unique. Depuis 1970, elle est protégée par le Parc naturel régional de Brière, l'un des plus anciens parcs naturels régionaux français.
Le territoire couvre environ 55 000 hectares et rassemble une vingtaine de communes.
La Brière est née à la fin de la dernière période glaciaire il y a plusieurs milliers d'années, progressivement, les sédiments, les plantes aquatiques et la tourbe ont comblé une ancienne dépression située entre les estuaires de la Loire et de la Vilaine, donnant naissance à un immense marais.
Pendant des siècles, les habitants ont appris à vivre avec cette eau omniprésente, et ont développé une culture originale fondée sur la pêche, la chasse, la récolte des roseaux et l'exploitation de la tourbe.
L'une des grandes particularités de la Grande Brière Mottière est son statut foncier.
En effet, depuis le Moyen Âge, une grande partie du marais appartient collectivement aux habitants de plusieurs communes briéronnes.
Cette propriété indivise est une exception en France. Chaque ayant droit bénéficie encore aujourd'hui de certains usages traditionnels, comme la coupe des roseaux ou certaines pratiques liées à la gestion du marais.
La Brière est un territoire en perpétuelle évolution, on y trouve des centaines de kilomètres de canaux (appelés étiers), des prairies inondables, des roselières, des îles naturelles où sont construits les villages, des tourbières, des bois humides...
Les niveaux d'eau varient au fil des saisons, transformant constamment les paysages.
L'embarcation emblématique de la Brière est le chaland. C'est une longue barque à fond plat est parfaitement adaptée aux faibles profondeurs du marais.
Traditionnellement, elle avance grâce à une longue perche que le batelier pousse contre le fond. Aujourd'hui, les promenades en chaland permettent de découvrir le marais dans un silence presque total.
La Brière est célèbre pour ses chaumières. Avec près de 3 000 toits de chaume, elle possède l'une des plus fortes concentrations de maisons couvertes de roseaux en France. Les roseaux utilisés proviennent directement des marais, où ils sont récoltés en hiver avant d'être séchés puis posés selon un savoir-faire ancestral.
On y observe une grande variété d'espèces d'oiseaux, des hérons cendrés, des aigrettes garzettes, des spatules blanches, des busards des roseaux, des cigognes blanches, des canards sauvages, des foulques...
Mais aussi des loutres, des ragondins, des chauves-souris et des chevreuils sur les îles.
Pendant des siècles, les Briérons vivaient presque en autonomie grâce au marais.
Ils pratiquaient la pêche à l'anguille, la chasse au gibier d'eau, la coupe des roseaux pour les toitures et l'extraction de la tourbe, utilisée comme combustible.
Aujourd'hui, plusieurs de ces traditions sont toujours perpétuées, notamment pour entretenir le patrimoine et préserver les paysages.
Nous manquons de temps pour visiter des villages et pour faire une balade en chaland mais nous allons pouvoir admirer la beauté du site en montant au Belvédère de Rozé, situé dans le village de Rozé, sur la commune de Saint-Malo-de-Guersac.
C'est l'un des meilleurs endroits pour découvrir l'immensité des marais de Brière sans avoir à embarquer en chaland.
Belvédère de Rozé est une tour d'observation qui domine les roselières et les canaux du marais.
Depuis son sommet, le panorama à près de 360° sur les marais est spectaculaire et
on comprend pourquoi ce territoire est souvent comparé à un véritable « océan de roseaux » .
Pour terminer ce beau séjour, nous dînons au restaurant Le France– Restaurant de plage sur la plage de Monsieur Hulot.
C'est l'un des établissements les plus connus de Saint-Marc-sur-Mer, directement sur la plage de Monsieur Hulot, à quelques kilomètres du centre de Saint-Nazaire.
La terrasse donne sur l'océan Atlantique, avec une vue imprenable sur la plage rendue célèbre par le film Les Vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati.
À quelques mètres se trouve la célèbre statue de Monsieur Hulot, tournée vers la mer.
Elle est l'un des symboles de Saint-Marc-sur-Mer et domine la plage rendue célèbre par le film Les Vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati, tourné sur place en 1951 et sorti en 1953.
Elle a été réalisée en bronze par le sculpteur Emmanuel Debarre, avec l'accord de Sophie Tatischeff, la fille de Jacques Tati. Elle a été inaugurée en juillet 1997 sur l'esplanade qui surplombe la plage.
Haute d'environ 2,20 mètres, elle représente Monsieur Hulot dans sa silhouette légendaire, imperméable, chapeau, pantalon trop court et regard tourné vers l'océan.
L'histoire de sa pipe est devenue presque aussi célèbre que la statue elle-même. La pipe, accessoire emblématique de Monsieur Hulot, a été cassée ou volée à plusieurs reprises dès son installation.
Après plusieurs remplacements, la statue est longtemps restée sans pipe.
En 2020, un habitant de Saint-Nazaire lui en a offert une nouvelle en bois, et, plus récemment, l'association locale a renouvelé cette tradition lors d'une visite guidée en juillet 2026.
L'intérieur du Le France - Restaurant de plage a été entièrement rénové dans un style contemporain.
Sa décoration est élégante avec des tons clairs (bois, beige, bleu et gris) rappelant l'univers marin avec un vaste bar central, moderne, qui constitue l'un des éléments marquants de la salle. L' atmosphère chaleureuse.
L'apéritif et le menu sont excellents
Elle dispose de grandes baies vitrées offrant une vue sur la plage de Monsieur Hulot.
Ce séjour nous a offert de beaux moments de découverte et de détente.
Nous repartons avec de beaux partages d'amitié avec Odile et Daniel, de nombreux souvenirs, des paysages plein les yeux et l'envie de revenir un jour pour explorer encore davantage les trésors de la région.
Texte de Paulette Gleyze
Photos de Paulette et Gérard Gleyze
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