mercredi 9 septembre 2015

Autour du Dôme


Elle existait déjà lors de l’invasion d’une peuplade gauloise, les Insubres, venue du nord italien vers 600 avant JC
La ville a été développée par le chef de cette peuplade, Bellovèse. La légende veut que Bellovèse a construit un oppidum à l’endroit où il a trouvé l'animal magique que la déesse Belisama (déesse guerrière et guérisseuse, patronne des forgerons et maîtresse du Feu) lui ait révélé dans un rêve : la laie mi-poilue.

Nous pouvons voir sa représentation dans le quartier historique.
En 222 av JC, la ville est prise par les Romains, Elle devient, en 286, sous Dioclétien, la résidence des empereurs occidentaux. En 313, Constantin y promulgue l’édit de Milan qui légalise le culte chrétien.
Vers 450La ville est saccagée par Attila, pillée par les Goths en 539 et prise par les Lombards.
Elle retrouve son indépendance au VIIIe siècle, fut gouvernée par des archevêques, puis par une noblesse féodale, et connut un certain essor.
La famille des Visconti arrive au pouvoir en 1277 et es Sforza ensuite.
Avec les Sforza Milan connaît une époque particulièrement riche.
Elle devient un centre scientifique, artistique et littéraire. Ludovic le More, descendant des Sforza, s’est entouré d'artistes comme Bramante et Léonard de Vinci, qui y a vécu de 1482 à 1513. Il peint la Cène, dans l’église Santa Maria delle Grazie.
Puis la ville est à nouveau envahie, successivement par les français, les suisses, les autrichiens, les espagnols.
En 1861 Milan rejoint le Royaume d'Italie.
Pour écrire cette Introduction je me suis inspirée de l’histoire comté par notre guide lors de la visite guidée.

La piazza dei mercanti (la place des marchands) est le dernier vestige de l’ancienne ville médiévale.
Elle concentrait au Moyen âge (de XIIe-XIIIe siècle) les activités marchandes, judiciaires et administratives
Quatre palais principaux s'élèvent sur les côtés de la place :
Le Broletto Nuovo, ou Palazzo della Ragione, occupe le côté nord-est. Construit en 1233, il servait de siège à la commune (le broletto) et ce jusqu’en 1770.
 

 La Casa Panigarola, de style gothique, également connue comme «Palazzo dei Notai» (le Palais des notaires), construite au XVe siècle, se situe sur le côté sud-ouest de la place.

Le Palazzo delle Scuole Palatine (XVe siècle), de style baroque, conçu par Carlo Buzzi et construit au XVIIe siècle, est implanté sur le côté sud-est.

Sur le côté sud-est s'élève également la Loggia degli Osii, aux belles lignes gothiques. Elle est construite en 1316 pour Mathieu Ier Visconti et dessinée par Scoto da San Gimignano. Cet immeuble était aussi un siège de l'administration et comprenait le « parlera », balcon d'où les autorités s'adressaient à la population.

et le puits où étaient pendus les marchands qui avaient fait faillite.

La galerie Victor Emmanuel II
Cette galerie couverte en pierre verre et fer a été construite par Pierre Mengoni en 1878, pour relier la place du Dôme au célèbre théâtre de la Scala.
La galerie a été inaugurée le 1er janvier 1878 par le roi Victor-Emmanuel II d'Italie.
Elle abrite cafés, restaurants, antiquaires et boutiques de luxe (Vuitton, Prada, Armani….).
Sous la verrière l’édifice représente un plan en croix latine. Les deux allées transversales croisent l’allée centrale sur un vaste plan octogonal surmonté d’une coupole de 47 m de haut.
Sur les côtés, des mosaïques représentent l’Art, l’Agriculture, la Science, l’Industrie et les 4 continents.
Au sol les 12 signes du zodiaque. Le taureau fait l’objet d’une curieuse croyance : si l’on pose le talon sur la virilité du taureau et que l’on tourne 3 fois sur soi même, tous nos vœux sont exaucés. La galerie est une des attractions de Milan d’où la foule qui circule en permanence.

