vendredi 6 octobre 2017

Découverte du Street Art à Grenoble.

Ce jeudi 05 octobre 2017, sous un beau soleil automnal l’ARDDS 38 (association des devenus sourds de l’Isère) nous convie à un circuit découverte du Street Art à Grenoble.
Nous nous réunissons devant la Maison des Associations et Sophie, sympathique guide de la maison du tourisme, va nous expliquer ce qu’est le Street Art et nous faire découvrir des fresques monumentales sur les façades, des fresques végétalisées, des pochoirs, des sculptures, du papier découpé, des autocollants, des collages…
La base du Street Art c’est le TAG et le graffiti. A Grenoble il est présent depuis longtemps avec le mouvement Vandale.
Depuis 3 ans la ville de Grenoble organise, en juin, un festival du Street Art. C’est le 1er festival européen de cette discipline. Pour l’occasion, la ville met à disposition des graffeurs les murs des bâtiments publics mais aussi de bâtiments privés qui le souhaitent, ainsi que tout le matériel nécessaire.
Les œuvres sont protégées. Elles sont propriétés des propriétaires des murs, mais l’artiste bénéficie de droit d’auteurs. L’idée de la ville de Grenoble est de se constituer un capital artistique urbain.
Depuis peu, des mécènes font appel à des graffeurs pour décorer leurs bâtiments, comme l’entreprise Raymond cours Berriat par exemple.
Une distinction est à faire entre les graffeurs autorisés et les graffeurs non autorisés. Les graffeurs non autorisés risquent une amande de 30 000€, 2 ans de prison et la charge du nettoyage des murs.
Sophie nous fait découvrir tout d’abord l’œuvre sur la Maison des associations. Est-ce végétal ? est-ce aquatique ?
Il s’agit d’une œuvre du collectif Nesta et Short, réalisée dans le cadre du festival du Street Art.
Les artistes n’interprètent pas leurs œuvres, c’est au spectateur de le découvrir.
Un message est inséré dans l’œuvre « ubi ego sum, ego sum » (Là où je suis j’agis).


Tout près se trouve le mur décoré du terrain de squate-board. C’est une œuvre entre figuration et abstraction, de Nesta et Short.


Sur le mur de la piscine Jean Bron, côté boulevard Gambetta, nous pouvons voir depuis novembre 2016 une fresque réalisée par deux artistes, à l'initiative de la mairie. Elle veut montrer les discriminations dont sont victimes les personnes atteintes du VIH.


 La fresque sur le mur qui longe la piscine est l’œuvre de plusieurs artistes et raconte l’histoire du graffiti : l’origine est à new York dans les années 1970. 
Un jeune commence à taguer un wagon dans un dépôt de train, d’autres ont continué. C’est ainsi qu’est né le graffiti. Nous trouvons un clin d’œil à cette origine sur la fresque avec la représentation d’un dépôt de train.


Le tag c’est aussi des lettres, des personnages, des animaux. Tout est représenté sur cette fresque de plusieurs mètres de long. Le dernier panneau est signé Contratak la ruche.

 

Après la découverte et le commentaire de cette fresque, nous partons dans le quartier Championnet où se trouve une grande concentration d’œuvres.

Tout d’abord une œuvre très poétique d’un graffeur chinois. Il l’a réalisée dans le cadre du dernier festival. Il ne peint que des animaux et des situations en relation avec l’environnement. Ici ce sont des martinets. Les martinets survolent les graffitis qu’il n’a pas effacé. Nous voyons parfaitement le mouvement d’envol.

 

Quelques pas plus loin nous avons une œuvre très forte : la larme d’une africaine coule sur l’Afrique. Magnifique œuvre signée Snek

 

Le Street Art se trouve aussi sur les portes de garage, sur les boîtes aux lettres…
 
Sur cette boîte à lettres une œuvre de Christian Guémy alias C215. Christian Guémy est un artiste français majeur de la scène du street art. Il travaille essentiellement au pochoir. En dehors de ses interventions dans les rues du monde entier, il présente des œuvres peintes sur objets de recyclage dans de nombreuses galeries, en France et à l’étranger, en ce moment au « Vent des Cimes » à Grenoble.


 Une autre œuvre de C125, nous montre son amour pour les chats. 


 Les graffeurs délivrent souvent un message.
 
 

Ici la symbolique du syndrome du voyageur, Stendhal y est représenté;


La protection de la nature est représentée ici par deux baleines séchant dans un pressing. Peints par deux artistes suisses qui s’intéressent à l’environnement.


Un magnifique aigle qui tient dans ses serres une bombe aérosol, œuvre de trois artistes.

 

Le rappel que nous sommes tous mortels par Etien’. Peinture des vanités. Le rappel de la mort est souvent représentée par un crâne, un sablier, une bulle de savon ou encore des bijoux



 En noir et blanc la peinture d’un espagnol, Kouka, qui s’inspire du tableau de Nicolas Poussin « les bergers d’Arcadie » qui se trouve au Louvre. "Hic et nunc" c'est à dire "ici et maintenant" ... profite de la vie !



Et pour finir la visite la danseuse sur une école de danse, œuvre d’un graffeur espagnol.


  
Le choix de cette pratique artistique permet à Grenoble de se singulariser dans l’univers des festivals pour notre plus grand plaisir.


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