lundi 11 juin 2012

Aix les Bains

Le lac du Bourget se situe au Nord ouest du département de la Savoie

Avec Annie, notre amie qui est venue de Aulnoys Aymeries (département du Nord) pour nous rendre visite nous partons pour une viste d'Aix les Bains.


La ville est implantée dans un couloir entre la montagne du Mont Revard avec la dent du chat à l'est,  et le lac du Bourget, le plus grand lac naturel de France à l'ouest.




Aix est une ville thermale et une station nautique,elle dispose d'un des plus grand port de plaisance en eau douce de France.

 Aix les Bains a été un haut lieu de villégiature pour les familles princières et fortunées.






Elle se situe dans un couloir entre le Mont Revard du massif des Bauges à l'est et le lac du Bourget, le plus grand lac naturel de France à l'ouest.









   Nous entamons notre visite par le centre d'Aix les Bains.
La ville a longtemps vécu de ses thermes initiés par les Romains. Les archéologues ont découvert au cours de leurs fouilles un important complexe thermal à proximité immédiates des sources.

Les thermes aujourd'hui
 
l'arc de Campanus classé au monument historique depuis le 07/08/1890





Sur une terrasse inférieure se trouvait l'Arc de Campanus, probablement construit au 1er siècle de notre ère. Lucius Pompeius Campanus, patricien de la Gaulle Narbonnaise, fit dresser cet arc funéraire en l'honneur des défunts de sa famille. La tradition romaine recommandait de construire des nécropoles autour des stations thermales, car elles étaient en liaison avec le monde des morts. 
La forme de l'arc symbolise le passage dans l'eau delà.
Haut de plus de 9 m, élevé en pierres ajustées, l'arc est constitué d'une arcade entre 2 piliers, surmontés d'un entablement avec architrave, frise et corniche.





 L'hôtel de ville est situé dans l'ancien château des marquis d'Aix. La construction remonte au 16e siècle. Le château est entièrement reconstruit après une destruction due à un conflit entre le Duc de Savoie et le marquis d'Aix.


la porte gothique
Il est de style gothique.


les fenêtres à meneaux
la fenêtre gothique
 En 1866, il devient l'hôtel de ville

classée au monument historique depuis le 11/12/1982

Les façades rappellent les cités balnéaires et surtout le passé prestigieux d'Aix


Après un promenade sur les bords du lac nous entreprenons une croisière sur le lac.




maison forte du moyen âge
le bout du bout des contreforts du Jura

Au loin Belledonne enneigée







Nous longeons la dent du Chat (1390 m). Il s'agit d' une montagne située sur la rive Ouest du lac du Bourget.  
Au Nord de cette montagne se trouve le col du chat que les voyageurs devaient emprunter pour passer d'une vallée à l'autre.


 

 Le guide nous comte la légende de cette pointe appelée la dent du chat :
"Jadis un pêcheur  avait loué non loin du lac une modeste maison qu'il occupait avec sa femme et leurs cinq enfants. Touts les sept subsistaient grâce au produit de sa pêche, qui était très inégal. Quand il y avait abondance, le pêcheur vendait l'excès de poisson au marché. Et ce qu'il en tirait permettait d'acheter de quoi manger les jours de mauvais temps. Un matin, comme à l'accoutumée, le pêcheur partit de bonne heure avec sa barque. A midi, malgré ses efforts, aucun poisson n'avait mordu à son hameçon. Découragé, le malheureux leva les yeux et implora le ciel. Il promit de rejeter à l'eau, en signe d'offrande, le premier poisson qu'il attraperait. Il était persuadé que cela lui voudrait ensuite une bonne pêche.

A peine avait-il fait cette promesse qu'il sentit mordre à son hameçon. Il souleva sa canne et tira de l'eau un énorme poisson. Il n'en avait jamais vu d'aussi gros. Aussi regretta-il sa promesse. Il garda le poisson et continua de pêcher. "Il sera toujours temps de rejeter le suivant si la pêche est vraiment bonne", pensa-t-il. Il attrapa alors un poisson encore plus gros que le premier. "Rejette donc celui-là", lui murmura sa conscience. Mais il fit la sourde oreille et lança encore sa ligne. Le fil se tendit aussitôt et la canne plia. Le poids était tel qu'il craignit qu'elle ne se brisât. Il tira de toutes ses forces et sortit du lac un gros chat noir qui se débattait. Il décrocha l'animal et le posa au font de sa barque.

