samedi 1 avril 2017

Genève


Ces 14 et 15 mars 2017, nous passons un magnifique séjour bien remplies chez notre amie (B A) à Ferney Voltaire ville "mitoyenne" avec Genève.

Deux journées de belles visites et découvertes.

Ferney-Voltaire se trouve dans l’Ain, plus précisément dans le pays de Gex, à la frontière suisse, et incorporée dans l'agglomération de Genève.
Voltaire a acheté en 1758 le château de Ferney (devenu Ferney-Voltaire) qui a été sa résidence pendant près de 20 ans.
Le château, a été acquis par l'État en 1998 et est classé monument historique depuis 1958.

Genève est une ville suisse située à l’extrémité ouest du Léman. L'emblème de la ville est son jet d'eau culminant à 140 m.
Avec 22 organisations internationales et plus de 2507 ONG, Genève est la ville qui accueille le plus d'organisations internationales au monde.
Entre autres, le siège européen des Nations unies, le Comité international de la Croix-Rouge, l'Organisation mondiale du commerce, l'Organisation mondiale de la santé, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN.

Genève est la deuxième place financière du pays après Zurich.

Le jet d'eau, haut de 140 mètres, est l'emblème de la ville
A l'origine, en 1886, il agissait comme soupape de sûreté d’une usine hydraulique. En 1891, le conseil administratif de la ville eut l'idée de le transformer en attraction touristique.

Il a donc été déplacé sur la Rade et fonctionne depuis juillet 1891.

du lac Léman s'écoule le Rhône

Le premier jour nous effectuons une visite du CERN.

Le CERN est le plus grand laboratoire de physique du monde qui se situe pour une partie sur la Suisse et pour une partie sur La France.

Les instruments qu’utilise le CERN sont des accélérateurs et des détecteurs de particules, son objectif étant d'élucider l'origine de l'univers.

L'anneau d'accélération mesure 27km de circonférence.
photo prise sur internet montrant la taille de l'anneau souterrain avec en fond le lac Léman

Les accélérateurs portent des faisceaux de particules à des énergies élevées pour les faire entrer en collision avec d'autres faisceaux ou avec des cibles fixes.
Les détecteurs, observent et enregistrent le résultat de ces collisions.

La partie dédiée aux visiteurs avec ses différentes salles d'exposition est fort intéressante et permet de se rendre compte de la complexité de la recherche et du monde scientifique.

Le CERN est le plus grand centre de recherches en physique des hautes énergies du monde, 22 Etats en sont membres.
Il accueille environ 13 000 scientifiques (représentant 500 universités et plus de 100 nations) qui viennent pour effectuer leurs expériences.

Le jour suivant est consacré à la ville de Genève avec
la visite de la cathédrale le matin
et de la fondation Bodmer l'après midi.


La cathédrale St Pierre-ès-liens
La construction de cette cathédrale a commencé en 1160 et a duré 150 ans.

Construite pour le rite catholique, la cathédrale Saint Pierre de Genève est depuis 1535 l'église protestante principale de Genève (Suisse).

Cette cathédrale est placée sous l'invocation de l'apôtre saint Pierre et porte à l'origine la dénomination « Saint-Pierre-ès-liens » (par référence à la basilique romaine).
Elle est aussi aujourd’hui un « temple civique » où se tient l'assermentation du gouvernement cantonal (Conseil d'État).

Elle a été inscrite en juillet 2009 dans la liste d'honneur « du patrimoine européen » en raison de son importante valeur historico-culturelle.

Au fil des siècles, la cathédrale a subi de nombreuses modifications suite à des travaux de restauration et de reconstruction.
La façade néoclassique actuelle date du milieu du XVIIIe siècle, remplaçant la précédente de style gothique.
En rentrant nous sommes saisis par l'immensité et la hauteur de la cathédrale,
et nous pouvons voir de beaux chapiteaux romans et gothiques.

