mardi 2 août 2016

Arona et Stresa

Le 16/06/2016, nous voici en Italie, à Arona au bord du lac Majeur pour un circuit découverte d'une semaine

Le 1er jour nous visitons Arona et Stresa.

Arona est petite ville située du côté piémontais du lac Majeur est notre première étape aux grands lacs italiens.

Le lac Majeur est un lac italien et suisse. Il est situé sur le Piémont, la Lombardie et le canton du Tessin. Il a une superficie de 212 km2, il s'étire sur 65 km de long.

Arona possède beaucoup de charme, ses ruelles, ses maisons, ses places.

Arona est aussi connue pour son étonnante statue de San Carlo Borromeo de 24 mètres de haut. LD me précise que cette statue fut durant longtemps la plus grande statue métallique du monde jusqu’à la construction de la statue de la liberté à New York et que l’on visite l’intérieur en s’accrochant comme sur une via ferrata.

Saint Charles Borromée (en italien Carlo Borromeo) est né à Arona le 2 octobre 1538 et décédé à Milan le 3 novembre 1584.


Il était un évêque italien du XVIe siècle, archevêque de Milan et cardinal de l'Église catholique. Grand artisan dans son diocèse de la Réforme catholique voulue par le concile de Trente.

Il est né dans une famille de la haute aristocratie lombarde. Sa mère était la sœur de Giovanni Angelo de Médicis.

C’est une statue colossale érigée en 1697. Œuvre de Giovanni Battista Crespi, qui mesure 23 mètres sur un piédestal de 12 mètres.

Stresa, est une célèbre petite ville sur les berges du lac Majeur tournée vers le Golfe Borromée, point de départ pour les îles.

La douceur du climat en a fait une des principales destinations touristiques d’Italie.
Elle est bordée sur les hauteurs de villas cossues et sur les rives du lac d’hôtels de prestige.

Des hortensias cultivés ou sauvages fleurissent en énormes corolles bleues de toute part.
Ils sont le symbole du lac majeur.

Demain nous partirons en excursion aux célèbres îles Borromées.

Nous prenons possession de notre logement B$B Dieci via vittorio Veneto 41_28041 Arona



Texte de Paulette Gleyze

Photos de Paulette et Gérard Gleyze

mercredi 24 février 2016

Château de Fenis dans le Val d'Aoste



Après la visite du château d’Issogne nous voilà au château de Fénis, pour une visite, toujours commentée par notre excellente guide.
Fénis est situé sur un léger coteau. Il était le siège de représentation des membres les plus importants de la famille Challant.
La défense du château est assurée par sept tours dotées de cheminement de ronde ; le donjon, la tour la plus massive, était pour le Seigneur et les survivants le dernier refuge pendant les assauts.
Soit la grande tour de plan carré soit la tour cylindrique qui servait de pigeonnier sont intégrées à l’enceinte intérieure.

Le château de Fénis est l’un des châteaux médiévaux valdôtains les plus connus. Les premiers témoignages le citent dès 1242. Il est alors connu comme Castrum Fenitii et appartient déjà à la maison de Challant, vicomte d’Aoste.
La plupart des travaux de construction ont été réalisés entre 1320 et 1420, sous Aymon qui fait rajouter les tours crénelées et Boniface Ier de Challant qui en 1392 dirige un nouveau plan de construction, faisant bâtir les prisons au sous-sol et l’escalier aux marches demi-circulaires dans la cour. Il commande aussi entre 1414 et 1420 les fresques de la chapelle et de la cour à Giacomo Jaquerio. C’est du gothique courtois, mouvement pictural européen du XIVe siècle, ces scènes étaient commandées pour souligner le prestige de la famille.
Après la mort de Boniface Ier, le déclin de la maison de Challant commence, le manoir reste aux Challant jusqu’en 1716, quand Georges-François le cède aux Saluces-Paesana pour payer les dettes contractées par son père.
Les vicissitudes qui marquèrent la famille le menèrent jusqu’à la détérioration. Le bâtiment a été utilisé comme métairie, les salles du rez-de-chaussée ont servies d’étable, et la chapelle de fenil.
Alfredo d’Andrade, rachète le château en ruine en1895. En 1898 commence un lent travail de restauration qui va lui redonner la splendeur actuelle. Après en avoir restauré les parties les plus endommagées il le donne à l’État Italien.

Dans la cour intérieure au-dessus de l’escalier aux marches demi-circulaires, on admire une fresque où Saint Georges qui tue le dragon, libérant ainsi la princesse.
Il s’agit d’une représentation allégorique de la lutte entre le bien et le mal, sujet très populaire
à cette époque là.

Sur les murs tout autour du balcon sont représentés des sages et des philosophes de l’Antiquité montrant des parchemins qui citent proverbes et maximes en ancien français.

Dans la chapelle au premier étage, sur les parois latérales, les apôtres et différents saints.
Sur la droite une crucifixion peinte et à gauche Notre Dame de la miséricorde.
Parmi les personnages agenouillés des membres de la maison de Challant et,
en particulier, Boniface I à droite.

De nos jours, le château appartient à la Région Autonome Vallée d’Aoste qui, entre autres, a aménagé son intérieur en un musée du meuble valdôtain.
Nous pouvons y admirer de beaux anciens coffres régionaux sculptés.
Ce sont pour la plupart des coffrets et coffres de mariage.


Texte de Paulette Gleyze

Photos de Paulette et Gérard Gleyze