vendredi 27 janvier 2017

Ascona et Locarno

Après Verbania, nous continuons notre circuit et pour notre 5e jour (le 20/07/2016) nous arrivons  à Ascona en Suisse, au bord du lac Majeur.

C'est un ancien village de pêcheur qui est devenu un peu la riviera du lac Majeur.


Une allée bordée de belles maisons colorées aux façades ouvragées offre un magnifique panorama sur le lac.


























Le centre historique est élégant, les rues sont pavées.




Au centre de la ville se trouve l'église saint Pierre et saint Paul peintes par Giovanni Serodine (1594-1630), né à Ascona et élève du Caravage. Pour plus d'info : http://www.canesso.art/Giovanni-Serodine-Ascona-1594-Rome-1600-Rome-1630-Jesus-among-the-Doctors-DesktopDefault.aspx?tabid=6&tabindex=5&objectid=17807&categoryid=1663&lg=fr







 










Nous visitons aussi le musée communal qui abrite les oeuvres de Marianne Werefkin. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marianne_von_Werefkin
Peintre russe née dans une famille aristocratique en 1860.
Elle étudie la peinture, la sculpture et l'architecture à l'école des beaux-arts de Moscou. En 1880, elle est l'élève d'Ilia Répine, le plus grand peintre réaliste de Russie.
En 1909, Alexi von Jawlensky, Marianne von Werefkin, Vassily Kandinsky et d'autres fondèrent la Nouvelle Association des artistes munichois (NKV), qui tient sa première exposition à la galerie Thannhauser de Munich en décembre et qui donne naissance en 1912 au groupe nommé "Der Blaue Reiter" (Le Cavalier Bleu).
En 1907, elle commence son œuvre expressionniste. Elle adopte le style de Paul Gauguin et Louis Anquetin.
À la déclaration de la Première Guerre mondiale, ils émigrent en Suisse, près de Genève, puis à Zurich.
En 1918, ils se séparent, et Werefkin s'installe à Ascona. En 1924, elle crée le groupe d'artiste "Großer Bär".
Dans les années qui suivent, elle peint des affiches. Ses amis Carmen et Diego Hagmann la préservent de la pauvreté.
Elle est morte le 6 février 1938 et repose dans le carré russe du cimetière d'Ascona. 




melodrame
les contrastes




au café


autoportrait


l'arbre rouge


poste de police à Vikius


la peine



les abandonnés
la tempête
Avant de quitter Ascona nous visitons l'église de S. Maria della Misericordia. Elle date d'après une inscription gothique peinte à l'angle sud-ouest du chœur à 1399.


Elle conserve l’un des cycles de fresques tardo-gothiques les plus important de Suisse. Les plus anciennes remontent à la fin du XIIIe siècle.  
Les murs sont ornés de peintures de Pancaldi Mola avec des épisodes de la vie de St Charles (fin XVIIIe s.) 



détail
 Au-dessus du portique se trouve la fresque de la Vierge de la Miséricorde, attribuée à l'école du Maître Domenico (1490-1510).

détail
Au-dessus du maître-autel (oeuvre moderne de l'arch. Franco Pessina), se trouve un polyptyque représentant Notre-Dame de l'Assomption, d'Antonio Gaia (1519), artiste d'Ascona.


 La voûte est richement peinte




détail
 Nous pouvons aussi admirer de très beaux vitraux lumineux représentant des saints.








Après cette visite, nous partons à Locarno (suisse) distant de 4km de Ascona pour visiter le château Visconti, appelé en italien Castello Visconteo.  Le château Visconti doit son nom à la famille Visconti qui a régné sur Milan du XIIIème au XVème siècle. https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Visconti



L'appartenance des familles aux partis guelfes ou gibelins se reconnaissait aux crénelure. Voici des crénelures guelfes

Le château faisait office de forteresse à cette époque marquée par la guerre entre les partisans de l'empereur dont les Visconti (les gibelins) et ceux du pape (les guelfes).
Le château a été construit en plusieurs étapes et la 1er mention de son existence remonte à 866. Au fil du temps le château a été soumis à une succession de destructions.
 La partie nord est renforcée par l’ajout d’un bastion pentagonal dont le plan est attribué à Léonard de Vinci.
Une partie de la forteresse a été partiellement détruit lors de la domination confédérée (1513-1798) et le palais devient la résidence des baillis.
La restauration du château dans un style d’époque a été effectuée entre 1921 et 1928.
Il est classé comme bien culturel d'importance nationale.

Il accueille dans ses murs le musée archéologique. 

une salle d'exposition avec ses peintures murales et ses superbes plafonds à caissons
Deux salles sont consacrées à la préhistoire du locarnais (XIIIe-Ier siècle avant notre ère), 
Remarquons la finesse et la beauté des bijoux et des céramiques.




















L’exposition permanente est composée d’une centaine d’objets présentés selon l’ordre chronologique (1er-4e siècle ap JC) et notamment une importante collection de verres de l’époque romaine découverts dans le canton du Tessin. En voici quelques échantillons.













Un beau lapidarium ("collection de pierres") qui rassemble les bas-reliefs de style roman provenant de l’église saint Victor de Muralto (XIe-XIIe siècle).














Dans une autre salle se tient une exposition sur le pacte de Locarno signé le 16 octobre 1925 en présence d'Aristide Briand, Chamberlain, Mussolini, Emile Vandervelde et Stresemann.


Le pacte avait pour but de prévenir des dangers de la guerre. Cela a été un échec. 
Nous pouvons voir des photos, des reproductions d’actes, les journaux…l’encrier des signatures, les sièges attribués nominativement …













Le château conserve de très belles peintures murales datant du 16e et 17e 17es plus ou moins bien conservés 
 et des "graffitis"muraux du 18e siècle.














Un dernier regard à Locarno depuis le château et nous partons pour la pensione Agra, via Mattorino 1, piazza san tommaso 1 Agra 6927_Suisse.


Le lendemain, pour notre 6e jour de voyage nous découvrirons Lugano.









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