Les vitraux (identiques à ceux de la Renaissance qui sont au musée d'art et d'histoire) remontent aux travaux de restauration du XIXe siècle.

Durant 23 ans, Jean Calvin lit et explique les Écritures du haut de cette chaire. Son siège est toujours exposé dans la cathédrale.

Les stalles sculptées du XVème siècle, avec ses magnifiques miséricordes.

Les miséricordes sont de petits sièges pliants pour que les moines puissent s’asseoir pendant l’office. Ce sont des ouvrages d'une grande diversité, représentant des faiblesses humaines, différents types de fous ou encore des animaux.

Au fond de la nef nous accédons à La chapelle des Macchabées qui est la première manifestation du gothique flamboyant à Genève.
Richement ornée et colorée elle contraste avec le style sobre de la Cathédrale.

Le site archéologique : L'ouverture des fouilles sous la cathédrale saint Pierre par le Service cantonal d'archéologie date de 1976.
Les travaux ont duré 30 ans.

Les résultats représentent une somme considérable d'informations expliquant la naissance de Genève et son évolution au cours des siècles

L'ensemble est présenté sous forme d'un parcours à travers de 3000 m2 qui nous montre des vestiges de monuments romains et médiévaux qui se sont succédés sur le site actuel de la cathédrale et qui nous décrit l’histoire de Genève de l’époque Celte jusqu’au Moyen Âge.

Aucun établissement important ne paraît avoir existé sur la colline de Saint-Pierre avant le passage de César, sauf un sanctuaire édifié au Ier siècle avant J.-C. sur la tombe d’un personnage allobroge important.

Un sanctuaire romain fait suite à ce sanctuaire allobroge.

Au IVe siècle de notre ère, Genève devient le siège d’un évêché. Un premier édifice chrétien est construit sur la colline (entre 350 et 375),

Cette «cathédrale nord» et un premier baptistère du Ve au VIIe siècle, seront doublés par une cathédrale sud, d'un deuxième baptistère et d'un atrium.

Suite à un incendie qui touche la cathédrale nord en 500, le roi burgonde Sigismond la reconstruit et demande au pape des reliques de Saint Pierre.

Aux IXe et Xe siècles, la cathédrale orientale s’agrandit par-dessus les baptistères.

Vers l’an Mil, cette cathédrale orientale remplace les trois églises épiscopales.

Le XIe siècle marqué par l’intense ferveur chrétienne, tous les citoyens de Genève s’engagent et participent dès l’an 1158 à la construction de la nouvelle cathédrale sous l’impulsion du premier prince-évêque de Genève, Arducius de Faucigny. L’ensemble est terminé en 1288, mais sera constamment rénové et remanié par la suite notamment en raison de nombreux incendies.

Au IVe siècle la porte de la cathédrale s’ouvrait au milieu du mur latéral, elle est matérialisée par un seuil et des marches

Nous découvrons une large empreinte rayonnante retrouvée sous la cour St Pierre. C'est ce qui subsiste de la fonte d'une cloche.

Son diamètre de 2,05m permet de l'attribuer à la « Clémence » la plus grosse cloche de la cathédrale coulée en 1407.

La fonte de la cloche a été faite dans cette fosse où le moule était descendu puis enterré pour éviter qu'il n'explose sous l'effet de la chaleur.

Les murs en « opus africanum » sont constitués d'une alternance de gros blocs de pierre disposés en chaînages verticaux alternés d'assises horizontales, Il s'agit d'une construction originaire d'Afrique du Nord

Les cellules des clercs, sont plusieurs petites habitations indépendantes desservies par une courette . Elles étaient adossées à la paroi nord de la cathédrale. Formées de deux pièces superposées, ces cellules étaient chauffées par un système de conduits rayonnants

Il est souvent nécessaire de sécher le blé après sa récolte. Un des locaux semble avoir été attaché à ce service . C'était une chambre de chauffe permettant de diffuser de l'air très sec et d'assurer une longue conservation aux grains retrouvés en grande quantité dans ce secteur.