Le théâtre de la Scala
Théâtre lyrique le plus célèbre au monde a vu passer là Verdi, Rossini…. La Callas…
La façade néoclassique est d’une grande simplicité.
Son édification a été décidé par l’archiduc Ferdinand d’Autriche en 1776, sur les plans de Giuseppe Piermarini. La salle a été inaugurée en 1778 par un opéra de Salieri.
D’une acoustique exceptionnelle, la salle avec ses 6 étages de loges peut accueillir jusqu’à 2800 spectateurs.
Dans une aile de l’édifice se tient le musée théâtral de la Scala. Vaste collection d’affiches de tableaux de livres de costumes d’instruments de musique liée aux grands personnages du monde lyrique Giuseppe Verdi, Giacomo Puccini. Des chefs prestigieux comme Arturo Toscanini, Tullio Serafin, Herbert von Karajan, Lorin Maazel, Claudio Abbado et Riccardo Muti, et parmi les cantatrices, Renata Tebaldi et Maria Callas.…..

Leonardo3 Museum

Le musée Leonard 3 au bout de la galerie Victor Emmanuel II, est un petit musée qui présente des maquettes des inventions de Léonard de Vinci. L’audio guide très bien fait donne un excellent relief à cette exposition. Hélas nous ne pouvons pas prendre de photos.

La pinacothèque Ambrosiana.
Est le plus ancien musée de Milan. Voulu par Frédéric Borromée en 1609 ce musée présente
les 172 œuvres originales rassemblées par Fréderic Borromée. Elle contient des peintures du XVe et XVIe siècle, principalement de maîtres vénitiens et lombards : Botticelli, Caravage, Titien, Bramante…. Nous pouvons voir également de nombreux Bruegel, le portrait du « musicien » de Leonard de Vinci qui a lui seul vaut le détour.
Ce tableau peint sur bois est saisissant de réalisme par le jeu d’ombres et de lumière.
Nous pouvons également voir le carton préparatoire de « l’Ecole d’Athènes » (1510) de Raphaël. Il s’agit à l’échelle réelle (7,50/2,75 m) l’ébauche de la fresque de la signature au Vatican.
Et bien sûr le clou de l’exposition dans la bibliothèque c’est le « codex atlanticus » de Léonard de Vinci. Ce recueil manuscrit rassemble tous les ses projets et croquis. Ce codex comprend plus de 1000 dessins de L de Vinci

Tout comme dans le précédent musée, les photos sont interdites à l'intérieur.


Le château Sforza
Le Château des Sforza (Castello Sforzesco en italien), est situé dans le centre-ville. C’est une forteresse construite au XVe siècle par Francesco Sforza, duc de Milan, sur les ruines d'une citadelle édifiée au même endroit par Galéas II Visconti. Il est aujourd'hui transformé en musée. Sur la place devant le château se trouve des constructions temporaires pour la présentation de l’exposition universelle.
Différents aspects de la ville

La ville est en perpétuel mouvement avec ses nuées de touristes qui flânent çà et là.

Ses canaux et ses brocantes

Les Navigli di Milano sont un des endroits les plus célèbres de Milan. Les Navligli sont un système de canaux internes et voies navigables dont la construction a duré 7 siècles (du XII au XIX) qui reliait le lac Majeur, le lac de Como, la rivière Ticino et celle de Po mais reliait aussi Milan à la Suisse, l’Europe du nord est à la mer et irriguait de vaste zones de production.
Il y a un système de barrages inventé par Léonard de Vinci au 15° siècle

deux personnages célèbres :
Giuseppe Garibaldi est un général, homme politique et patriote italien. Il est considéré, avec Camillo Cavour, Victor-Emmanuel II et Giuseppe Mazzini, comme l’un des « pères de la patrie » italienne.

et leonard de Vinci : Ses premiers travaux importants sont réalisés au service du duc Ludovic Sforza à Milan. Il est honoré partout dans la ville.