Il lança de nouveau sa ligne. Mais la chance avait tourné, car plus rien ne mordit. En fin de journée, le pêcheur rama jusqu'à la berge. A eux seuls, les deux poissons remplissaient son panier. Il saisit l'anse d'une main, sa canne de l'autre, mit le chat sous son bras et rentra chez lui en sifflotant. Sa femme le félicita pour les poissons, qu'elle se mit aussitôt à vider. Quant au chat, elle voulut s'en débarrasser. Mais les enfants s'y opposèrent et l'adoptèrent.
Dès lors, le pêcheur n'attrapa jamais plus le moindre poisson. Etait-ce le ciel qui le punissait de n'avoir pont tenu sa promesse ou jouait-il simplement de malchance ? Il s'obstina plusieurs mois et finit par abandonner. Il vendis sa barque et chercha un autre métier. Le hasard fit de lui un bûcheron. Le chat grossit et devint agressif. Il griffait sans cesse les enfants et il lui arrivait même de les mordre. Il fallut s'en séparer. Le père était superstitieux. Il n'osa le tuer par crainte de malédiction. Il mit l'animal dans un sac et l'emmena très loin dans la montagne. Là-haut il le lâcha et le chassa à coups de pierres. Puis il prit la fuite.

Le chat ne revint plus chez l'ancien pêcheur. Mais il fit parler de lui dans la région. Il devint énorme. Il s'attaqua aux troupeaux, aux chiens et parfois même aux femmes et aux enfants. Les gens étaient terrorisés et n'osaient plus sortir. Le mauvais sort s'acharna sur l'ancien pêcheur. Il se blessa d'un coup de hache maladroit. Il perdit son emploi de bûcheron. Et un matin, on le retrouva égorgé devant sa maison, avec sa femme et leurs cinq enfants. C'était l'oeuvre du chat du lac. Ce dernier avait continué de grossir. Il avait atteint la taille d'une panthère. Et il s'attaquait sans crainte aux hommes les plus robustes. Il avait élu domicile dans une grotte, donnant sur le col qu'empruntaient les voyageurs se rendant au lac du Bourget. Il se jetait sauvagement sur eux et les dévorait. Mais il ne les mangeait pas tous puisqu'il ne s'attaquait aux voyageurs qu'a raison de un sur dix. Il en laissait donc passer neuf et mangeait le dixième.

Les habitants de la région veillaient à ne jamais franchir le col en dixième position. Seules les étrangers ignorant l'habitude du chat étaient dévorés. Un jour, un soldat originaire du Bourget rentrait chez lui. Il prit le chemin du col. Des paysans l'informèrent qu'il était le dixième depuis la dernière victime du chat. Comme il avait hâte de rentrer pour retrouver sa fiancée, il décida d'affronter l'animal. Il était armé et courageux. Au détour du chemin, il aperçut le redoutable chat noir qui le guettait. Il fit halte, saisit calmement son arquebuse, visa et tira. Il toucha l'animal en pleine poitrine, lui arrachant un hurlement effroyable. Le militaire rechargea rapidement son arme, tira encore et atteignit l'animal en pleine tête. Le chat tomba à la renverse, roula sur les pentes abruptes de la montagne et disparut dans les eaux profondes du lac. Le soldat fut acclamé comme un héros et son exploit fêté dans tout le pays. C'est depuis ce jour que la montagne a été appelée Dent du chat."

La croisière continue en direction de l'abbaye d'Hautecombe.
 


 

L'abbaye cistercienne domine le lac dans un écrin de verdure, elle a été fondée au XIIe siècle, et abrite les tombeaux des princes et princesses de la maison de Savoie. Les deux derniers membres de la maison de Savoie à avoir été inhumés à l'abbaye sont Humbert II (1904-1983) roi d'Italie et son épouse Marie José de Belgique (1906-2001).
Les moines ont quitté l'abbaye en 1992, pour les Hautes Alpes, ils étaient dérangés dans leurs prières et méditations par le flot de touristes qui passent ici chaque année. L'abbaye est aujourd'hui occupée par une communauté religieuse, la Communauté du chemin neuf, qui poursuit la vocation de prière de l'Abbaye.
si vous voulez tout connaître sur l'histoire de l'abbaye :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_d%27Hautecombe
ou
http://www.123savoie.com/article-10549-1-abbaye-de-hautecombe.html

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