Le chœur de la cathédrale réservé aux ecclésiastiques étaient fermé par une barrière surmontée de colonnes.

C'est dans la cuve du baptistère surmontée d'un baldaquin richement décoré que les néophytes accompagnés de leur famille vont entrer pour recevoir le baptême.

A salle de réception de l’évêque avec ses pavements richement décorés de mosaïque, est la salle d’apparat construite vers 400. C’est là que l’évêque exerçait son pouvoir politique administratif et judiciaire.

Ce site archéologique est absolument remarquable, nous avons voyagé passionnément à travers les siècles grâce à de riches explications.

Après le déjeuner sous un magnifique soleil au bord du lac, l'après midi est consacré à la visite de la fondation Bodmer.

La Fondation Martin Bodmer est une bibliothèque et un musée privé située sur le territoire de la commune genevoise de Cologny, en Suisse.

Coligny se situe sur les hauteurs de Genève face au lac Léman.

Cette fondation regroupe plus de 150 000 pièces (livres, parchemins, incunables, livres anciens, lettres d'auteurs...) qui appartenaient à Martin Bodmer,

Martin Bodmer, (Zurich, 13 novembre 1899 – Genève, 22 mars 1971) était un bibliophile et collectionneur suisse, vice-président de la Croix-Rouge internationale et créateur de la Bibliotheca Bodmeriana.
photo de M Bodmer prise sur wikipedia

Il a réuni une des plus importantes collections privées de manuscrits, incunables et livres anciens au monde,

Il a été aussi l’inventeur, durant la Seconde Guerre mondiale, du Secours Intellectuel aux prisonniers de guerre.

La démarche de Martin Bodmer n’est pas celle d’un collectionneur compulsif. Il rassemblait les pièces afin d’ériger un “édifice spirituel” pour tenter de restituer le “cheminement de l’homme vers lui-même”.

Il se représente sa collection comme un ensemble construit autour de cinq piliers que sont Homère, la Bible, Dante, Shakespeare, Goethe.

Le 26 février 1971, un mois avant sa mort, Martin Bodmer a fait don de sa bibliothèque à la Fondation.

Le 21 novembre 2003, le nouveau Musée de la Fondation, conçu par l’architecte Mario Botta, a été inauguré après trois ans de travaux pour mettre en valeur la collection et la faire connaître du public.

La Fondation Martin Bodmer (fondée en 1971) est classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO (programme Mémoire du Monde) depuis octobre 2015.

Dan les deux grandes salles d'expositions que nous avons pu visiter, nous avons pu nous émerveiller devant des papyrus égyptiens notamment :

Le Livre des Morts d’Ousirour. Papyrus, Thèbes, Egypte. Ier s. av. J.-C. – IIe s.

Des morceaux de l’Ancien et du Nouveau Testament,

Mais aussi devant des incunables dédiés à la Divine Comédie de Dante, plusieurs versions de la Bible élégamment illustrées par des moines anonymes, des Corans arabes et persans, en écriture coufique ou en naskhi,

Nous avons pu voir la Bible imprimée de Gutenberg. Elle a été pendant plus d’une dizaine d’années l’unique livre imprimé,

Des œuvres philosophiques originales plus récentes comme la critique de la raison pratique et critique de la raison pure de Emmanuel Kant.

De multiples 1er éditions comme par exemple les œuvres de Charles Baudelaire dont les Fleurs du Mal de 1857; En attendant Godot de Samuel Beckett aux Editions de Minuit, 1952 , L'Essai sur les données immédiates de la conscience (thèse de doctorat de 1889) et Matière et mémoire, de Henri Bergson, avec envoi de l'auteur ; Albert Camus, Louis-Ferdinand Céline, Blaise Cendrars ; le Don Quichotte de la Mancha, en deux volumes de 1605 et 1615 etc...