Le tramway de Milan est un réseau de tramway qui dessert la ville et une partie de l’agglomération. Le réseau a été inauguré en 1881 et possède actuellement 18 lignes. Des trams modernes côtoient des trams antiques. Hélas la ville est enlaidie par tout le réseau de fils

Quelques façades de cette belle ville blanche et délicieuse où il fait bon s’y promener.



Nous avons même eu droit en nocturne à une séance de tournage de film sur la place du dôme


Texte de Paulette Gleyze

Photos de Paulette et Gérard Gleyze





















jeudi 3 septembre 2015

Milan - Le Dôme


2015, à Milan se tient l’exposition Universelle jusqu’à la fin octobre.
Elle est si près de chez nous que nous ne pouvons pas ne pas y aller.
Ce dernier week end du mois d’août nous partons donc pour 3 jours à Milan.

Tout d’abord nous visitons la ville et son cœur historique.
Milan (en italien Milano, du latin Mediolanum) est une ville d'Italie située au nord de la péninsule.
Chef-lieu de la région Lombardie, située au milieu de la plaine du Pô, la ville compte approximativement 1 350 000 habitants.
Elle abrite un patrimoine culturel important, composé de places (la Piazza del Duomo, la Piazza Mercanti), de palais construits à la Renaissance (Palais Sforza), de son célèbre opéra (La Scala) et de nombreux musées. Ces bâtiments anciens en côtoient de plus récents, comme la Galleria Vittorio Emanuele II -célèbre galerie commerçante-
Elle est la ville natale des peintres Arcimboldo et Le Caravage et aussi du non moins célèbre Silvio Berlusconi.

A mes yeux, le premier des joyaux de Milan est le Dôme (ou Duomo di Milano, en italien). Son nom est aussi celui de Cathédrale de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge. C’est le bâtiment emblématique de la ville.
De style gothique le Dôme est hérissé de 135 pinacles et de 136 flèches.
Chaque pinacle finit à la hauteur du rampant, et porte une flèche couronnée par une statue colossale. Toutes ces flèches sont d'égale hauteur, de manière à ce que leurs sommets suivent en l'air la forme tombante de chaque rampant.
La flèche la plus haute qui mesure de 108 mètres est surmontée de la statue de la Vierge (appelée La Madonnina par les milanais), c’est une œuvre de Giuseppe Perego, elle est en cuivre recouverte d’or. Elle a été placée en 1774.
Bartoldi et Eiffel s’en sont inspirés pour la construction de la statue de la Liberté à new York. En effet ils sont venus sur place pour en étudier sa structure.
Madonina a inspirée Bartoldi et Eiffel à deux niveaux :
Bartoldi s’inspirera de cette méthode de construction de la structure en métal recouverte de métal pour la construction de la statue de New York
Et Bartoldi s’inspirera du rayonnement de la couronne de la Vierge que pour le rayonnement de la couronne de la Liberté à New York.
 

La façade porte2 000 statues de marbre blanc et 96 gargouilles géantes.

C'est la troisième plus grande église du monde après la basilique Saint-Pierre et la cathédrale Notre-Dame du Siège de Séville. Sa construction a débuté en 1386 sous Gian Galeazzo Visconti, et s’est achevé véritablement en …1965, par la pose de la dernière porte monumentale de droite.
Les 4 siècles de construction est visible dans les différents styles de la façade : aspect baroque en bas et néogothique en haut.

La porte monumentale comporte de nombreuses sculptures. Sur certaines parties du corps des saints ou le la vierge la couleur or apparait.
Cela correspond aux parties du corps que les croyants viennent caresser pour obtenir la guérison de la partie concernée.
 

A l’intérieur le contraste avec l’extérieur est saisissant : austérité des formes et richesse des symboles.