Nous avons pu admirer aussi l'exposition temporaire dédiée à Goethe et la France composée de nombreuses œuvres originales, lettres....
buste de Goethe

Hélas, les photos à l'intérieur du musée ne sont pas autorisés...mais nous pouvons comprendre pourquoi !

Merci Betty pour ces deux belles journées, ces magnifiques visites et pour ton accueil chaleureux.


Texte de Paulette Gleyze

Photos de Paulette et Gérard Gleyze


dimanche 12 mars 2017

Bourg st Andéol

Ce mercredi 8 mars 2017, nous partons avec l’UIAD pour une sortie culturelle d’une journée à Bourg St Andéol dans l’Ardèche.

Nous sommes accueillis de façon très sympathique et sous un beau soleil printanier, par nos guides dans la cour d’honneur du palais des évêques.

Après le café-croissant d’accueil fort apprécié, nous entamons la visite du palais des évêques avec un guide historien qui nous fait voyager avec maestria à travers les siècles.

Le palais est classé monument historique depuis 1946. Il est situé au cœur du bourg et domine les bords du Rhône.

Il se présente comme un vaste ensemble de 4 000 m2 sur cour fermée.
vue de la terrasse et du Rhône

Bourg Saint Andéol est la deuxième ville de Rhône-Alpes après Lyon, pour le nombre de monuments inscrits ou classés.

Grâce au Rhône qui permet le transport tant des humains que des biens, et à sa situation géographique, Bourg Saint Andéol va se développer.

Fondé sur le rocher Saint Michel, site de l’ancien castrum dépendant des sires de Montdragon, le palais devient la résidence privée des évêques de Viviers, seigneurs dominants de Bourg Saint Andéol, dès le milieu du XIIIe siècle.
le Rhône

C' est un fort médiéval à l'architecture complexe.

Du XVe siècle au XVIIe siècle il va être embelli par les évêques de Viviers, Seigneurs de Bourg Saint Andéol, qui l’occupent.

Plus de quarante évêques vont se succéder dans les lieux.

Vers 1500, Claude de Tournon, évêque de Viviers, poursuit l’œuvre entreprise par ses prédécesseurs, dont celle de la famille des Poitiers-Valentinois.

La façade gothique donnant sur le Rhône est un témoignage des travaux entrepris par Claude de Tournon.
Vue du palais depuis le Rhône

La tour de ronde du 16e siècle est imposante avec ses poivrières (tours de guets), ses gargouilles et ses fenêtres croisées encadrées de moulures et de colonnes torses.

Monseigneur Louis-François de la Baume de Suze, évêque de 1621 à 1690, exerce une réelle influence sur l’aspect actuel du Palais : en 1637, il fait peindre les plafonds à la française de ses appartements.

De 1729 à 1792, le Palais va être transformé en petit séminaire qui sera réputé pour ses études en philosophie.

De 1792 à 1826, la Révolution française le transforme en Hôtel de Ville et gendarmerie. Il a aussi servi de caserne et a subi au fil des ans de graves mutilations.

Il devient ensuite une école privée pendant 140 ans, jusqu’au mois de juin 1998 et est propriété privée depuis 2000. Les propriétaires font d'énormes restaurations très respectueuses de l'histoire du bâtiment et l'ouvre au public.

A notre plus grand regret les photos à l’intérieur du palais sont interdites.
La visite richement commentée nous fait découvrir la salle à manger avec sa cheminée monumentale, la cuisine double, les chambres avec de magnifiques cheminées médiévales, la chambre dite de « Mazarin » où le cardinal a séjourné en 1642, les plafonds à la française, et certains couverts de fresques du 17e siècle représentant des scènes de l’ancien testament qui alternent avec des coupes de fruits godronnées et autres motifs.

Toutes les pièces sont richement meublées, décorées et agrémentées de vaisselle, tableaux, costumes…. La chambre épiscopale possédait de la vaisselle d’argent rehaussé d’or.