L’intérieur du Dôme a la forme d'une croix latine. Sa superficie de près de 12.000 mètres carrés, est de 157 mètres de long, de 93 mètres de large dans le transept et peut accueillir 40.000 personnes.
C’est Saint Charles Borromée (en italien Carlo Borromeo), archevêque de Milan au XVIe siècle, qui a été le grand artisan de la contre-réforme catholique dans son diocèse voulue par le concile de Trente. L’église devait instruire le peuple par la visualisation des symboles.
Les nefs sont séparées par 52 piliers polystyles,(représentant les 52 semaines d’une année) qui soutiennent les voûtes des croisées d'ogives. Elles sont uniques et de style gothique lombard.
Les chapiteaux monumentaux qui les surmontent représentent la vie des apôtres et des saints. Symboliquement ils sont représentés en haut des colonnes car ils ne sont plus sur terre mais représentent la vie céleste. On lui attribue une très belle citation : «Pour éclairer, la chandelle doit se consumer».

Dans la première travée nord, près de l’entrée, incrustée dans le sol, se trouve une méridienne portant le symbole du capricorne. Cette ligne en laiton encastrée dans le sol traverse la nef. Elle a été installée en 1786 par les astronomes de Brera, et servait à marquer l’heure de midi au solstice d’été grâce à un rayon de lumière entrant par le trou percé dans le toit du Dôme.

La seconde travée abrite le baptistère qui est un sarcophage romain en porphyre.
 

 Dans le transept sud se trouve la statue de saint Barthélémy écorché. Cette œuvre de Marco d’Agrate de 1562 montre le martyr, muscles et veines exposés, portant sa peau jetée sur l’épaule.

Si l'intérieur dispose d'une lumière douce et mystique c’est grâce à la lumière colorée qui traverse les vitraux des fenêtres gothiques. Ils sont considérés comme les plus élevés au monde. Ce sont de véritables œuvres d'art.
Sur le côté de l’église de très beaux vitraux composés de vitraux d’origine (les plus anciens remontent au XVe siècle) mais aussi de vitraux remplacés et plus récents. Ils ont aussi pour vocation d’enseigner aux fidèles l’évangile et la bible. C’est un mélange d’ancien et de nouveau testament.
 

 Dans le choeur, trois immenses vitraux de 10 mètres de largeur et 20 mètres de hauteur. Ils représentent des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament ainsi que de l’Apocalypse.

Deux couleurs sont utilisées ; la couleur bleue qui symbolise la nature céleste du Christ et la couleur rouge qui symbolise sa vie terrestre, son incarnation.

Au-dessus du grand autel à environ 42 m, sous la voûte, se trouve la relique la plus précieuse du Dôme, le clou de la Vraie Croix, qui selon la tradition aurait été retrouvé par sainte Hélène et utilisé comme mors pour le cheval de Constantin Ier. Le saint Clou est visible de tout le Dôme grâce à une lumière rouge.
Le samedi suivant le 14 septembre, chaque année, se déroule à Milan la « Festa della Nivola ». C’est une fête religieuse consacrée à un clou de la croix du Christ, au cours de laquelle est célébré le rite de la Nivola, une machine en bois et tissu, ressemblant à un ascenseur, utilisée par l’archevêque de Milan lors de la célébration pour aller chercher la relique, située dans une niche qui surplombe le cœur de la cathédrale à 40 mètres de hauteur, et conservée ici depuis 1461.

Il est également possible de visiter la crypte qui se trouve sous le chœur.
Il s’y trouve le tombeau du cardinal Carlo Borromeo (saint Charles Borromée) mort en 1584.Plusieurs guérisons miraculeuses auraient été répertoriées à son contact.
Il y a aussi le trésor de la cathédrale et la terrasse qui donne sur Milan une vue exceptionnelle..
Hélas notre guide n’a pas prévu ces visites.
Qu’il soit néanmoins remercié car le texte ci-dessus est inspiré de ce qu’il nous a raconté avec beaucoup de brio.


Texte de Paulette Gleyze

Photos de Paulette et Gérard Gleyze