Les évêques qui ont apportés la plus grande contribution à la modification du palais sont Guillaume de Poitiers, Hélie de Pompadour, Jean de Montchenu, Claude de Tournon (aumônier d’Anne de Bretagne) et Louis de la Beaume de Suze.

Nous voyons également une grande chapelle de style néo-gothique du XIXe siècle construite sur un cimetière celtique, décorée de tableaux et de vitraux du peintre René Margotton, élève de Fernand Léger.


Nous nous dirigeons ensuite vers la cours d'honneur et le grenier d’Abondance, pour une conférence qui précède l’excellent repas qui nous attend.

L’après-midi, une guide va nous faire découvrir la ville de Bourg Saint Andéol et ses richesses historiques, ou plutôt ce qu’il en reste car le 15 août 1944 les américains qui avait pour objectif de détruire le pont suspendu qui traversait le Rhône entre l’Ardèche et la Drôme ont bombardé la ville en faisant 149 victimes et 300 blessés et ont détruit une partie de la ville en endommageant quelques-uns de ses plus beaux monuments, comme l’hôtel Nicolaÿ (XVe siècle), dont il ne reste plus qu’une tour octogonale.

Le premier nom connu de la ville de Bourg Saint Andéol est Bergoïata, nom d’origine celtique. Au début de l’ère romaine, ce nom devint Bergus ou Burgum.
Le nom actuel, qui remonte au XVe siècle, perpétue la mémoire d’Andéol, sous-diacre de l’église de Smyrne venu évangéliser la région.

L’hôtel particulier Nicolaÿ a été construit par la famille en deux temps, à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle. Il marque le passage entre le gothique tardif et la Renaissance.
La tour octogonale renferme un escalier à vis hélicoïdal. Deux corps de bâtiment ont disparu lors du bombardement.
La famille Nicolaÿ doit sa notoriété à Jean II de Nicolaÿ qui au XVe siècle a exercé des fonctions de chancelier en Italie auprès de Louis XII, puis celle de 1er président de la Chambre des Comptes à Paris.
Ses successeurs ont occupé cette charge jusqu’à la révolution française.

La tour est toujours propriété de la descendance de la famille.
L’église est dédiée à St Andéol.


C’est une église romane, elle remonte à l’époque carolingienne (IXe siècle).
Elle a été église paroissiale (Bourg Saint Andéol en comptait trois) jusqu’au XVIIIème siècle. Elle est originale par son organisation : elle possède un chœur surélevé sur une crypte de plan tréflé, sous laquelle s'est trouvé à une époque le tombeau de Saint Andéol.
l'intérieur de style roman

Remaniée au XIIe siècle elle a connu depuis, des modifications comme la construction du campanile au XVIe siècle, la suppression de la contre-abside romane à l’ouest remplacée par la façade actuelle (début XVIIIe siècle), et l’adjonction de chapelles latérales.

A l’origine, la porte d’entrée était latérale, orientée vers le sud.
la façade avec la statue de st Andéol

A l’intérieur, à la croisée du transept on peut admirer une belle coupole octogonale.

Le tombeau de St Andéol, situé à l’intérieur, à droite du chœur, est un sarcophage antique, qui a été réutilisé pour recevoir les reliques du Saint. Il a été sculpté au début du XIIème siècle
La légende indique qu’après son martyr en 208, le corps de St Andéol échoua à peu de distance de l’église actuelle. Sa dépouille aurait été recueillie et enterrée par une Romaine convertie à la religion chrétienne.
Ses reliques ont fait jusqu’à la Révolution, l’objet de culte et de pèlerinage.
le sarcophage contenant les reliques de st Andéol

L’orgue date de 1609, commandé pour la cathédrale de Viviers, elle à été acheté en 1841 par la paroisse de Bourg Saint Andéol. Elle est classée monument historique depuis 1987.

Vue du Sud Est, on apprécie la progression des élévations jusqu’aux différents étages du clocher.

Après la visite de l’église, nous visitons la chapelle St Polycarpe, qui été désacralisée et est utilisée aujourd'hui pour des expositions et des conférences.

St Polycarpe, évêque de Smyrne et successeur de St Jean, aurait envoyé St Andéol en Gaule pour l’évangéliser.

L'église st Polycarpe est de style roman. Elle est du XIIe siècle. Elle est originale car elle possède un chœur surélevé sur la crypte.

La crypte est en pierres de taille de plan tréflé, formée de trois absides semi-circulaires voûtées en cul-de-four. Elle a certainement été construite pour abriter les reliques de saint Andéol, ce que tend à confirmer une inscription du XIIe siècle, dans l’escalier nord, ainsi rédigée : « Sce Andeole intercede pro nobis ».

Nous allons maintenant sauter quelques siècles et visitons 2 hôtels particuliers du 18e siècle.

Tout d’abord, l’Hôtel de Digoine qui n’était pas prévu au programme mais que l’aimable propriétaire des lieux nous a ouvert à la visite.

Il nous a donné des explications sur l’histoire de sa demeure aujourd’hui faisant partie des « demeures et châteaux »

A la fin du XVIIIe, Monsieur Giraud, négociant en soie aménage cette demeure par la réunion de deux immeubles contigus, le sien et celui de la famille de Digoine.

Cet hôtel particulier est composé d’un corps de logis principal flanqué de deux ailes autour d’une cour pavée. La grille en ferronnerie présente un couronnement décoré de feuilles et des initiales des propriétaires.
Nous visitons maintenant l’Hôtel Bonot de Villevrain.

Nous sommes accueillis par l’hôte qui nous explique que l’hôtel est en cours de restauration et ce grâce au travail de personnes sans-abris accueillis par une association qui s’est donné l’objectif la réinsertion par le travail.
Un sympathique goûter nous est servi.
Cette demeure appartenait donc à la famille de Bonot qui était une très vieille famille bourguésanne enrichie dans le commerce du drap.
Paul de Bonot acquiert et aménage cet hôtel particulier en 1748 pour le mariage de son fils Emmanuel, marquis de Villevrain, avec Marie-Élisabeth Robert d’Acquéria, issue d’une famille appartenant à l’ancienne noblesse.
Il s’agit d’un hôtel entre cour et jardin, composé d’un corps principal et de deux ailes. La façade est harmonieuse, des motifs végétaux sur des cuirs enroulés sont disposés autour de la porte cochère. A noter la remarquable restauration du perron de la cour d’honneur.

Nous terminons notre promenade découverte par le bas-relief dédié au dieu Mithra. Ce bas-relief constitue le fond du temple du dieu Mithra sculpté à même le rocher, entre les deux sources, au cœur du Vallon de Tourne.
On voit le jeune dieu enfonçant le poignard dans le cou du taureau. Par ce sacrifice, il assure le salut du monde menacé par les forces du mal représentées ici, par le serpent et le scorpion. De l’animal jaillit une vie nouvelle, illustrée par l’épi de blé que l’on distingue à l’extrémité de la queue du taureau. Le soleil et la lune à l’extérieur de la scène donnent une dimension cosmique au sacrifice.
Numinibus augustorum deum invictum titus aureliys de sua pecunia fecit... soit : Titus Aurelius a fait faire cette image du dieu invincible à ses propres frais.


Sur le chemin du retour une photo de ce magnifique lavoir du 19e siècle et du ruisseau qui l'alimente.

Il reste encore bien de belles choses à voir mais il est l’heure de rentrer à Grenoble, nous rejoignons le car, heureux de cette belle journée.
Que Andrée et Michèle T.. en soit remerciée.


Texte de Paulette Gleyze

Photos de Paulette et Gérard Gleyze